Napoléon: à Paris, l'extraordinaire collection de Bruno Ledoux

Le collectionneur français Bruno Ledoux (C) pose avec une partie de sa collection privée sur l'empereur Napoléon Ier et des statues de cire représentant Napoléon assis sur son vrai lit et sa mère Letizia Bonaparte, dans son appartement à Paris le 13 mars 2021. THOMAS COEX / AFP
Le collectionneur français Bruno Ledoux (C) pose avec une partie de sa collection privée sur l'empereur Napoléon Ier et des statues de cire représentant Napoléon assis sur son vrai lit et sa mère Letizia Bonaparte, dans son appartement à Paris le 13 mars 2021. THOMAS COEX / AFP
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Publié le Mercredi 17 mars 2021

Napoléon: à Paris, l'extraordinaire collection de Bruno Ledoux

  • Bruno Ledoux s'est amusé à reconstituer une scène figurant Napoléon avec sa mère Maria Letizia et un mamelouk de la Garde impériale
  • Ses objets napoléoniens partent à Liège pour une exposition, à l'occasion du deux-centième anniversaire de la mort de l'Empereur

PARIS : "Ce sont ses vraies lunettes, sa vraie chemise, son vrai lit": le collectionneur Bruno Ledoux présente Napoléon en cire et grandeur nature assis sur son lit de camp au milieu de centaines d'objets, certains ayant façonné sa légende et d'autres plus intimes.

Les salons de son hôtel particulier dans le VIIe arrondissement sont très richement meublés, tels qu'ils devaient l'être quand des dandys du Paris mondain s'y pressaient il y a 130 ans, mais le coeur de la collection de Bruno Ledoux, 56 ans, reste plus discrète.

Pour la découvrir, il faut descendre au premier étage, derrière une porte blindée actionnée par un code secret: trois pièces sombres abritant un bric-à-brac d'objets de trois siècles mêlés. Surgissent des pièces intimes et emblématiques: armes, habits, meubles, bijoux, lettres, édits...: de Louis XVI et Napoléon jusqu'à Pétain, de Gaulle et même Hitler. Bruno Ledoux ouvre ainsi à l'AFP un dossier qui recèle la correspondance du Führer avec Göring, de son bunker, quatre jours avant son suicide.

Bruno Ledoux s'est amusé à reconstituer une scène figurant Napoléon avec sa mère Maria Letizia et un mamelouk de la Garde impériale.

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Certaines des pièces de la collection privée du collectionneur français Bruno Ledoux sur l'empereur Napoléon Ier sont exposées dans son appartement à Paris, comme la bicorne, les bottes, les gants, ses pistolets et un télescope le 13 mars 2021. THOMAS COEX / AFP

Si ce petit-fils du diplomate Albert Ledoux, soutien du général De Gaulle dès 1940, a acheté l'Hôtel Saint-Denys, c'est dit-il parce qu'il avait été conquis par son "atmosphère proustienne".

Quant à sa passion pour l'histoire, elle lui est venue de ce grand-père qui lui lisait les collections de livres richement illustrés de JOB (Jacques Onfroy de Bréville) racontant le roman national.

"Apprendre la grande histoire par la petite, connaître les personnages avec leurs problèmes psychologiques, cela m'a motivé", explique l'homme d'affaires et de médias, l'un des fondateurs d'Altice Media Groupe.

"J'aime bien montrer la montée et la descente des personnages. Dans un destin, c'est la fin qui donne une dimension d'immortalité", souligne-t-il, évoquant aussi bien Marie-Antoinette à la prison du Temple que Napoléon à Sainte-Hélène.

Ses objets napoléoniens partent à Liège pour une exposition, à l'occasion du deux-centième anniversaire de la mort de l'Empereur.

"Napoléon, c'est l'ascenseur social, c'est pour cela qu'il est coté partout", raconte le collectionneur portant jeans et baskets. Il dit avoir dû se battre dans certaines enchères face à des concurrents russes, chinois, américains acharnés. "Des gens pour qui Napoléon c'est mythique, pas forcément des collectionneurs! J'ai oeuvré pour que la majorité des pièces restent en France".

Calotte du pape et tire-bottes

Un de ses trophées est "le trône, un des cinq qui existaient, probablement celui de l'Hôtel de Ville". Rouge et doré avec ses attributs, le "N", l'abeille, les lauriers et la foudre. Il l'a fait restaurer "par les ateliers Lesage à l'or pur". 

La collection révèle d'abord le caractère, les goûts, les étapes de la carrière du jeune officier: du premier portrait connu de Bonaparte en 1796 à un extrait d'un roman de jeunesse, de sa relation manuscrite du 13 vendémiaire (1795), ce coup d'Etat royaliste réprimé avec son concours, de son portefeuille en maroquin de Premier Consul au tout premier code civil.

