Week-end de "vaccination de masse" à Paris et en Ile-de-France

Une femme âgée dans une résidence indépendante reçoit la première injection du vaccin Pfizer à Villejuif, près de Paris, le 4 mars 2021. (Thomas Coex/AFP)
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Publié le Samedi 06 mars 2021

Week-end de "vaccination de masse" à Paris et en Ile-de-France

  • Le préfet de la région, Marc Guillaume, a précisé que "51.000 doses supplémentaires de vaccin Pfizer" avaient été livrées pour ce week-end
  • Il faut vacciner "en masse, car le temps presse", a commenté le préfet

PARIS : Une opération de "vaccination de masse" est lancée ce week-end à Paris et en Ile-de-France, car "le temps presse" dans la course contre la propagation de la pandémie de covid, a expliqué samedi le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Paris et l'Ile-de-France font partie des zones où le virus circule le plus activement.

Dans une caserne de sapeurs-pompiers transformée en centre de vaccination, M. Lallement a précisé que "12.000 doses" de vaccins avaient été fournies "sur Paris par l'État".

Il faut vacciner "en masse, car le temps presse", a commenté le préfet.

Le préfet de la région, Marc Guillaume a, pour sa part, précisé que "51.000 doses supplémentaires de vaccin Pfizer" avaient été livrées pour ce week-end. "105 centres sont rouverts ce week-end en Ile-de-France", auxquels s'ajoutent l'ouverture de "13 centres supplémentaires", a-t-il dit, en soulignant qu'il s'agissait d'"un effort exceptionnel sur toute la région".

"Cette opération, montée dans l'urgence, est une part de la réponse" à la lutte contre la pandémie, a renchéri le préfet Lallement, en espérant que "50.000 personnes de plus" seront vaccinées dimanche soir.

Didier Lallement a en outre insisté sur la nécessité de ne pas se regrouper. Il a prévenu que s'il devait constater lors de manifestations que les organisateurs ne parvenaient pas à faire respecter le port du masque et à fournir le gel hydroalcoolique, il "ferait cesser immédiatement ces manifestations".

Il a interdit dans plusieurs quartiers de la capitale dont les quais de Seine la consommation d'alcool à partir de 11H00, pour éviter les regroupements, comme cela avait été constaté le week-end dernier, qui était particulièrement ensoleillé.

 


Loi Climat: les députés suppriment un avantage fiscal sur le gazole routier pour 2030

Des manifestants participent à une manifestation appelée par plusieurs ONG et syndicats pour une "vraie" loi sur le climat, Place de la République à Paris. (AFP)
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  • L'Assemblée nationale a largement adopté cette mesure par 73 votes pour, six contre et neuf abstentions. Celle-ci prévoit la suppression par paliers jusqu'en 2030 de l'avantage fiscal dont bénéficie le gazole routier sur la TICPE
  • La majorité souhaite ainsi donner un coup d'accélérateur au renouvellement des flottes de poids lourds au bénéfice de camions roulant à l'hydrogène, au bio-gaz ou au bio-diesel

PARIS : Les députés ont programmé samedi la suppression d'un avantage fiscal sur le gazole routier à l'horizon 2030, malgré les mises en garde de la droite sur ses conséquences sur le secteur du transport routier, lors de l'examen du projet de loi "climat".

L'Assemblée nationale a largement adopté cette mesure par 73 votes pour, six contre et neuf abstentions. Celle-ci prévoit la suppression par paliers jusqu'en 2030 de l'avantage fiscal dont bénéficie le gazole routier sur la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques).

La majorité souhaite ainsi donner un coup d'accélérateur au renouvellement des flottes de poids lourds au bénéfice de camions roulant à l'hydrogène, au bio-gaz ou au bio-diesel. Avec un horizon: la fin de la vente des poids lourds à "énergie fossile" en 2040 voté dans l'hémicycle. 

Pour la droite, cet objectif pour 2030 relève du voeu pieux et risque d'avoir de sérieuses conséquences tant sociales qu'économiques sur un pavillon français déjà fragilisé par le dumping issu très majoritairement des pays de l'Est.

"Il faut arrêter ce 'camion bashing' depuis quelques années", a déclaré le LR Jean-Marie Sermier.

"L'augmentation de la fiscalité qui découlera de l'adoption de cet article handicapera les entreprises françaises", s'est alarmé son collègue Vincent Descoeur.

Pour les députés LR qui ont déposé une ribambelle d'amendements de suppression, les transporteurs vont se retrouver mécaniquement dans une impasse car ils ne pourront basculer massivement vers des véhicules décarbonés en raison de la faiblesse de l'offre industrielle. 

Avec un parc de 600 000 camions qui doit être changé tous les six ans, il n'y a pas "de capacité industrielle de massifier la production pour produire suffisamment de camions", a fait valoir M. Sermier.

Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari lui a opposé "les aides directes pour accompagner le secteur" vers un renouvellement de la flotte avec des engins "plus vertueux", et un écosystème industriel français "favorable" pour produire ces véhicules. 

Il a également promis une régulation sociale et politique "beaucoup plus efficace au niveau européen". 

