Depuis l'assassinat de son fils, Latifa Ibn Ziaten se bat contre la radicalisation

Depuis de jour funeste de mars 2012 où elle a perdu son fils Imad, 28 ans, Latifa Ibn Ziaten agit chaque jour contre la radicalisation. (AFP).
Depuis de jour funeste de mars 2012 où elle a perdu son fils Imad, 28 ans, Latifa Ibn Ziaten agit chaque jour contre la radicalisation. (AFP).
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Depuis l'assassinat de son fils, Latifa Ibn Ziaten se bat contre la radicalisation

  • A l'occasion d'une table ronde organisée par Arab News pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, Latifa Ibn Ziaten a partagé son parcours
  • Depuis de jour funeste de mars 2012 où elle a perdu son fils Imad, 28 ans, elle décide d'agir contre la radicalisation

ATHENES: A l'occasion d'une table ronde organisée par Arab News pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, Latifa Ibn Ziaten a partagé son parcours, et son expérience douloureuse qui l'a propulsée vers la mission d'intérêt public qu'elle s'est imposée depuis. Latifa, une mère meurtrie qui a fait de la haine son combat depuis l'assassinat de son fils. Soldat dans l'armée française ayant combattu en Afghanistan, il s'est fait abattre par un extrémiste français, Mohammed Merah, qui avait prémédité son geste. Depuis de jour funeste de mars 2012 où elle a perdu son fils Imad, 28 ans, elle agit chaque jour contre la radicalisation. 

Lors de la table ronde d'Arab News, elle est revenue sur sa douleur: "Perdre un fils de 30 ans, ce n’est pas facile... mais la vie doit continuer et je dois aider les autres". Et d'ajouter: "J'ai travaillé depuis à peu près 9 ans à travers une jeunesse et à travers l’éducation des parents et avec les jeunes qui partent en Syrie malheureusement, et qui tombent dans la secte terroriste".

Car il faut savoir que par la suite, Merah fera six autres victimes, avant d’être abattu par les forces spéciales du Raid.

Les défis de la pandémie ne l'ont donc pas empêché de poursuivre sa mission. Elle a usé de tous les moyens pour rester en contact avec les familles qu'elle soutient: "Par WhatsApp, Skype, Zoom... Je n’ai pas arrêté parce que c'était important de continuer le dialogue avec les familles, avec cette jeunesse". Elle souligne que la pandémie et le confinement ont généré beaucoup de violence: " La pandémie crée beaucoup de violence (...)  en France les jeunes ne peuvent plus supporter d’être enfermés, ceci fait de dégâts". 

En février dernier, Latifa s'est vue remettre le prix Zayed pour la fraternité humaine, co-lauréate avec le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Ce prix annuel est décerné par les Émirats Arabes Unis à des individus ou des entités qui «bâtissent des ponts, créent des liens entre des peuples divisés, et renforcent les relations humaines pour instaurer la paix, la coexistence et l'inclusion ».

Pour Latifa, l’islam "n’est pas ce que Merah a fait, et la France est un pays de liberté et de droit, non un pays de haine". Depuis 2012, elle  s'est promis de ne pas lâcher et de faire tout ce qui en son pouvoir pour empêcher ces jeunes de sombrer dans la violence, pour éviter qu’un nouveau Merah ne surgisse parmi eux et ne fasse d’autres victimes. "J'ai dédié ma vie, mon temps, j'ai sacrifié ma famille pour aller vers ces jeunes, parce que je ne veux pas voir un autre Merrah", martèle Latifa, infatigable. 