Vient ensuite le sacre avec, entre autres, la calotte du pape Pie VII qui couronna Napoléon. Puis l'Empire avec ses fastes, telle une parure en perles de gypse de l'impératrice Joséphine. Et ses campagnes militaires: un bicorne, ses pistolets, son sabre, sa boite à courrier, son nécessaire dentaire, son tire-bottes, sa trousse de chirurgie...

Des objets issus de l'intimité de la famille impériale sont présentés comme la layette, le bonnet de baptême, les soldats du plomb du petit roi de Rome.

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Le trône officiel de Napoléon Ier de la collection privée du collectionneur français Bruno Ledoux dans son appartement à Paris. THOMAS COEX / AFP

Mais ce sont aussi nombre d'objets, de lettres instructives ayant appartenu aux proches de l'Empereur que rassemble cette collection. 

Enfin des souvenirs de Sainte-Hélène témoignent du triste exil: sa montre, sa tabatière, un mouchoir, des livres de sa bibliothèque, un fragment du drap funéraire, les meubles de sa chambre....

Continue-t-il à enrichir aujourd'hui sa collection? "Je me suis calmé", promet-il.  


"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise

Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
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  • Le projet de rénovation de l’immeuble Immeuble Mouchotte, classé passoire énergétique, divise les habitants entre rénovation lourde de la façade et solutions plus légères pour préserver ce patrimoine des années 1960
  • Une association demande son inscription aux monuments historiques pour éviter une transformation jugée coûteuse, écologique­ment discutable et menaçant sa valeur architecturale

PARIS: Le projet de rénovation de l'immeuble Mouchotte, emblématique de l'architecture parisienne des Trente Glorieuses, mais classé comme passoire énergétique, inquiète une partie de ses résidents qui demande son inscription aux monuments historiques.

"Une véritable catastrophe architecturale, financière, écologique et culturelle !" : l'association d'habitants Sauvons Mouchotte a lancé une pétition en ligne pour demander au ministère de la Culture l'inscription "en urgence" de l'immeuble au titre des monuments historiques. Le texte a recueilli plus de 12.000 signatures depuis octobre 2025.

Cette longue barre en verre et en métal du 14e arrondissement, qui fête ses 60 ans, compte 17 étages, 13 escaliers, 753 logements et quelque 2.500 habitants.

Comme la tour Montparnasse voisine, fermée pour travaux le 31 mars, l'immeuble Mouchotte, conçu par Jean Dubuisson, architecte du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, est typique du style années 1960.

Le bâtiment, équipé de simple vitrage et d'huisseries en aluminium, n'a jamais été restauré et fait l'objet d'un projet de rénovation pour une moitié de sa façade.

Cet ensemble de logements sociaux à l'origine se divise, depuis 2017, en deux parties gérées différemment : le 8-20 rue du Commandant René-Mouchotte (436 logements appartenant à des propriétaires individuels), pas concerné par le projet, et le numéro 26 de cette rue (317 appartements, dont 172 appartiennent au bailleur intermédiaire In'li et les autres à des propriétaires individuels).

Ce sont les 10.000 m2 de façade du "26" qui doivent être rénovés, car, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F, il est considéré comme une passoire énergétique. Sans travaux, les appartements seront interdits à la location en 2028.

Deux projets ont été présentés aux copropriétaires lors de la dernière assemblée générale en 2025 : une rénovation "légère" et une "lourde", qui impliquerait le remplacement total de la façade à l'identique par des matériaux neufs.

- "Patrimoine majeur" -

Sauvons Mouchotte craint qu'In'li, avec ses 47% de droits de vote, privilégie cette solution.

Ce serait "une décision aberrante", s'alarme auprès de l'AFP la fondatrice de l'association, Nathalie Amar, également avocate.

"L'idée de détruire la façade en aluminium d'origine pour la refaire à l'identique, toujours en aluminium, est un immense gâchis écologique", s'indigne-t-elle un matin ensoleillé de fin mars, sur la dalle au pied du bâtiment.

En outre, "le coût global du projet, présenté à 11 millions d'euros, est largement sous-évalué selon de nombreux professionnels" consultés par l'association, qui prédit plutôt 25 à 30 millions.

L'association met aussi en doute le DPE F de l'immeuble, puisque le "8-20", conçu à l'identique et jamais refait non plus, est diagnostiqué E.

L'inscription aux monuments historiques permettrait de "sauvegarder ce patrimoine architectural majeur", souligne Sauvons Mouchotte.

