Le Premier ministre québécois dénonce l'agressivité croissante sur les réseaux sociaux

Le Premier ministre québécois François Legault fait aussi valoir que cette agressivité fait «des dégâts» (Photo, AFP).
Le Premier ministre québécois François Legault fait aussi valoir que cette agressivité fait «des dégâts» (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 mars 2021

Le Premier ministre québécois dénonce l'agressivité croissante sur les réseaux sociaux

  • M. Legault a averti sur Facebook qu'il entendait faire le ménage sur sa page en demandant à son équipe d'«essayer d’endiguer tous les messages qu’on juge agressifs»
  • Il compare qui agressent les autres, cachés derrière leurs écrans, aux enfants qui, dans sa jeunesse, se dissimulaient pour lancer des pierres et s'enfuyaient après

MONTREAL: Le Premier ministre québécois François Legault, réagissant à une agressivité croissante sur les réseaux sociaux, a vivement dénoncé samedi les «pissous» (lâches) qui «se cachent derrière leurs écrans pour agresser les autres» et annoncé son intention de sévir.

M. Legault a averti dans son message hebdomadaire sur Facebook qu'il entendait faire le ménage sur sa page en demandant à son équipe d'«essayer d’endiguer tous les messages qu’on juge agressifs, violents, menaçants, obscènes», ainsi que les mensonges «du genre théories du complot».

Quant aux menaces, elles seront «transférées à la police», a-t-il averti.

M. Legault, dont les conférences de presse quotidiennes pendant les premiers mois de la pandémie de Covid-19 attiraient un nombre considérable de Québécois devant leurs écrans de télévision, déplore une montée de l'agressivité ces derniers mois.

Il se plaint d'avoir droit à chacune de ses publications sur les réseaux sociaux à une «avalanche de commentaires agressifs, parfois même violents, à des insultes, des obscénités et même des menaces».

M. Legault compare qui agressent les autres, cachés derrière leurs écrans, aux enfants qui, dans sa jeunesse, se dissimulaient pour lancer des pierres et s'enfuyaient après.

«On les appelait les “pissous”. Là, on a des “pissous virtuels”», a ironisé M. Legault en employant une expression québécoise signifiant peureux ou lâche.

Tout en admettant qu'il ne faut pas «aller en politique si on n'est pas prêt à se faire critiquer», le Premier ministre dit être surtout «affecté» par l'intimidation dont sont victimes les internautes qui laissent sur sa page des commentaires d'encouragement ou simplement constructifs.

Il fait aussi valoir que cette agressivité fait «des dégâts», évoquant notamment les cas de plusieurs élus municipaux qui ont décidé récemment «d'abandonner le service public parce qu'ils n'en pouvaient plus de la haine qui sévit sur les médias sociaux».


Large oui des Suisses au pass Covid, la participation s'envole

Des manifestants contre les mesures actuelles pour lutter contre la propagation du coronavirus manifestent avec des drapeaux nationaux et italiens sous la neige devant le Parlement suisse à la suite du résultat d'un vote national sur une loi Covid-19, à Berne le 28 novembre 2021. (AFP)
Des manifestants contre les mesures actuelles pour lutter contre la propagation du coronavirus manifestent avec des drapeaux nationaux et italiens sous la neige devant le Parlement suisse à la suite du résultat d'un vote national sur une loi Covid-19, à Berne le 28 novembre 2021. (AFP)
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  • Le «oui» a obtenu 62% des suffrages lors de ce référendum, selon les résultats définitifs
  • L'ensemble des mouvements politiques, à l'exception de la droite populiste UDC, premier parti du pays, avaient appelé à soutenir la loi

GENEVE: En pleine cinquième vague, une large majorité de Suisses ont approuvé dimanche la loi ayant permis d'instaurer le pass Covid, lors d'un vote marqué par une participation très élevée au terme d'une campagne électorale houleuse.


Alors que la police craignait des manifestations, seuls quelques dizaines d'opposants à la loi Covid se sont rassemblés devant le siège du gouvernement et du parlement à Berne, placé sous haute sécurité et entouré d'une clôture grillagée.


Le "oui" a obtenu 62% des suffrages lors de ce référendum, selon les résultats définitifs.


Le certificat Covid est réservé aux personnes vaccinées ou guéries, ou ayant fait un test. Il est exigé pour entrer au restaurant ou dans un bar, mais aussi pour voir une exposition, un film ou un événement sportif en intérieur.


