Le président libyen en faveur du départ « des milices » étrangères de son pays

Le dirigeant intérimaire de la Libye, Mohamed El-Menfi, s'adresse à la presse après une rencontre avec le président français au palais présidentiel de l'Elysée, à Paris, le 23 mars 2021. (Ludovic MARIN / AFP)
Le dirigeant intérimaire de la Libye, Mohamed El-Menfi, s'adresse à la presse après une rencontre avec le président français au palais présidentiel de l'Elysée, à Paris, le 23 mars 2021. (Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Mercredi 14 avril 2021

Le président libyen en faveur du départ « des milices » étrangères de son pays

  • Le président libyen a assuré que des discussions sur ce sujet avaient déjà eu lieu afin que "l'objectif du départ des milices soit rempli", selon un communiqué en grec des services de M. Mitsotakis
  • La visite de Mohamed al-Menfi à Athènes intervient une semaine après celle à Tripoli de Kyriakos Mitsotakis et du ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias, pour marquer la réouverture de l'ambassade de Grèce dans la capitale libyenne

ATHÈNES : Le nouveau président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed al-Menfi, a assuré mercredi à Athènes faire "tous les efforts possibles" pour obtenir "le départ de toutes les milices" étrangères de son pays, à l'occasion d'une visite officielle en Grèce.

"(...) Nous allons faire tous les efforts possibles pour assurer la souveraineté et l'indépendance (de la Libye), liées au départ définitif de toutes les milices de mon pays", a déclaré Mohamed al-Menfi lors d'un entretien avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

Le président libyen a assuré que des discussions sur ce sujet avaient déjà eu lieu afin que "l'objectif du départ des milices soit rempli", selon un communiqué en grec des services de M. Mitsotakis.

Le Premier ministre grec a promis le soutien de la Grèce à la reconstruction de la Libye, réaffirmant que "la condition indispensable" pour la normalisation politique du pays, avec les élections prévues en fin d'année, est "le départ de toutes les forces (étrangères) du territoire libyen". 

Il a également souligné l'intention des deux pays méditerranéens d'aborder "des questions cruciales, comme celle de la délimitation des zones maritimes" en Méditerranée orientale.

La visite de Mohamed al-Menfi à Athènes intervient une semaine après celle à Tripoli de Kyriakos Mitsotakis et du ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias, pour marquer la réouverture de l'ambassade de Grèce dans la capitale libyenne.

Athènes veut profiter de la normalisation de la situation politique en Libye, appuyée par la communauté internationale, pour rétablir rapidement ses relations diplomatiques avec ce pays méditerranéen, afin notamment de contrer la Turquie voisine avec laquelle elle entretient des relations difficiles.

Lundi, M. Dendias a réitéré le rejet par la Grèce des "accords illégaux conclus par le précédent gouvernement (libyen) avec la Turquie", en référence à un accord de délimitation de zones maritimes signé en 2019 entre la Turquie et l'ex gouvernement d'union nationale (GNA) libyen de Fatez al-Sarraj.

A l'époque, l'ambassadeur libyen à Athènes, Mohamed al-Manfi, avait été expulsé car il n'avait pas révélé, comme le gouvernement grec l'exigeait, le contenu de cet accord controversé. 

Cet accord, que les autres pays riverains de la Méditerranée orientale ne reconnaissent pas, fixe les frontières maritimes entre la Turquie et la Libye dans une région riche en gaz naturel.

La Turquie s'appuie sur ce texte pour justifier les forages gaziers qu'elle mène dans des zones qui se situent en théorie dans l'espace maritime de la Grèce ou de Chypre.

Lundi, à Ankara, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah ont réaffirmé leur attachement à ce même accord.

La représentation diplomatique d'Athènes à Tripoli avait été fermée en juillet 2014, quand une frégate de la Marine grecque avait évacué près de 200 Grecs et d'autres étrangers, dans un pays alors en proie au chaos.

Athènes a soutenu depuis lors l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, rival du GNA.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com