Michel Sebald, architecte et habitant de l'immeuble, a déposé une demande d'inscription aux monuments historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France.

Dans son salon au 13e étage, avec une vue spectaculaire sur Paris, il évoque les "éléments exceptionnels" de la façade actuelle, où "il n'y a pas un point de rouille !"

- "L'été, ça tape" -

"Pourquoi tout casser ?", se désole l'architecte, alors qu'"il existe des solutions intelligentes, minimes et pas chères".

Les opposants à une rénovation lourde, qui reconnaissent que "l'été, ça tape" et "l'hiver, il fait froid quand il y a du vent", préfèreraient des travaux moins invasifs.

"On peut avoir une restauration énergétique correcte en mettant les bons éléments, le bon vitrage, les bons stores, la VMC (système d'aération, NDLR)...", estime Nadia Coutsinas, archéologue de 51 ans qui réside là depuis ses 6 ans.

In'li se dit "plutôt favorable" à une rénovation complète de la façade, indique El Houssine Tabou, directeur de la proximité du bailleur. Il relève "un inconfort important toute l'année" qui entraîne "des consommations d'énergie et des charges élevées".

Si l'immeuble était inscrit aux monuments historiques, "ça redessinerait un peu les lignes, peut-être les techniques d'intervention", note-t-il. "Mais la protection architecturale n'empêche pas une amélioration énergétique", ajoute-t-il.

L'association attend désormais le 8 avril et la prochaine assemblée générale des copropriétaires du "8-20", auxquels sera aussi présenté un projet de remplacement de leur façade.

S'ils s'y opposent, Sauvons Mouchotte aura un argument supplémentaire. "Vous imaginez, visuellement, si on change la façade et pas eux ?", s'interroge Nathalie Amar.


Paris accueille la 11e édition de la Modest Fashion Week : une vitrine mondiale de créativité et d’inclusion

La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
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  • Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie
  • À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style

PARIS: La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste.

Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie. À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style.

Une scène internationale en pleine effervescence

Cette édition réunira des créateurs venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de Turquie, du Nigeria, d’Indonésie, du Royaume-Uni, de France et d’Australie. Tous présenteront des collections qui marient héritage culturel et design contemporain.

Des marques établies aux talents émergents, les participants illustrent l’évolution rapide d’un secteur autrefois considéré comme de niche. Aujourd’hui, la mode modeste s’affirme comme un segment dynamique, porté par une clientèle mondiale en quête d’élégance, d’authenticité et de diversité.

Selon Ozlem Sahin, directrice générale de Modest Fashion Weeks by Think Fashion, « cet événement dépasse le cadre d’un simple défilé. Il s’agit d’un mouvement mondial qui relie créativité, héritage et opportunités économiques, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable ».

Une visibilité mondiale et des opportunités économiques

La Paris Modest Fashion Week attire chaque année un public influent composé d’acheteurs internationaux, de médias et d’influenceurs. Avec une portée médiatique estimée à plus de deux milliards de personnes et un réseau de plus de 1 000 partenaires, l’événement offre une vitrine exceptionnelle aux marques participantes.

Il constitue également un point de rencontre stratégique pour les acteurs de l’industrie souhaitant développer leur présence sur les marchés européens, moyen-orientaux, asiatiques et américains.

Une expérience immersive portée par des partenaires clés

L’édition 2026 promet une expérience multisensorielle grâce à des collaborations avec plusieurs partenaires. Des marques spécialisées dans la beauté, la parfumerie et le bien-être contribueront à enrichir les défilés, en y apportant une dimension sensorielle et artistique supplémentaire.

Cette synergie entre mode, beauté et innovation reflète l’esprit collaboratif qui caractérise aujourd’hui l’écosystème de la mode modeste à l’échelle mondiale.

Pendant trois jours, les visiteurs assisteront à 30 défilés et participeront à 8 conférences consacrées aux enjeux majeurs du secteur, tels que la durabilité, l’innovation et le commerce international.

Un espace B2B dédié permettra également aux créateurs, distributeurs et investisseurs de nouer des partenariats et de favoriser des collaborations transfrontalières.

Depuis sa création en 2016 à Istanbul, la Modest Fashion Week s’est imposée comme un acteur clé du développement de cette industrie. Présente dans plusieurs capitales mondiales, elle accompagne la montée en puissance d’une mode qui conjugue identité, culture et modernité.

À Paris, cette 11e édition s’annonce comme une nouvelle étape dans l’affirmation d’une mode sans frontières, où l’inclusivité et la créativité occupent une place centrale.

Alors que l’industrie de la mode évolue vers des modèles plus responsables et diversifiés, la mode modeste s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation, attirant une audience toujours plus large et internationale.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com