Le taux de participation, d'environ 65%, est le 4e plus élevé depuis l'introduction du suffrage féminin en 1971, dans un pays où la participation moyenne est de 46% pour ce genre de consultation.


Ce référendum, qui avait été lancé par les anti-pass, intervient alors que le nouveau variant Omicron détecté par l'Afrique du Sud et qualifié de "préoccupant" par l'Organisation mondiale de la santé, a replongé la planète en état d'alerte.


Selon l'un des politologues les plus renommés de Suisse, Claude Longchamp, c'est la première fois que le Palais fédéral est ainsi bouclé un dimanche de votation fédérale.


"Le Conseil fédéral devrait se poser la question s'il n'est pas responsable des éventuels débordements, parce qu'à force de pousser les gens à bout avec des mesures coercitives (...) peut-être que l'on pousse les gens à avoir des réactions un peu trop fortes", a déclaré à l'AFP Michelle Cailler, porte-parole des Amis de la Constitution, un des groupes à l'origine du référendum.


Pendant la campagne, de nombreux politiciens, y compris le ministre de la Santé Alain Berset, ont été menacés de mort et sont désormais placés sous protection policière.


La campagne a également été marquée par de nombreuses manifestations, parfois interdites et émaillées de violences, toutefois loin de scènes d'émeutes comme celles qui se sont déroulées aux Pays-Bas ou aux Antilles françaises.


Mais la montée des tensions en Suisse, un pays réputé pour sa culture du dialogue et du compromis et où des référendums sont organisés plusieurs fois par an dans un climat apaisé, a eu l'effet d'un électrochoc.


Appel à la vaccination 
Dimanche, les Suisses ont par ailleurs approuvé - à presque 61% et à la très grande majorité des cantons - une initiative populaire sur les soins infirmiers qui demande à la Confédération de garantir une "rémunération appropriée" des prestations de soin.


Ces deux votes sont intervenus alors que la Suisse connaît une flambée des infections. Mais contrairement à d'autres pays, le gouvernement a refusé pour l'instant de durcir les mesures de lutte au plan national.


"La situation est pour l'instant maîtrisée", a déclaré mercredi M. Berset, tout en appelant les cantons à prendre des mesures et la population à respecter les mesures sanitaires de base.


Le président de la Confédération Guy Parmelin a toutefois lancé un nouvel appel à la vaccination dans des journaux dominicaux.


Une majorité de la population suisse semble toutefois vouloir des mesures plus fermes. Selon un sondage paru dans le SonntagsBlick, près des deux tiers des personnes interrogées souhaitent que seuls ceux qui sont vaccinés ou guéris puissent vivre sans restrictions et un peu plus de la moitié d'entre elles serait pour la vaccination obligatoire.

«Apartheid sanitaire»
Avec environ 65% de la population entièrement vaccinée, la Suisse est en retard par rapport à d'autres pays d'Europe de l'Ouest.


C'est la deuxième fois en moins de six mois que la population était appelée à voter sur la loi Covid. En juin, les citoyens l'avaient soutenue avec 60% des voix.


Mais la loi ayant été modifiée afin de donner plus de latitude aux autorités pour combattre la pandémie et permettre l'instauration du certificat Covid, les anti-pass avaient lancé un second référendum pour contrer ce qu'ils estiment être un "apartheid sanitaire".


L'ensemble des mouvements politiques, à l'exception de la droite populiste UDC, premier parti du pays, avaient appelé à soutenir la loi.


Le Royaume-Uni menacé par une vague de gel après la tempête Arwen

Mais le pays peine pour l'instant encore à se remettre complètement de la tempête Arwen, dont les rafales à près de 160km/h vendredi et samedi ont entraîné la mort de trois personnes, tuées chacune par une chute d'arbre, et mis de nombreux trains et camions à l'arrêt. (AFP)
Mais le pays peine pour l'instant encore à se remettre complètement de la tempête Arwen, dont les rafales à près de 160km/h vendredi et samedi ont entraîné la mort de trois personnes, tuées chacune par une chute d'arbre, et mis de nombreux trains et camions à l'arrêt. (AFP)
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  • Les températures pourraient chuter jusqu'à moins 10°C au cours de la nuit dans certaines parties du pays, en raison d'un «souffle arctique» se déplaçant de l'Écosse vers le sud
  • En Écosse, quelque 45 000 personnes sont toujours privées d'électricité

LONDRES: Le Royaume-Uni se préparait dimanche à subir dans la nuit une vague de gel "arctique", au lendemain d'une puissante tempête qui a fait trois morts et privé en Écosse des milliers de personnes d'électricité. 