 


L’Esport World Cup se déploie sur les Champs-Élysées, faisant cohabiter patrimoine et technologie

Les Champs-Élysées deviennent le théâtre d’une rencontre inédite entre patrimoine parisien et culture numérique. (Photo: Arab News en francais)
Les Champs-Élysées deviennent le théâtre d’une rencontre inédite entre patrimoine parisien et culture numérique. (Photo: Arab News en francais)
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  • L’Esport World Cup a transformé les Champs-Élysées en scène mondiale, réunissant patrimoine français et innovation technologique pour renforcer sa dimension internationale
  • Après son déplacement imprévu de Riyad à Paris, l’EWC affirme ses ambitions : développer l’écosystème esportif, attirer un large public et favoriser notamment la place des femmes dans la compétition

PARIS : Il y avait quelque chose de presque irréel, hier, à voir l’Esport World Cup s’installer au pied de l’Arc de Triomphe et tout au long des Champs-Élysées, cette avenue que le monde entier associe à la France, à son histoire et à son art de vivre.

Les écrans, les joueurs et les technologies de pointe ont fait irruption dans un décor chargé de symboles, illustrant la montée en puissance de l’Esport World Cup (EWC), qui entre dans sa cinquième semaine.

Il ne s’agit pas simplement d’une nouvelle étape dans une compétition internationale, mais d’un véritable changement de dimension, comme l’ont souligné Mike McCabe, directeur des opérations de l’Esport World Cup Foundation, et Mohamed Alnimer, son directeur commercial.

En quittant, le temps de quelques événements, ses enceintes habituelles du parc des expositions de Paris pour investir l’une des avenues les plus célèbres au monde, l’EWC ne s’est pas seulement rapprochée du grand public : elle a également affirmé sa volonté de devenir un rendez-vous sportif mondial à part entière.

« C’est un moment extraordinaire », résume Mike McCabe en réponse à Arab News en français, et il est difficile de lui donner tort.

L’ambition initiale de l’EWC était de construire une plateforme mondiale pour l’esport, capable de voyager et de faire découvrir cette discipline à différents publics. Paris constitue donc, à cet égard, une démonstration particulièrement spectaculaire de cette stratégie.

Le pari était pourtant loin d’être gagné. La Coupe du monde devait initialement se dérouler à Riyad, mais la situation régionale et les difficultés liées aux déplacements internationaux ont contraint les organisateurs à revoir leur dispositif à seulement huit semaines du début de la compétition.

Deux mille joueurs venus de plus d’une centaine de pays, des équipes, des spectateurs, des infrastructures techniques et une organisation préparée pendant plusieurs mois : déplacer un événement d’une telle ampleur relevait presque de l’impossible.

Mike McCabe reconnaît volontiers l’importance du défi. Il a fallu « entièrement repenser » l’organisation et reconstruire, en quelques semaines, un dispositif capable de fonctionner avec le même niveau d’exigence et de stabilité.

Le responsable de l’EWC insiste sur le rôle joué par les autorités françaises, notamment le ministère des Sports, la Ville de Paris et l’ensemble des équipes mobilisées.

Mohamed Alnimer confirme cette impression. Les questions de visas auraient notamment pu constituer un obstacle majeur pour une compétition réunissant des participants venus du monde entier. Mais le soutien des autorités françaises, ainsi que celui des partenaires privés, a permis de résoudre ces difficultés et de transformer ce transfert précipité en une opération réussie.

Mais c’est précisément ce caractère imprévu qui donne peut-être encore plus de relief à l’étape parisienne. L’EWC ne s’est pas contentée de reproduire à Paris ce qu’elle aurait fait à Riyad : elle a profité de la capitale française pour changer de décor, d’échelle et de perspective.

Le choix des Champs-Élysées et de l’Arc de Triomphe n’est évidemment pas anodin. Dans l’imaginaire collectif mondial, ces lieux sont immédiatement identifiables.

Les investir avec les codes de l’esport revient à faire dialoguer deux univers : d’un côté, le patrimoine, l’histoire et les monuments ; de l’autre, la technologie, les jeux vidéo et une culture née avec les nouvelles générations.

