Le gouvernement Castex tente de calmer un secteur culturel en crise

La ministre de la Culture française Roselyne Bachelot. (Photo, AFP)
La ministre de la Culture française Roselyne Bachelot. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 mars 2021

Le gouvernement Castex tente de calmer un secteur culturel en crise

  • Signe de l'impatience générale des acteurs de la culture, les occupations des lieux culturels s'étendent dans la France entière
  • Les nouvelles mesures ont été annoncées par le Premier ministre Jean Castex et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot

PARIS : Le gouvernement a annoncé jeudi des mesures en faveur du secteur culturel face à la crise sanitaire, une « aumône » largement insuffisante selon la CGT, qui a appelé à "étendre" le mouvement d'occupation des lieux culturels.

Signe de l'impatience générale des acteurs de la culture, ces occupations s'étendent dans la France entière. Après les théâtres de l'Odéon et de la Colline à Paris, des actions ont été signalées à Strasbourg, Besançon, Nantes, Châteauroux, Pau, Niort.  

Les nouvelles mesures, qui concernent l’emploi et l'accès des intermittents aux congés maladie et maternité, ont été annoncées par le Premier ministre Jean Castex et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot lors d'une visioconférence avec les syndicats.

Vingt millions d'euros supplémentaires seront « mobilisés pour soutenir les équipes artistiques en région, aider les plus fragiles, préparer la reprise qui se profile mais aussi accompagner les jeunes diplômés qui commencent leur carrière dans des conditions particulièrement difficiles », a détaillé Mme Bachelot à l'AFP.

Ces aides visent notamment les petites troupes de musique, danse, théâtre, qui travaillent sur des projets, ont dû subir des annulations de dates et ont à financer des répétitions, a-t-on indiqué de source gouvernementale.

Cette somme viendra s’ajouter aux 30 millions d’euros déjà prévus dans le plan de relance pour 2021.

A également été abordée la situation des intermittents qui bénéficient jusqu’au 31 août 2021 d’une prise en charge par l’assurance chômage au titre de « l’année blanche ». Une mission dresse actuellement un diagnostic de leur situation au 31 août 2021 et va « proposer une réponse adaptée » à ces professionnels, a précisé le gouvernement.

« Aucune piste n’est à ce jour écartée et le gouvernement s'appuiera sur les conclusions de la mission, attendues pour fin mars, pour se concerter avec les organisations syndicales sur les solutions qui seront mises en œuvre », a-t-il ajouté, sans se prononcer sur la revendication d'une prolongation de « l'année blanche ».

Le Fonds d’urgence FUSSAT, destiné aux intermittents qui ne peuvent bénéficier de l'année blanche, « sera réabondé de 10 millions d'euros ». 

Les nouvelles mesures prennent aussi en compte « les situations de certains intermittents qui, faute d’activité professionnelle suffisante, rencontrent des difficultés pour atteindre les seuils fixés permettant l’ouverture de droits aux prestations maternité, maladie ou affections de longue durée ». 

« Nous avons donc décidé d'adapter les règles pour leur permettre d'être convenablement indemnisés », a déclaré Mme Bachelot.

« Le bilan n’y est pas ! On nous a lâché des miettes, des aumônes, 20 à 30 millions d'euros pour soutenir l’emploi alors qu’il en faut au moins vingt fois plus », a regretté Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT spectacle.

En conséquence, « le mouvement d’occupation des lieux (culturels) continue. Nous appelons à l’étendre », a-t-il ajouté, invitant les autres syndicats du secteur à s'y joindre.

Dans une autre réunion avec les auteurs, une somme de 22 millions d'euros leur a été promise. Il s'agit du prolongement d'un dispositif existant. Cela cible « ceux qui passent dans les trous de la raquette » et ne bénéficient pas de l'accès au Fonds de solidarité du fait de leurs revenus irréguliers. Dix millions iront à la musique, 5 millions au spectacle vivant non musical, 5 millions aux arts visuels, 1 million au livre et 1 million au cinéma. « Un filet de sécurité » contre la précarité, assure Matignon.

 


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.