L’OPEP + opte pour la prudence face à une reprise incomplète

La réunion a examiné la possibilité de rajouter 500 000 barils par jour au marché mondial, alors que l'Arabie saoudite réfléchit à l'opportunité de lever la coupe volontaire de 1 million de barils qu'elle a effectuée au début de l'année. (Photo, Shutterstock)
La réunion a examiné la possibilité de rajouter 500 000 barils par jour au marché mondial, alors que l'Arabie saoudite réfléchit à l'opportunité de lever la coupe volontaire de 1 million de barils qu'elle a effectuée au début de l'année. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Vendredi 02 avril 2021

L’OPEP + opte pour la prudence face à une reprise incomplète

  • L'alliance dirigée par l'Arabie saoudite et la Russie a accepté une augmentation progressive de l'offre au cours des trois prochains mois
  • L'accord est un coup de pouce pour certains pays producteurs, comme la Russie et le Kazakhstan, qui veulent profiter de la hausse des cours pour augmenter la production

DUBAÏ:  L’OPEP +, l'alliance des producteurs de pétrole dirigée par l'Arabie saoudite et la Russie, a accepté une augmentation progressive de l'offre au cours des trois prochains mois dans une mesure qui souligne l'approche prudente des marchés mondiaux toujours touchés par la maladie à coronavirus (la Covid-19).

Le prince Abdel Aziz ben Salman, ministre de l'Énergie de l'Arabie saoudite et coprésident de l'OPEP +, a déclaré aux ministres: «La réalité demeure que la situation mondiale est loin d'être uniforme et que la reprise est loin d'être complète».

La réunion des ministres de l'OPEP + a décidé d'augmenter les niveaux de production par tranches de 350 000 barils entre mai et juillet.

L'Arabie saoudite, qui au cours des trois derniers mois a volontairement retenu 1 million de barils par jour dans le but de stabiliser les marchés mondiaux fragiles, commencera à l'ajouter en tranches de 250 000 de barils à partir du mois prochain.

La majeure partie de l'augmentation saoudienne servira à satisfaire la demande de saison plus élevée à l’intérieur du pays, a affirmé le prince Abdel Aziz.

L'accord qui a été conclu après une réunion virtuelle de tous les ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs homologues non OPEP à Vienne, a évité le risque d'inonder le marché de pétrole dans des conditions toujours instables.

L'accord est un coup de pouce pour certains pays producteurs de pétrole, comme la Russie et le Kazakhstan, qui réclamaient de fortes augmentations de production.

«Gouverner le navire dans ces conditions actuelles, où différents scénarios se déroulent dans différentes régions du monde, nécessite une main ferme sur la barre, comme je l'ai déjà annoncé en février. Cela nécessite également de la flexibilité et une bonne réaction aux besoins du marché», ajoute-t-il.

Alexander Novak, vice-premier ministre de la Russie et coprésident de l'OPEP +, estime qu'il est important de ne pas laisser le marché s’enflammer et que le marché actuel était sous-approvisionné.

Les membres de l'OPEP + ont rigoureusement respecté les réductions, notent les ministres, faisant état d'une adhérence de 113% des plafonds de production.

Les marchés mondiaux du pétrole brut ont connu une augmentation progressive de leur prix, le Brent légèrement en avance à près de 64 dollars le baril.

La réunion de l'OPEP + a également félicité l'Arabie saoudite pour ses récentes initiatives «vertes» dans le Royaume et au Moyen-Orient, qui, selon les membres de l’OPEP +, constituaient une partie importante de l'effort mondial de lutte contre le changement climatique.

«Sur un sujet aussi vital que le changement climatique, qui a un impact sur la vie et les moyens de subsistance de tout le monde sur la planète et des générations à venir, nous devons nous inspirer de ce même esprit d’unité dont nous avons fait preuve en abordant le marché du pétrole au cours de l’année passée», a précisé le prince Abdel Aziz aux membre de l'OPEP +.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.