C’est précisément cette rencontre que Mike McCabe revendique. L’idée, explique-t-il, est d’amener « le futur » dans des lieux emblématiques chargés d’histoire. Paris devient ainsi une immense scène pour ce sport et ce spectacle qui ne se limitent plus aux seuls passionnés.

La capitale française possède d’ailleurs une légitimité particulière dans cet univers. Elle a déjà accueilli de grandes compétitions internationales de League of Legends ou de Call of Duty.

Elle dispose d’infrastructures, d’un public et surtout d’une communauté de joueurs et de professionnels qui ont contribué à installer durablement l’esport dans le paysage français.

Pour Mohamed Alnimer, l’enjeu dépasse toutefois largement le seul spectacle parisien. L’EWC est, selon lui, le plus grand tournoi au monde, avec une audience potentielle de plusieurs centaines de millions de personnes.

Plus de 150 000 billets ont été vendus en France, indique-t-il, tandis que l’intérêt médiatique autour de l’événement témoigne de son changement de statut.

Pour l’Arabie saoudite, qui demeure le pays d’origine et le point d’ancrage de la compétition, cette visibilité internationale constitue également un enjeu majeur. Alnimer assume un investissement important, tout en rappelant que la Fondation est une organisation à but non lucratif.

L’objectif n’est donc pas de réaliser un bénéfice immédiat, mais de contribuer au développement de tout un écosystème composé de clubs, de joueurs, de jeunes talents, ainsi que d’une industrie du jeu vidéo et d’entreprises spécialisées.

L’exemple des Falcons, club saoudien vainqueur de la précédente Coupe du monde et actuellement en tête de la compétition, illustre cette volonté de faire émerger des champions et des structures capables de s’imposer sur la scène internationale.

L’autre ambition affichée est celle de la féminisation de l’esport. Les deux responsables insistent sur la nécessité de multiplier les opportunités pour les joueuses, de développer les compétitions féminines et, à terme, de voir davantage de femmes accéder aux plus grandes scènes.

L’EWC entend notamment renforcer les compétitions féminines et favoriser les équipes mixtes. Cette évolution constitue également une manière de répondre aux critiques qui entourent encore les jeux vidéo.

Aux parents qui s’interrogent sur le temps passé devant les écrans, Mike McCabe répond par la notion de modération et de professionnalisation. Selon lui, lorsqu’un joueur vise le haut niveau, l’entraînement devient comparable à celui d’un athlète professionnel.

L’EWC retrouvera Riyad, son port d’attache, mais Mike McCabe ne cache pas que le championnat est appelé à voyager.

Paris aura donc peut-être été davantage qu’une simple parenthèse française. En investissant hier les Champs-Élysées, l’Esport World Cup a offert une image forte de ce que pourrait être son avenir : un événement mondial capable de franchir les frontières, de s’approprier les lieux les plus emblématiques et de faire cohabiter patrimoine et technologie.


Canicules en séries : les refuges de faune sauvage face à un afflux inédit

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"On craint que ça soit de pire en pire chaque année": alors que la France enchaîne les épisodes caniculaires, le refuge pour faune sauvage du Tichodrome, en Isère, fait face à un afflux de patients "hors norme".

Plus de 540 animaux sont arrivés en juin dans cette petite structure associative perchée dans la montagne à 20 km au sud de Grenoble, soit 24% de plus qu'en juin 2025 et deux fois plus qu'en juin 2018.

Les appels téléphoniques ont eux aussi explosé, contraignant le centre à temporairement restreindre l'accueil et fermer son standard. En cette fin juillet, le flux a ralenti mais ils sont encore près de 200 pensionnaires, dont de nombreux oiseaux et des mammifères, hérissons, renards ou écureuils.

Un pic d'animaux qui arrive en été, c'est "quelque chose d'habituel. Mais (il s'est produit cette fois) dans des proportions totalement inhabituelles", résume la directrice du centre, Mireille Lattier, désignant les dizaines de cages, volières ou cartons troués qui accueillent les bêtes à poil ou à plume, disposés partout où il y a de la place dans la maison et dans le jardin.

