Un enfant mexicain de 9 ans meurt en tentant de rallier les Etats-Unis

Des règles sanitaires édictées au début de la pandémie autorisent les Etats-Unis à refouler immédiatement tous les adultes isolés, ainsi que les familles (Photo, AFP).
Des règles sanitaires édictées au début de la pandémie autorisent les Etats-Unis à refouler immédiatement tous les adultes isolés, ainsi que les familles (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 27 mars 2021

Un enfant mexicain de 9 ans meurt en tentant de rallier les Etats-Unis

  • L'enfant de neuf ans a pour sa part été déclaré décédé par le personnel médical
  • Les agents sont intervenus samedi pour secourir trois personnes retrouvées inconscientes sur une île au milieu du fleuve

WASHINGTON: Un enfant mexicain est mort alors qu'il tentait d'entrer aux Etats-Unis en traversant le Rio Grande, ont annoncé les autorités américaines, tandis que deux délégations parlementaires se rendaient vendredi à la frontière pour observer les conditions dans les structures d'accueil de jeunes migrants arrivés en nombre record.

Les agents sont intervenus samedi pour secourir trois personnes retrouvées inconscientes sur une île au milieu du fleuve: une Guatémaltèque et son enfant de nationalité mexicaine, âgé de trois ans, ainsi qu'un enfant mexicain de neuf ans.

Ils ont réussi à ranimer la femme et son enfant, ont expliqué les gardes-frontières américains. L'enfant de neuf ans, dont le sexe n'a pas été précisé ni ses liens avec la femme, a pour sa part été déclaré décédé par le personnel médical.

Ce drame intervient alors que les Etats-Unis font face à une forte augmentation des arrivées à la frontière: plus de 100 000 migrants en situation irrégulière ont été arrêtés en février à la frontière sud, dont près de 20 000 personnes en famille et 10 000 mineurs isolés.

Les flux ont encore augmenté en mars avec une moyenne de 5 000 arrivées par jour dont seulement une moitié d'adultes seuls, a déclaré jeudi un haut responsable des gardes-frontières sous couvert d'anonymat.

Des règles sanitaires édictées au début de la pandémie autorisent les Etats-Unis à refouler immédiatement tous les adultes isolés, ainsi que les familles.

«Inhumain»

Mais les Etats-Unis ont de plus en plus de mal à renvoyer les familles vers le Mexique, notamment quand elles ont de jeunes enfants (moins de sept ans).

Quant aux mineurs arrivés seuls, ils sont placés dans des locaux des gardes-frontières, avant d'être transférés vers des structures d'accueil plus adaptées en attendant de localiser des membres de leur famille ou des tuteurs à qui les confier.

A l'heure actuelle, «on arrête plus d'enfants qu'on n'en transfère», a toutefois reconnu le haut responsable. «On essaie de faire en sorte» qu'ils «aient accès à des douches, des repas et des activités extérieures, mais c'est un peu difficile» dans certains centres du Texas.

Accusé par les républicains d'avoir créé un «appel d'air» à la frontière, le président Joe Biden a relativisé jeudi la situation et défendu ses politiques.

«C'est inhumain ce qu'il se passe», a dénoncé vendredi le sénateur républicain Ted Cruz, après avoir visité un centre de rétention à Donna, dans son Etat du Texas.

«Et les démocrates, Joe Biden et l'administration Biden ont pris des décisions qui ont causé la souffrance de ces gens», a-t-il affirmé, aux côtés d'une quinzaine d'autres sénateurs républicains.

«Nous avons vu des cages et des cages, des petites filles et des petits garçons», a déclaré l'ex-candidat à la présidentielle.

Plus loin sur la frontière texane, un groupe d'élus démocrates de la Chambre des représentants a visité un autre centre à Carrizo Springs.

«Les conditions sont terribles», a témoigné le chef de la délégation, Joaquin Castro. Tout en exonérant le président démocrate, qui a «hérité» selon lui d'une situation compliquée léguée par l'administration Trump.

Sa délégation a promis de proposer des «recommandations» à la Maison Blanche. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.