Ramadan 2021: la diaspora maghrébine s’apprête à célébrer le mois sacré

Le ramadan, l’un des piliers de l’islam, se déroulera, pour la deuxième année consécutive, dans un contexte de crise sanitaire et de confinement. Photo fournie
Le ramadan, l’un des piliers de l’islam, se déroulera, pour la deuxième année consécutive, dans un contexte de crise sanitaire et de confinement. Photo fournie
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Publié le Lundi 12 avril 2021

Ramadan 2021: la diaspora maghrébine s’apprête à célébrer le mois sacré

  • Le ramadan, l’un des piliers de l’islam, se déroulera, pour la deuxième année consécutive, dans un contexte de crise sanitaire et de confinement
  • Pour les musulmans, le mois de jeûne est sacré: il est consacré à la spiritualité, à la communion et au partage

PARIS: Annoncé à partir du 13 avril par le Conseil français du culte musulman (CFCM), le ramadan, l’un des piliers de l’islam, se déroulera, pour la deuxième année consécutive, dans un contexte de crise sanitaire et de confinement. «Celles et ceux qui remplissent les conditions du jeûne et sont en mesure de l’observer l’observeront comme d’habitude», rappelle Mohamed Moussaoui, président du CFCM. Il précise également que celles et ceux qui ne peuvent pas suivre le jeûne, en raison de la maladie par exemple, en «seront exemptés en fonction de la réalité de leur situation».

Mois de spiritualité, de communion et de partage

Pour les musulmans, le mois de jeûne est sacré: il est consacré à la spiritualité, à la communion et au partage. «Le mois de ramadan est une période spéciale pour les musulmans. Il est recommandé de se reconcentrer sur l’essentiel, la foi, les proches et le don de soi, la générosité envers les autres», confie Myriam, infirmière dans un hôpital de la région parisienne, à Arab News en français. «Comme l’année dernière, nous allons accomplir notre devoir envers nos compatriotes malades. Le ramadan renforce ma foi et me pousse à en faire plus pour mes patients.» Elle ajoute que l’esprit du ramadan, ses préceptes, répondent parfaitement aux exigences de cette période particulière de Covid-19. Cela nous rappelle que, sans la solidarité, la générosité et la résilience, nous ne pourrons pas nous sortir de cette crise sanitaire mondiale», confie-t-elle.

De son côté, Chiffaoui Khadija, une retraitée franco-marocaine, nous explique qu’elle passera le mois de ramadan chez elle, confinée. «Je consacrerai mon temps à la spiritualité, aux prières et à la communion avec Allah.» Le confinement ne change rien pour elle: «Je ne déroge pas à mes habitudes, je préfère vivre le ramadan dans la spiritualité et ne pas organiser de veillées festives.»

Confinés mais solidaires

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, on observe également un regain de solidarité au sein des associations caritatives, notamment dans les quartiers les plus défavorisés. Nombreux sont ceux qui utilisent leur temps libre pour venir en aide aux plus démunis. Depuis l’irruption de cette crise sanitaire et ses conséquences sur le pouvoir d’achat, des familles fragiles sont en proie à une grande précarité. Dans les quartiers les plus peuplés de la périphérie de Paris, des denrées alimentaires ont été distribuées à ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois durant les longues semaines du confinement et au-delà de cette période.

Rencontrée sur un marché dans le Val-de-Marne, Zohra, traiteur sur un marché et à domicile, nous explique qu’elle compte préparer la traditionnelle chorba (soupe servie à l’occasion de la rupture du jeûne) pour le compte d’une association de quartier.

Mme Chelgouf, mère de famille, est quant à elle en télétravail. Elle nous explique que le ramadan est une période propice pour manifester sa solidarité avec autrui. «Nous avons pour habitude de convier nos amis et les membres de la famille à partager des festins lors des soirées du ramadan, notamment les week-ends», nous confie-t-elle. «Mais, cette année comme l’année dernière, le ramadan sera consacré au partage, aux dons et à la spiritualité, et ce n’est pas plus mal. Car n’oublions pas que, partout dans le monde, des millions de personnes sont endeuillées ou séparées de leurs proches. Ici comme ailleurs, nous vivons des moments particuliers et, comme l’année dernière, nous passerons ce mois sacré confinés, mais résilients.»

Préparatifs et veillées, des traditions maintenues

À quelques jours du ramadan, on observe une effervescence sur les marchés, dans les centres commerciaux et dans les boutiques. Le mois de jeûne est aussi une période de festivités célébrée en famille ou entre amis. Elle est marquée par la préparation de festins, de mets traditionnels spéciaux selon les traditions des pays et des régions du Maghreb. «J’essaie de perpétuer les traditions familiales. Petite, j’observais ma mère entamer les préparatifs durant le mois de chaabane, qui précède le ramadan. Il s’agissait de préparer et de décorer les lieux dédiés à la célébration des rites du mois sacré, ainsi que le lieu de vie, après l’iftar [repas traditionnel de rupture du jeûne]», nous confie Malika, une Algéro-Française née à Alger qui habite depuis près de trois décennies dans le sud de la France, à Montpellier. «Les préparatifs consistaient aussi à acheter les ingrédients pour les mets et les plats du ramadan. Et avant cela, nous procédions tous au grand nettoyage de printemps afin d’accueillir le ramadan», se souvient-elle.