Les prévisionnistes du Met Office, l'agence météorologique britannique, ont averti que les températures pourraient chuter jusqu'à moins 10°C au cours de la nuit dans certaines parties du pays, en raison d'un "souffle arctique" se déplaçant de l'Écosse vers le sud. 


Même Londres pourrait voir le mercure descendre en dessous de zéro, ont prévenu les analystes, qui ont émis en conséquence une alerte "froid" pour tout le weekend, invitant le public à prendre des précautions contre le gel.


Mais le pays peine pour l'instant encore à se remettre complètement de la tempête Arwen, dont les rafales à près de 160km/h vendredi et samedi ont entraîné la mort de trois personnes, tuées chacune par une chute d'arbre, et mis de nombreux trains et camions à l'arrêt. 


Arwen a depuis faibli au Royaume-Uni, et s'est dirigée vers l'Europe continentale. Mais les abondantes chutes de neige qui l'ont suivie ont conduit dimanche à l'annulation du match de football entre deux clubs de Premier League, Burnley et Tottenham Hotspur. 


En Écosse, quelque 45 000 personnes sont toujours privées d'électricité, a indiqué la compagnie Scottish Southern and Electricity Network (SSEN), qui comptabilisait plus de 100 000 coupures dans la nuit de vendredi à samedi.


Selon Mark Rough, directeur des opérations chez SSEN, les dégâts causés par les vents violents d'Arwen sont trois fois plus importants que ceux générés par l’impressionnante vague de froid qui avait frappé le pays en février 2018. 


"Nos équipes répondent à des situations parmi les plus graves et difficiles que ces régions ont connues depuis des décennies", a-t-il déclaré, avertissant que de nombreux clients pourraient ne pas voir leur électricité rétablie "avant plusieurs jours".


Naufrage dans la Manche: ouverture de la réunion européenne contre le trafic migratoire

 Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a appelé à une lutte commune «contre les passeurs qui se jouent de nos frontières», en ouvrant dimanche à Calais une réunion européenne contre le trafic migratoire dans la Manche. (Photo, AFP)
 Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a appelé à une lutte commune «contre les passeurs qui se jouent de nos frontières», en ouvrant dimanche à Calais une réunion européenne contre le trafic migratoire dans la Manche. (Photo, AFP)
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  • «Ces morts sont trop nombreux» et «nous ne pouvons pas accepter que d'autres personnes meurent», a déclaré M. Darmanin
  • Le naufrage de mercredi est le pire drame migratoire dans la Manche, désormais sillonnée quotidiennement à bord de fragiles embarcations par des migrants tentant de rallier les côtes anglaises.

CALAIS: Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a appelé à une lutte commune « contre les passeurs qui se jouent de nos frontières », en ouvrant dimanche à Calais une réunion européenne contre le trafic migratoire dans la Manche, quatre jours après la mort de 27 migrants dans un naufrage.  

« Ces morts sont trop nombreux » et « nous ne pouvons pas accepter que d'autres personnes meurent », a déclaré M. Darmanin à l'adresse de ses invités, les ministres en charge de l'immigration allemand, néerlandais et belge, ainsi que la Commissaire européenne aux Affaires intérieures, et les directeurs des agences européennes de police criminelle Europol et des frontières Frontex. 

La ministre britannique, Priti Patel, a elle été désinvitée vendredi, en riposte à une lettre publiée jeudi soir sur Twitter par Boris Johnson, demandant à Paris de reprendre les migrants arrivant en Grande-Bretagne depuis la France.  

« Le point le plus important de cette réunion est la lutte contre les passeurs qui se jouent de nos frontières et pays », a mis en avant M. Darmanin,  relevant que « la pression migratoire continue et ne cesse d'augmenter », « y compris depuis le Brexit ».  

Soulignant qu'il s'agissait d'un « problème commun », « européen et britannique », il a rappelé que les autorités françaises avaient arrêté 1 500 passeurs et sauvé 7 800 migrants depuis le début de l'année, tandis que 1 000 policiers et gendarmes sont déployés actuellement sur le littoral nord de la France.  

Le naufrage de mercredi est le pire drame migratoire dans la Manche, désormais sillonnée quotidiennement à bord de fragiles embarcations par des migrants tentant de rallier les côtes anglaises.