 

- Nids surchauffés -

 

En cause, la longue vague caniculaire de juin, qui a coïncidé avec la période de reproduction de nombreuses espèces, soit un moment de grande vulnérabilité.

"Beaucoup d'espèces nichent sous les toits, dans le bâti, typiquement le martinet noir, mais aussi les moineaux. Et ils souffrent non seulement de la chaleur, mais de la sécheresse", explique Mme Lattier. Les poussins se jettent hors de leurs nids surchauffés avant de savoir voler.

Pour ces espèces déjà en déclin, la canicule se traduit par une "hécatombe" d'oiseaux morts mais aussi une multiplication d'individus "en mauvais état", se désole Marjorie Guillem, soigneuse au centre.

Mais les autres espèces ne sont pas épargnées non plus et "on craint que ça soit de pire en pire chaque année. Et, à un moment, humainement et logistiquement parlant, on sera à court, on n'y arrivera plus", s'alarme la jeune femme.

"Si chaque été ressemble à celui-ci, oui, ça va vraiment être compliqué", abonde Mme Lattier, qui redoute un effet ciseau entre des phénomènes climatiques de plus en plus intenses et la "fragilité" structurelle des centres de soins, dont les financements reposent beaucoup sur des dons et restent en grande partie "aléatoires".

 

- Saturation -

 

Le Tichodrome est loin d'être le seul centre en difficulté : sur la centaine existant sur le territoire français, "70-80% ont été contraints de fermer pour saturation pendant la phase de canicule de juin", selon leur fédération, le Réseau des centres de soins de la faune sauvage.

"Le mois de juin a été terrible. (...) Ça n'était jamais arrivé dans l'histoire que la majorité des centres soient tous obligés de fermer en même temps", indique à l'AFP sa directrice, Manon Tissidre.

Selon elle, la question à ce stade n'est plus la canicule ni les incendies, ni les tempêtes de l'hiver sur le littoral qui ont coûté la vie à au moins 30.000 macareux, mais le fait que les centres sont "dans un état de crise permanente parce que les moyens sont toujours insuffisants par rapport à la demande, même quand tout va bien".

"On sent qu'il y a une accélération dramatique de l'érosion de la biodiversité, sans commune mesure. En plus, on reçoit des animaux qui sont de moins en moins sauvables", souligne-t-elle, évoquant le "désespoir" des équipes.

Les centres de soins ne peuvent en aucun cas compenser à eux seuls le changement climatique et la dégradation globale des habitats des animaux : "On essaye d'éponger un tsunami avec une petite éponge", conclut-elle, dénonçant "une énorme carence sur le plan de la décision politique".


Parti sans prêt en campagne, le RN forcé de s'économiser

La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen (C), réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen (C), réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
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  • Faute de financements bancaires, le RN mène une campagne sobre, privilégiant les déplacements de terrain aux grands meetings
  • Le parti espère qu'une initiative du gouvernement facilitera l'accès aux prêts de campagne, tout en poursuivant le remboursement de sa dette

PARIS: Refoulé par les banques, tenu de rembourser ses dettes, le Rassemblement national n'a pas déployé de grands moyens depuis l'entrée en campagne de sa candidate. Contraint à la sobriété, le parti va préférer les petits déplacements aux gros meetings, au moins jusqu'à l'automne.

Le RN trouvera-t-il une lueur d'espoir dans la récente initiative du gouvernement visant à assurer aux candidats à la présidentielle l'obtention de prêts pour leurs campagnes ?

Une piste, évoquée lors d'une réunion entre des banques et le cabinet du Premier ministre fin juillet, consisterait à conclure un accord entre plusieurs groupes bancaires, l'Etat pouvant couvrir une partie du risque de non-recouvrement.

