Israël renoncerait-il à ses projets d’annexion ?

Netanyahu avait menacé de commencer les annexions le 1er juillet 2020. (AFP)
Netanyahu avait menacé de commencer les annexions le 1er juillet 2020. (AFP)
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Publié le Samedi 11 juillet 2020

Israël renoncerait-il à ses projets d’annexion ?

  • Des analystes affirment à Arab News que Washington n’a pas donné son feu vert pour l’annexion d’un tiers de la Cisjordanie.
  • Benjamin Netanyahu a menacé d’agir le 1er juillet, mais son partenaire de coalition, Benny Gantz, veut retarder l’exécution du plan.

AMMAN : Israël devrait renoncer à l’annexion de parties de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain malgré les menaces du Premier ministre Benjamin Netanyahu. La nouvelle saisie de territoires fait partie du « plan de paix » israélo-palestinien mis en place par le président américain Donald Trump. Révélé en janvier, ce plan propose la souveraineté d’Israël sur un tiers de la Cisjordanie, ainsi que la création d’un État palestinien.

Netanyahu a menacé d’entamer les annexions le mercredi 1e juillet, mais aucune réunion du Cabinet israélien n’est prévue en ce sens et les analystes ont déclaré à Arab News la veille qu’ils ne s’attendaient pas à des initiatives importantes.

Le directeur du Centre international de consultation à Haïfa, Wadie Abunassar, explique les trois raisons de l’échec de l’exécution de la menace de Netanyahu : « Il n’a pas encore reçu le feu vert des Américains. En revanche, il a reçu de nombreux messages fermes de la part des pays arabes et étrangers. Malgré toute cette attention, Netanyahu n’a pas besoin de franchir ce pas maintenant ».

Les dirigeants palestiniens, l’ONU, les puissances européennes, ainsi que les pays du Golfe ont tous dénoncé le projet d’annexion des territoires dont Israël s’est emparé à l’issue de la guerre de 1967. De plus, le partenaire de coalition de Netanyahu et chef du parti Bleu et Blanc, Benny Gantz, a réclamé de reporter l’annexion jusqu’au recul de la pandémie de coronavirus. Le ministre de l’Éducation israélien Zeev Elkin a exclu la probabilité de toute annexion dans l’immédiat : « Toute personne ayant imaginé que tout cela aurait lieu le 1er juillet l’a fait à son propre risque », a-t-il déclaré mardi. « À partir de demain, le compte à rebours pourra commencer ».

D’après Hani Al-Masri, directeur du groupe de réflexion Masarat à Ramallah, les dirigeants palestiniens maintenaient leurs options ouvertes. « Ils attendent les résultats des élections américaines en novembre et seront plus inquiets au sujet de l’annexion durant la période de transition, si Donald Trump n’est pas réélu. Mais si Trump l’emporte, le côté palestinien aura beaucoup d’ennuis », souligne-t-il. Ofer Zalzberg, analyste principal de l’International Crisis Group, affirme à Arab News : « Il est vrai qu’aucune annexion n’aura lieu le 1er juillet, mais il est encore trop tôt pour se réjouir. Israël retournera à la Maison Blanche pour savoir si le conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, permettrait à Netanyahu de mettre le plan d’annexion à exécution sans le soutien du parti Bleu et Blanc ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com le 1er juillet 2020


Cisjordanie: trois Palestiniens tués dans un raid israélien

Des Palestiniennes musulmanes crient des slogans après que les forces de sécurité israéliennes ont refusé les visiteurs à l'entrée de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'Islam, le 27 septembre 2022 pendant les vacances de Roch Hachana, le nouvel an juif. (AFP)
Des Palestiniennes musulmanes crient des slogans après que les forces de sécurité israéliennes ont refusé les visiteurs à l'entrée de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'Islam, le 27 septembre 2022 pendant les vacances de Roch Hachana, le nouvel an juif. (AFP)
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  • Une source du gouvernorat de Jénine a déclaré qu'il s'agissait d'Abed Hazem, frère de Raad Hazem qui est accusé d'avoir commis un attentat meurtrier à Tel-Aviv en avril dernier
  • L'armée israélienne a confirmé dans un tweet que des troupes «opéraient à Jénine»

RAMALLAH: Trois Palestiniens ont été tués mercredi par les forces israéliennes mercredi lors d'un raid à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, a affirmé le ministère palestinien de la Santé.

