Cinq choses à savoir sur le vaccin AstraZeneca/Oxford

Des flacons du vaccin AstraZeneca à Paris, le 11 mars 2021 (Photo, AFP)
Des flacons du vaccin AstraZeneca à Paris, le 11 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 mars 2021

Cinq choses à savoir sur le vaccin AstraZeneca/Oxford

  • Sa manière de délivrer du matériel génétique dans les cellules, leur ordonnant d'attaquer le SARS-CoV-2, a été présentée comme un «cheval de Troie»
  • L'OMS a déclaré vendredi qu'il n'y avait «pas de raison de ne pas utiliser» le vaccin AstraZeneca contre la Covid

LONDON: Peu coûteux, mis au point à partir d'un virus touchant les chimpanzés et accumulant les déconvenues: voici cinq choses à savoir sur le vaccin AstraZeneca/Oxford. 

Conçu à partir d'un virus commun chez le chimpanzé 

Ce vaccin a été mis au point par les chercheurs de l'université d'Oxford avec le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca.  

C'est un vaccin « à vecteur viral »: il prend comme support un autre virus (un adénovirus commun chez le chimpanzé) qui a été affaibli et génétiquement modifié pour empêcher le nouveau coronavirus de se répliquer dans l'organisme humain. 

Sa manière de délivrer du matériel génétique dans les cellules, leur ordonnant d'attaquer le SARS-CoV-2, a été présentée comme un « cheval de Troie ». 

Pratique 

Le vaccin AstraZeneca/Oxford a l'avantage d'être peu cher (environ 2,50 euros la dose, avec des variations en fonction des coûts de production locaux). A la demande de l'université d'Oxford, AstraZeneca s'est engagé à ne pas faire de profits sur ce produit.  

Il est aussi facile à stocker: il peut être conservé à la température d'un réfrigérateur, soit entre deux et huit degrés Celsius, contrairement aux vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech qui ne peuvent être stockés à long terme qu'à très basse température. 

Confusion sur l'efficacité 

Selon AstraZeneca, le vaccin est efficace à 70% (contre plus de 90% pour Pfizer/BioNTech et Moderna), un résultat validé par la revue scientifique The Lancet. 

Dans les premiers résultats publiés, des variations de l'efficacité selon le dosage, liées à une erreur, avaient semé le doute et suscité des critiques, poussant l'entreprise à mener des études supplémentaires. 

Son efficacité chez les personnes de plus de 65 ans a aussi été mise en doute en Europe, faute de données suffisantes, avant que des études se montrent rassurantes. Plusieurs pays comme l'Allemagne ou l'Italie l'ont finalement autorisé pour cette tranche d'âge, après l'avoir réservé au départ aux plus jeunes. 

Deux études britanniques menées en conditions réelles, en Écosse et Angleterre, ont montré une protection importante contre les hospitalisations (de 94% quatre semaines après une première dose selon l'étude écossaise). 

Cela facilite une vaccination à grande échelle, y compris dans les pays défavorisés. Ce vaccin représente ainsi l'essentiel des doses que le dispositif Covax, créé par l'Organisation mondiale de la Santé au profit des pays démunis, entend distribuer dans les mois à venir. 

ASTRAZENECA DÉFEND LA SURETÉ DE SON VACCIN ANTI-COVID

En début de semaine, l'Autriche a cessé d'administrer un lot de ces vaccins après la mort d'une infirmière de 49 ans à la suite de « graves troubles de la coagulation » quelques jours après avoir été vaccinée. 

En France, des symptômes grippaux ont été signalés dans plusieurs hôpitaux auprès de personnels soignants, entraînant de nombreux arrêts maladie. 

Vendredi, l'agence européenne des médicaments (EMA) a ajouté l'anaphylaxie et l'hypersensibilité, d'importantes réactions allergiques, aux possibles effets secondaires, tout en signalant qu'il s'agissait d'un problème connu pouvant survenir avec les vaccins. 

Potentiellement plus grave: Danemark, Islande, Norvège, Bulgarie et Thaïlande, ont décidé de suspendre ou de retarder l'utilisation du vaccin face à des cas de formation de caillots sanguins. 

Mais l'EMA a souligné qu'il n'y avait aucun lien établi avec la vaccination. 

L'OMS a pour sa part déclaré vendredi qu'il n'y avait « pas de raison de ne pas utiliser » le vaccin contre la Covid d'AstraZeneca et que pour le moment aucun lien de cause à effet n'avait été trouvé. 

Et AstraZeneca a assuré vendredi qu'il n'y avait « aucune preuve de risque aggravé » de caillot sanguin entraîné par son vaccin contre la Covid-19, soulignant que les chiffres sur ce type de problème étaient « beaucoup plus faibles » chez les vaccinés par rapport à l'ensemble de la population. 

Retards de livraisons 

Le vaccin a été approuvé en premier par le Royaume-Uni, qui en a commandé 100 millions de doses. 

Dans l'UE, les retards de livraison ont suscité de fortes critiques en Europe, alors que l'entreprise fournissait au Royaume-Uni le stock promis. 

L'Italie a récemment bloqué l'exportation de 250 000 doses, arguant notamment d'une « pénurie persistante » et de « retards d'approvisionnement ».  

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a prévenu que d'autres pays pourraient bloquer des exportations. Elle a indiqué qu'AstraZeneca n'avait livré que « moins de 10% » des doses commandées entre décembre et mars. 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.