Le vaccin requis pour entrer dans la mosquée du Prophète, le permis obligatoire pour la Omra

Le ministère saoudien de la Santé a souligné l'importance de respecter les mesures préventives et de demander des permis via les plateformes officielles. (Photo, SPA)
Le ministère saoudien de la Santé a souligné l'importance de respecter les mesures préventives et de demander des permis via les plateformes officielles. (Photo, SPA)
Short Url
Publié le Samedi 10 avril 2021

Le vaccin requis pour entrer dans la mosquée du Prophète, le permis obligatoire pour la Omra

  • Le ministère saoudien de la Santé a annoncé vendredi 904 nouveaux cas du coronavirus, portant le nombre total de cas dans le Royaume depuis l’apparition de la pandémie à 396 758
  • Une amende de 10 000 SR (~ $2700) à toute personne qui tente d’effectuer la Omra sans autorisation

RIYAD: L'Arabie saoudite a annoncé que seuls les fidèles vaccinés seront autorisés à entrer dans la mosquée du Prophète à Al-Madina et que ceux qui effectuent la Omra sans permis pendant le Ramadan seront condamnés à une amende de 10 000 SR (2666 dollars) dans le but d'empêcher la prolifération du coronavirus.

Une source officielle au ministère de l'Intérieur a annoncé qu'une amende de 10 000 SR sera infligée à quiconque tente d’effectuer la Omra sans permis, tandis qu'une amende de 1 000 SR sera infligée aux personnes qui tenteront d'entrer dans la Grande Mosquée de La Mecque sans autorisation.

Ces sanctions resteront en vigueur jusqu'à la fin de la pandémie de coronavirus. Le ministère cherche à faire en sorte que toutes les mesures de précaution destinées à empêcher la propagation du virus soient suivies à la lettre.

Pendant ce temps-là, le nombre de cas confirmés du coronavirus dans le Royaume continue d'augmenter, le ministère du Hajj et de la Omra a confirmé le lancement des mises à jour pour les deux applications Eatmarna et Tawakkalna, en coopération avec l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle.

Grâce aux nouvelles versions, les citoyens et les résidents peuvent demander la délivrance et les réservations des permis pour la Omra ainsi que les prières pendant le mois sacré du Ramadan, la visualisation des permis étant exclusif à l'application Tawakkalna.

fait marquant

Le nombre total de cas du coronavirus en Arabie saoudite a atteint 396 758

L’intégration de la technologie vise à accroître la capacité opérationnelle et à maintenir des mesures de précaution à l'intérieur de la Grande Mosquée de La Mecque, et à vérifier les mesures de sécurité et le statut de vaccination des demandeurs de permis.

Le ministère a également souligné l'importance de respecter les mesures préventives et de demander des permis via les plateformes officielles.

Après que le ministère du Commerce ait mis en garde les établissements commerciaux contre l'utilisation d'influenceurs des médias sociaux pour promouvoir leurs produits, sept personnes ont été arrêtées pour violations.

Le ministère de la Santé a annoncé vendredi 904 nouveaux cas du coronavirus, portant le nombre total de cas dans le Royaume depuis l’apparition de la pandémie à 396 758.

Sur les 7 823 cas actifs en Arabie saoudite, 898 sont dans un état critique.

Il y a eu 540 nouvelles guérisons dans le Royaume, portant le total à 382 198.

Le ministère a aussi révélé que neuf autres personnes étaient décédées des suites de complications liées au coronavirus, portant le nombre de morts à 6737 dans le pays.

En termes de vaccinations, le Royaume a administré plus de 6 millions de vaccins contre le coronavirus. Le ministère de la Santé a de plus avisé que les personnes âgées de plus de 75 ans n'ont plus besoin de réserver des plages horaires afin de recevoir le vaccin.

Dans le cadre des mesures sanitaires, 526 mosquées ont été temporairement fermées au cours des 61 derniers jours, dont 502 ont rouvert après une désinfection totale des lieux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.