Nigeria: nettoyage de la plus grande plage de Lagos jonchée de plastique

Cet extrait d'une vidéo AFPTV prise le 27 mars 2021 montre des personnes ramassant des déchets plastiques à Lighthouse Beach à Lagos. Des dizaines de bénévoles ont ramassé des bouteilles en plastique, des sacs et des boîtes en polystyrène lors du lancement d'une opération de nettoyage de la plus longue plage de Lagos. (Pierre FAVENNEC / AFPTV / AFP)
Cet extrait d'une vidéo AFPTV prise le 27 mars 2021 montre des personnes ramassant des déchets plastiques à Lighthouse Beach à Lagos. Des dizaines de bénévoles ont ramassé des bouteilles en plastique, des sacs et des boîtes en polystyrène lors du lancement d'une opération de nettoyage de la plus longue plage de Lagos. (Pierre FAVENNEC / AFPTV / AFP)
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Publié le Vendredi 02 avril 2021

Nigeria: nettoyage de la plus grande plage de Lagos jonchée de plastique

  • La gigantesque mégapole de 20 millions d'habitants produit entre 13.000 tonnes et 15.000 tonnes d'ordures par jour, dont 2.250 tonnes uniquement de pollution plastique
  • Des chercheurs français du Groupement de recherche (GDR) "Polymères Océans" du CNRS ont révélé en février que quelque dix millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans de la planète

LAGOS : Les températures frôlent les 40 degrés ce matin-là mais les bénévoles continuent inlassablement leur tâche: ramasser les bouteilles en plastique, sachets ou boîtes en polystyrène qui jonchent Lighthouse beach, la plus grande plage de Lagos, dans le sud du Nigeria.

La gigantesque mégapole de 20 millions d'habitants produit entre 13.000 tonnes et 15.000 tonnes d'ordures par jour, dont 2.250 tonnes uniquement de pollution plastique, selon les chiffres de la compagnie locale de recyclage WeCyclers. 

Malgré des efforts récents des autorités pour tenter d'organiser le ramassage des ordures, et l'émergence de PME spécialisées dans ce secteur, la pollution au plastique, l'absence de tri et de sensibilisation du grand public est un immense problème environnemental et de santé publique pour la ville la plus peuplée d'Afrique. 

Conséquence: des montagnes de déchets sont charriées par les pluies et les marées, et se retrouvent échouées sur les plages de la ville. 

La plus grande d'entre elle, Lighthouse, bordée de cocotiers et frappée par les vagues de l'Atlantique, relie Lagos au Bénin voisin sur plus d'une centaine de kilomètres. S'il n'y avait pas tous ces déchets, elle pourrait être paradisiaque. 

Recycler le plastique

"Il est temps de commencer à sensibiliser les gens à la nécessité de préserver l'environnement, en particulier avec le problème du plastique", explique à l'AFP Chioma Chukwura, consultante en marketing digital, grand chapeau coloré sur la tête. 

A la fin de la journée, les quelque dizaines de bénévoles ont ramassé 230 grands sacs à ordures, qui s'amoncellent sur le sable brûlant.  

"Une entreprise de recyclage viendra les chercher", dit à l'AFP Owoade Yussuf, organisatrice de ce mouvement citoyen indépendant. "Chaque plastique ici sera recyclé", assure-t-elle. 

Vendu 500 dollars la tonne, le recyclage de plastique pourrait rapporter 250 millions de dollars à la ville de Lagos en moins d'un an. Mais un environnement plus propre pourrait aussi développer de nombreux secteurs de son économie. 

"Nettoyer les plages permet d'améliorer la vie des communautés locales qui pourraient vivre du tourisme", poursuit-elle. "Cependant, pour attirer les gens à la plage, il faut une plage propre". 

A leur départ, une centaine de mètres de sable a été vidée de ses déchets plastiques. Mais beaucoup reste à faire. 

"Il faudrait peut-être deux mois, en permanence, chaque jour, pour nettoyer cette plage. Et il faut trouver un moyen d'empêcher le plastique de revenir", lâche Ebube Nwosu, informaticien et bénévole, un peu désabusé. 

Des chercheurs français du Groupement de recherche (GDR) "Polymères Océans" du CNRS ont révélé en février que quelque dix millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans de la planète et que leur nettoyage n'était désormais plus possible du fait des coûts trop importants que cela engendrerait. 

Néanmoins, Owoade Yussuf ne veut pas se laisser abattre. Elle prévoit de revenir au mois de juin "avec plus de 100 bénévoles cette fois" et espère sensibiliser la communauté locale sur les avantages à garder son environnement propre pour qu'elle se joigne au mouvement citoyen.  

Mais à Lighthouse, le plastique n'est pas le seul problème. 

D'immenses épaves de bateaux échoués se succèdent le long de la plage: des armateurs peu scrupuleux les abandonnent discrètement au large des côtes nigérianes, plutôt que de payer leur désossement selon les normes environnementales internationales. 

Et pour ces épaves, même une armée de bénévoles n'y pourra rien.  


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.