Aucune discussion n'a été engagée avec les partis politiques ou le RN en particulier, assure Matignon.

Et, du côté des banques, le Crédit Mutuel a déjà indiqué qu'il ne participerait pas à ce financement, faute de garanties de l'État suffisantes à ses yeux.

Le parti à la flamme reste donc très prudent. "Cela fait des années qu'on tourne autour de cette question", a commenté jeudi sur franceinfo le porte-parole du groupe RN à l'Assemblée Thomas Ménagé, tout en espérant que l'initiative du gouvernement, cette fois, "porte ses fruits".

Car le RN reste l'un des principaux intéressés.

Il peine, comme à chaque élection, à trouver une banque, française ou européenne, pour lui prêter les 10,7 millions d'euros remboursables en cas de qualification au second tour - pourtant a priori à la portée de sa candidate.

Un "vrai scandale" qui plonge la formation d'extrême droite "dans une difficulté supplémentaire", dénonçait son vice-président Sébastien Chenu début juillet.

En attendant, le parti doit avancer les frais. Il y a cinq ans, le RN avait ainsi prêté plus de 2,5 millions d'euros à Marine Le Pen, jusqu'à ce qu'elle décroche un emprunt en Hongrie début 2022.

Or, il demeure lourdement endetté, conséquence de son recours régulier à l'emprunt auprès de ses sympathisants. Un passif surveillé de près par la commission des comptes de campagne, et que le trésorier Kevin Pfeffer s'est fait un devoir de rembourser intégralement avant la présidentielle l'an prochain - il en restait 8,5 millions fin mars.

- "Le terrain ça coûte rien" -

Le RN ne peut donc pas se permettre de flamber, même avec un financement public qui approche les 15 millions d'euros par an depuis les dernières législatives.

Pour marquer le coup au lendemain de l'annonce de sa quatrième candidature à l'Elysée, début juillet, Marine Le Pen s'est d'ailleurs contentée d'un aller-retour express dans la Sarthe, accompagnée de son "binôme" Jordan Bardella.

Point presse, courte déambulation ponctuée de selfies sur un marché, rencontre en mairie avec le nouvel édile RN. Simple, efficace et surtout peu cher.

Pas comme les grands meetings des principaux concurrents qui ont scandé le printemps: Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann ont chacun rempli une salle parisienne de quelques milliers de places ; Jean-Luc Mélenchon a submergé le parvis de la basilique de Saint-Denis, pour une facture d'environ 200.000 euros.

"Que nos adversaires commencent à dépenser leur argent, tant mieux!", s'exclame un lieutenant de Marine Le Pen, qui préfère regarder les chiffres des sondages largement dominés par sa championne.

Fort de cette avance, le RN ne prévoit pas d'événement majeur avant son congrès des 24 et 25 octobre à Orléans, censé donner le top départ de sa campagne dans une arène de 10.000 places.

"On draine beaucoup plus de gens que par le passé, donc il faut de plus grandes salles pour que personne ne reste dehors", souligne un cadre de la campagne. Forcément, "c'est beaucoup plus cher".

Le compteur des dépenses tourne depuis le 1er avril, ce qui inclut la virée en Sarthe, mais aussi rétrospectivement une partie du coût du traditionnel meeting du 1er-Mai à Mâcon, dans une salle de 5.000 places.

Raison de plus pour en faire moins: "Faut pas gâcher les meetings, ça doit rester des temps forts", tranche le même cadre de la campagne. Par contre, "le terrain ça coûte rien". Alors Marine Le Pen et Jordan Bardella "vont se démultiplier" et il n'est "pas impossible qu'on ait parfois deux déplacement simultanés".

Dans l'immédiat, pour saturer l'espace sans trop se ruiner, le RN s'appuie sur une première affiche de Marine Le Pen, largement diffusée dans ses fédérations. Et, souligne une députée, "nos militants sont invités à occuper le terrain". Bénévolement, bien entendu.