Une source du gouvernorat de Jénine a déclaré à l'AFP que parmi les hommes tués figure Abed Hazem, frère de Raad Hazem qui est accusé de l'assassinat de trois Israéliens lors d'une fusillade à Tel-Aviv le 7 avril. L'armée israélienne a affirmé de son côté que ses troupes ont abattu "deux suspects impliqués dans un certain nombre d'attaques récentes".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères présente ses condoléances pour le décès de Shinzo Abe

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane, se rend au Japon pour assister aux funérailles nationales de Shinzo Abe, qui ont eu lieu ce matin. (Twitter: @KSAMOFA)
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  • Les deux parties se sont par ailleurs entretenues au sujet de la situation en Ukraine et du marché international du pétrole
  • Le ministre des Affaires étrangères saoudien a exprimé sa volonté de «poursuivre avec détermination l'héritage diplomatique légué par l'ancien Premier ministre Abe

DUBAÏ: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane al-Saoud, a présenté ses condoléances pour le décès de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe Shinzo lors d'une rencontre avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Hayashi Yoshimasa, mardi.

Le prince Faysal s'est rendu au Japon pour assister aux funérailles officielles du Premier ministre japonais. Les cérémonies se sont tenues en début de journée. De son côté, M. Yoshimasa a salué la participation de l'Arabie saoudite à la cérémonie.

Il a en outre exprimé sa volonté de «poursuivre avec détermination l'héritage diplomatique légué par l'ancien Premier ministre Abe et de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays, en l'occurrence le Japon et l'Arabie saoudite», selon une déclaration du ministère japonais des Affaires étrangères.

Son homologue saoudien a réitéré pour sa part sa volonté de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

Les deux parties se sont par ailleurs entretenues au sujet de la situation en Ukraine et du marché international du pétrole. M. Yoshimasa a remercié le prince Faysal pour l'approvisionnement en pétrole provenant d'Arabie saoudite.

Le ministre saoudien a rappelé que le Royaume s'engage à fournir le pétrole au Japon de façon continue.

Les deux ministres sont également convenus de favoriser la coopération entre leurs pays afin de réaliser la neutralité carbone par le biais de l'utilisation de l’énergie non polluante qu'ils comptent promouvoir.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru dans Arab News Japan


Les raisons du départ de la Fnac du Maroc

Le magasin a annoncé un déstockage et des promotions alléchantes de 70% (Photo Twitter).
Le magasin a annoncé un déstockage et des promotions alléchantes de 70% (Photo Twitter).
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  • Comment l’une des plus grandes enseignes du monde de la distribution de livres et de matériel multimédia a-t-elle décidé, après onze ans de présence au Maroc, de baisser le rideau?
  • «Ce n’est pas le piratage qui a nui aux activités de la Fnac au Maroc, mais plutôt leur erreur de casting managérial et leur faible connaissance du marché marocain»

CASABLANCA: Au Morocco Mall de Casablanca, l’un des plus grands centres commerciaux du continent africain, les gens se pressent. Accroupis dans le magasin Fnac, l’un des plus importants de la région, ils sont à l’affût d’une bonne affaire. Le magasin a annoncé un déstockage et des promotions alléchantes de 70%. Une opération qui a fait le bonheur de certains amateurs de jeux vidéo, peu aisés, qui ne pouvaient s’offrir des produits Fnac jugés onéreux. Les quelques employés restés sur place, après la fermeture totale, ne cachent pas leur désarroi. Ce sentiment est partagé par des clients fidèles rencontrés sur place.

Comment l’une des plus grandes enseignes du monde de la distribution de livres et de matériel multimédia a-t-elle décidé, après onze ans de présence au Maroc, de baisser le rideau, alors qu’elle avait annoncé à l’époque, en grande pompe, un ambitieux plan de développement sur le marché marocain? Aujourd’hui, seuls trois magasins sont sortis de terre au Maroc, un à Tanger et deux à Casablanca – l’un occupe deux étages au Morocco Mall et l’autre se situe dans le quartier très fréquenté du Maârif, près du Twin Center. Ces trois sites sont aujourd’hui définitivement fermés. En revanche, son principal concurrent, Virgin Megastore, a su se démarquer en ouvrant dix magasins dans les plus grandes artères et les plus importants centres commerciaux du pays.

Pour le groupe Aksal, partenaire de Fnac au Maroc, ce choix répond à des réorientations stratégiques qui visent à se positionner davantage sur le digital. Un argument qui ne convainc pas Nabil Jebbari, entrepreneur culturel et expert en économie de la culture. «Je ne pense pas que le départ de la Fnac du Maroc soit dû à une réorientation vers le digital. Les présences physique et digitale peuvent bel et bien coexister sur le marché marocain.

Plusieurs facteurs ont poussé le groupe français à plier bagage. Ils avaient un problème au niveau du modèle de développement, de l’investissement en foncier et son amortissement. Surtout, il y avait un problème au niveau du casting. Les managers de l’enseigne n’ont pas pu répondre aux attentes des consommateurs locaux. Pourtant, ils ont eu onze ans pour le faire. Virgin Megastore l’a fait et le résultat est tangible aujourd’hui», déclare Nabil Jebbari à Arab News en français.