Le porte-parole des Houthis tente de revenir sur le rejet du plan de paix américain pour le Yémen

Une capture d'écran Youtube montre le porte-parole Houhti, Abdul-Salam, lors d'une interview avec Almasirah TV. (Youtube)
Une capture d'écran Youtube montre le porte-parole Houhti, Abdul-Salam, lors d'une interview avec Almasirah TV. (Youtube)
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Publié le Dimanche 14 mars 2021

Le porte-parole des Houthis tente de revenir sur le rejet du plan de paix américain pour le Yémen

  • Le porte-parole officiel de la milice houthie a tenté de revenir sur le rejet implicite par le groupe d'une récente proposition de paix américaine en partageant un message de «clarification» sur Twitter
  • Mohammed Abdul-Salam, avait précédemment fait part du rejet par le groupe de la proposition de l’envoyé américain au Yémen Timothy Lenderking pour un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national

DUBAI: Le porte-parole officiel de la milice houthie a tenté de revenir sur le rejet implicite par le groupe d'une récente proposition de paix américaine en partageant un message de «clarification» sur Twitter affirmant que les «discussions étaient toujours en cours».

Le porte-parole des Houthis, Mohammed Abdul-Salam, a précédemment fait part du rejet par le groupe de la proposition de l’envoyé américain au Yémen Timothy Lenderking pour un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national.

Abdul-Salam déclare que les Houthis considèrent  que la proposition de l’émissaire américain ne recèle «rien de nouveau», ajoutant qu’elle «reflète la vision saoudienne et internationale».

Cependant, la milice semble être par la suite revenue sur sa position de rejet flagrante.

Samedi, Abdul-Salam a partagé sur Twitter un extrait d'une interview avec Almasirah TV où il évoque le plan de paix américain.

Le porte-parole des Houthis a retweeté le message le qualifiant de « clarification» de la position des Houthis qui n’ont  pas rejeté les pourparlers de paix parrainés par Oman.

«[Abdul-Salam] n’a exprimé que des réserves à l’égard du plan de paix de Lenderking», indique le tweet d’un présentateur de la télévision d’Almasirah.

"Il confirme que les discussions à ce sujet sont toujours en cours", ajoute le présentateur.

Lenderking, s'exprimant lors d'un forum en ligne organisé par le groupe de réflexion du Conseil de l'Atlantique vendredi, a déclaré qu'un « plan solide » avait été présenté aux dirigeants houthis depuis « plusieurs jours».

Mais il semble que le groupe accorde la priorité à une offensive militaire pour prendre Marib, déclare Lenderking, qui effectuait un voyage de 17 jours dans la région pour relancer les efforts visant à mettre fin au conflit de six ans.

Le gouvernement yéménite et l'Arabie saoudite auraient donné leur aval au plan.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.