Séisme peu profond et de magnitude 6 au large de l'Algérie

Béjaia, ville de la région de Kabylie, 220 km à l'est d'Alger. (Photo fournie)
Béjaia, ville de la région de Kabylie, 220 km à l'est d'Alger. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 18 mars 2021

Séisme peu profond et de magnitude 6 au large de l'Algérie

  • Le tremblement de terre s'est produit à 20 kilomètres au nord-est de la ville de Béjaïa à 01h04 locale jeudi (00h04 GMT), à une profondeur de 10 kilomètres
  • Des habitants se sont précipités dans la rue, selon des témoignages sur les réseaux sociaux

PARIS : Un séisme peu profond et de magnitude 6 s'est déclenché dans la nuit de mercredi à jeudi au large de l'est de l'Algérie, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS).

Le tremblement de terre s'est produit à 20 kilomètres au nord-est de la ville de Béjaïa à 01h04 locale jeudi (00h04 GMT), à une profondeur de 10 kilomètres.

Peu après, deux répliques de magnitude 5,2 et 4,7 lui ont succédé.

Des habitants se sont précipités dans la rue, selon des témoignages sur les réseaux sociaux.

« Rabi yastar (Dieu nous nous protège), ça a vraiment tremblé chez nous. Ça a fait un de ces bruits... En ce moment même les voisins sont dehors tellement ils ont peur », écrit sur Facebook Leïla, médecin, travaillant et résidant dans la célèbre ville côtière de Kabylie qui compte 160 000 habitants.

La protection civile algérienne a fait état de quelques cas de panique et de dommages, comme des fissures dans les murs des habitations, mais n'avait pas immédiatement enregistré de victimes. Des photos partagées sur les réseaux sociaux vidéos montraient des murs intérieurs émiettés.

Le site Béjaïa.info publie des photos de maisons fissurées et de gravats dans les rues et écrit: « Des dégâts matériels mais pas de pertes humaines ».

La secousse a été ressentie à Alger, à 250 km à l'ouest de Béjaïa, et à Annaba à 350 km à l'est, près de la frontière tunisienne.

« Je suis à Alger, je viens de ressentir une forte secousse. Ça m'a fait drôlement swinguer », témoigne Nabila sur Facebook. « Ça bouge à Annaba », écrit sur le même réseau social Chaouki Mechakra, directeur du journal Le Provincial de cette métropole industrielle de l'est algérien.

Comme à chaque fois qu'il y a un séisme, les prières se sont multipliées sur les réseaux sociaux, en rappel d'un verset du coran, le livre saint des musulmans, qui évoque les phénomènes sismiques. Certains croyants y voient le signe de la fin des temps.

« Patience, patience : Nous finirons par les mettre les pieds en Europe. Tectoniques des plaques », relativise le journaliste Zoheir Aberkane en ironisant sur le désir d'émigration des jeunes Algériens qui traversent parfois clandestinement la méditerranée à bord d'embarcations de fortune.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com