Pour éviter toute distorsion de concurrence avec les pays voisins, la trajectoire sera précisée à l'issue de la présidence française du Conseil de l'Union européenne au premier semestre 2022, précise le projet de loi.


Gel: Castex promet «des enveloppes exceptionnelles», le Fonds des calamités «déplafonné»

Le Premier ministre Jean Castex à Colombier-Le-Cardinal. (AFP)
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  • Le gouvernement compte également «utiliser tous les moyens dont nous disposons en pareille circonstance, notamment par rapport aux charges», et va «réunir les banquiers, les assureurs et l'ensemble des acteurs qui vont pouvoir être mobilisés»
  • «À vous, agriculteurs qui, partout en France, avez lutté sans relâche, nuit après nuit, pour protéger les fruits de votre travail, je veux vous dire notre soutien plein et entier dans ce combat»

COLOMBIER-LE-CARDINAL : Le Premier ministre Jean Castex a promis samedi "des enveloppes exceptionnelles" pour aider les agriculteurs à faire face à l'épisode de gel qui a touché cette semaine 10 des 13 régions françaises, annonçant dans l'immédiat le déplafonnement du régime d'indemnisation des calamités agricoles.

Le gouvernement compte également "utiliser tous les moyens dont nous disposons en pareille circonstance, notamment par rapport aux charges", et va "réunir les banquiers, les assureurs et l'ensemble des acteurs qui vont pouvoir être mobilisés" pour répondre à cette crise, a-t-il ajouté après la visite d'une exploitation en Ardèche.

"À vous, agriculteurs qui, partout en France, avez lutté sans relâche, nuit après nuit, pour protéger les fruits de votre travail, je veux vous dire notre soutien plein et entier dans ce combat", a de son côté déclaré Emmanuel Macron dans un tweet.

"Tenez bon ! Nous sommes à vos côtés et le resterons", a ajouté le chef de l'Etat.

Le gel qui a couvert une large partie de la France cette semaine s'annonce comme l'un des pires des dernières décennies, de nombreuses cultures, vignes et vergers en particulier, ayant été frappées du nord au sud du pays.

Le régime des calamités agricoles, déclenché vendredi par le gouvernement, indemnise les pertes de récolte et les pertes de fonds causées par des variations anormales d'intensité d'un agent naturel climatique (sécheresse, inondation, gel...). 

Le Fonds des calamités agricoles est alimenté par une taxe de 5,5% sur les assurances obligatoires. Cette cotisation est plafonnée à 60 millions d'euros par an et l'Etat complète avec des subventions à hauteur des besoins en cas de sinistres climatiques importants.

"Il nous faudra aller au-delà en dégageant des enveloppes exceptionnelles motivées par cette situation exceptionnelle", a expliqué M. Castex lors de son déplacement, assurant que "le gouvernement, l'Etat assumera les responsabilités qui sont les siennes".

Face à des phénomènes climatiques qui "ont tendance à se répéter, on voit bien que tout ceci est lié au changement climatique qui est à l'oeuvre", a ajouté le Premier ministre. 

Il faudra selon lui "poursuivre et amplifier des actions structurelles" pour adapter à ce changement l'agriculture et l'ensemble de l'économie, à travers notamment la prochaine Politique agricole commune (PAC) européenne et le projet de loi sur le climat actuellement en discussion à l'Assemblée nationale.

"La France a besoin, et c'est aussi une question de souveraineté, d'une agriculture forte", a insisté Jean Castex à la fin de son intervention à Colombier-le-Cardinal.


Macron salue la mémoire du Prince Philip, un «familier de notre pays»

Un ardent partisan des Royals rend hommage à l'extérieur du château de Windsor, à Windsor, à l'ouest de Londres. (AFP)
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  • «Le Prince Philip était familier de notre pays pour y avoir vécu dans sa jeunesse et pour y être venu souvent en déplacement, jusqu'en 2014 à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie»
  • Le duc d'Edimbourg, mort à quelques semaines de son centième anniversaire, avait également passé plusieurs années pensionnaire près de Paris pendant une enfance agitée et loin de ses parents entre la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni

PARIS : Le président français Emmanuel Macron a de nouveau rendu hommage samedi à la mémoire du Prince Philip, rappelant que l'époux de la reine Elizabeth II, décédé la veille, avait été "familier de notre pays".

"Le Prince Philip était familier de notre pays pour y avoir vécu dans sa jeunesse et pour y être venu souvent en déplacement, jusqu'en 2014 à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie", écrit le chef de l'Etat dans un communiqué.

"Pour nombre de nos compatriotes", poursuit-il, "il incarnait l'élégance britannique et le panache. Croix de guerre française pour sa participation à la Seconde Guerre mondiale, Grand-Croix de l'Ordre national de la Légion d'honneur, il savait le prix payé par nos deux pays, alliés et frères dans le combat pour la liberté. Nos forces armées lui étaient profondément reconnaissantes de son amitié et de son soutien."

Le duc d'Edimbourg, mort à quelques semaines de son centième anniversaire, avait également passé plusieurs années pensionnaire près de Paris pendant une enfance agitée et loin de ses parents entre la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.