À l’instar de tous les musulmans du monde, les binationaux et les personnes qui résident en France comptent bien célébrer le mois sacré, malgré le contexte de pandémie et la limitation de la circulation (dix kilomètres autour de chez soi ) qui touchent tout l’Hexagone. Les seules dérogations accordées répondent à des motifs impérieux liés à des activités professionnelles qui ne peuvent se réaliser à distance et à des soins médicaux. À ce titre, le président du CFCM appelle à respecter le couvre-feu et à «limiter strictement les repas familiaux aux membres vivant sous le même toit» au moment de l’iftar. L’instance recommande par ailleurs aux mosquées de suspendre la prière du vendredi si elles ne sont pas «dans la capacité d’accueillir l’ensemble des fidèles dans le respect des mesures sanitaires».

Malgré ces nombreuses restrictions, les veillées du ramadan restent actives et festives. Certains consacrent une partie de la soirée à la prière de tarawih, même si elle a lieu à la maison; d’autres préfèrent partager, en comité très restreint, des moments conviviaux en dégustant des gâteaux aux amandes, des makrouts au miel, accompagnés de thé à la menthe.

De nombreux établissements comme le Djakarta Bali de Nin Hanafi, restaurant indonésien, dans le Ier arrondissement de Paris; le Mansouria, qui prépare des spécialités marocaines, dans le XIIe; ou encore le Méchoui du Prince, dans le VIe, proposeront à leurs clients le repas d’iftar en livraison ou à emporter.

Selon diverses études – de l’Institut Montaigne, de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee), ou de l’Institut national d’études démographiques (Ined) –, il y a en France entre cinq et six millions de musulmans pratiquants et non pratiquants, ce qui fait de l’islam la deuxième religion de France.


Nouveau départ de feu dans le Var: plus de 600 évacuations, 100 hectares parcourus

Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
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  • Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var
  • 250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires

MARSEILLE: Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook.

"600 à 700 personnes" ont été évacuées, indique le maire, faisant état de 100 hectares de végétation parcourus depuis le déclenchement de ce nouveau feu, moins de 24 heures après l'annonce de la fixation de l'incendie du Gros Besillon, à une vingtaine de km plus au nord, qui a parcouru 4.500 hectares en huit jours.

Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var. Parmi les personnes évacuées, 120 sont accueillies au Hall des expositions de Brignoles, a précisé M. Brémond.

250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires.

 

 


Incendie dans le sud-ouest: le feu «toujours stabilisé», le risque de reprises persiste

L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
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  • La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer
  • Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange

BORDEAUX: L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes.

"La nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises de feu traitées rapidement cette nuit", a annoncé la préfecture de Gironde, une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50.000 hectares avaient été calcinés.

"La surface brûlée n'a pas évolué", a précisé la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures attendues en hausse : jusqu'à 41°C dans les terres et 38°C sur le littoral.

La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Au regard de ces conditions météorologiques, les sapeurs-pompiers de Gironde ont alerté sur un "risque de reprise de feux extrêmement élevé" dans la journée.

La veille, elles avaient conduit à l'évacuation préventive de 4.000 touristes des campings et résidences de vacances de la station balnéaire de Lacanau, à 50 km à l'ouest de Bordeaux.

Depuis le début de cet incendie hors-norme, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes du secteur.

Mardi soir, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans le week-end ont pu rentrer chez eux, a indiqué la préfète du département Sophie Brocas.

Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques", quasiment achevé, vise à priver ce feu, d'origine accidentelle, de "combustible" et empêcher sa progression, selon l'association Défense de la forêt contre les incendies de la région aquitaine (DFCI).

"126 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de cet évènement", a indiqué la préfecture.

Ces derniers jours, le sud-est du pays a aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var.

 


Incendies: Engie va consacrer 25 millions d'euros à la reconstruction des forêts

Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
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  • Engie consacrera 25 millions d’euros à la restauration durable des forêts françaises touchées par les incendies
  • Le groupe vise à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes face au changement climatique

PARIS: Le groupe énergétique français Engie va verser 25 millions d'euros pour participer à "la reconstruction et la régénération durable des forêts détruites", a-t-il annoncé mardi, mettant en avant le "choc humain, environnemental et économique" des incendies, notamment en Gironde et à Fontainebleau.

"Cette contribution permettra d'accompagner les efforts de reconstitution des espaces forestiers détruits et de soutenir les initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes naturels face aux effets du changement climatique", a écrit le groupe dans un communiqué.

"Cela implique notamment de réfléchir aux essences les plus adaptées, à la préservation de la biodiversité, à la restauration de zones humides, aux conditions d'accès pour les services de secours ainsi qu'à la protection et au retour de la faune sauvage", ajoute Engie, soulignant que ces incendies avaient atteint "une part du patrimoine naturel français".

Les incendies ont déjà parcouru plus de 116.000 hectares en France cette année, un record, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont une part importante par le "mégafeu" qui sévit depuis plusieurs jours en Gironde.

Les efforts de reboisement s'annoncent très coûteux: chaque hectare de forêt à restaurer coûte entre 5.000 et 10.000 euros, selon le ministère de la Transition écologique. La ministre Monique Barbut a rappelé mardi dernier que l’État augmenterait de 20 millions d'euros les fonds alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026.

Le groupe énergétique affirme qu'il va "se rapprocher des autorités publiques, des collectivités territoriales, des acteurs de la filière forestière et du monde de la recherche afin de déployer concrètement ce soutien" et qu'il s'inscrit "dans le cadre du plan +France Forêt 2100+".

Quelques initiatives de la part des entreprises ont eu lieu depuis le début de la saison des incendies, à l'instar de Carrefour qui a promis de donner environ 8 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène, de Lidl qui a indiqué en livrer 3 tonnes, de la Macif qui a annoncé un fonds d'un million d'euros pour ses sociétaires et des actions de solidarité, et du Crédit Agricole qui a prévu notamment un fonds d'urgence de deux millions d'euros à destination des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).