Le FMI appelle l'Europe à un nouvel effort budgétaire pour surmonter la crise

L'appel du FMI s'est fait à l'occasion de la publication de son rapport régional dans le cadre de ses Réunions de printemps qui sont organisées en mode virtuel cette année, pandémie oblige. (Photo, AFP)
L'appel du FMI s'est fait à l'occasion de la publication de son rapport régional dans le cadre de ses Réunions de printemps qui sont organisées en mode virtuel cette année, pandémie oblige. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

Le FMI appelle l'Europe à un nouvel effort budgétaire pour surmonter la crise

  • Pour l'heure, l'économie européenne est confrontée à plus de « risques à la baisse à court terme » que de chances d'amélioration en raison des mutations de la Covid-19
  • « Reflétant les vagues d'infection et le rythme des vaccinations, la reprise économique en Europe est toujours hésitante et inégale », a résumé le Fonds

WASHINGTON : Le directeur Europe du Fonds monétaire international, Alfred Kammer, a appelé mercredi les pays européens à donner « un coup de collier » en fournissant plus d'aide budgétaire en 2021 et 2022 pour surmonter la crise et réduire son impact à long terme.

Pour l'heure, l'économie européenne est confrontée à plus de « risques à la baisse à court terme » que de chances d'amélioration en raison des mutations de la Covid-19 et du retard pris dans la campagne de vaccination, a souligné le FMI à l'occasion de la publication de son rapport régional dans le cadre de ses réunions de printemps.

« Reflétant les vagues d'infection et le rythme des vaccinations, la reprise économique en Europe est toujours hésitante et inégale », a résumé Alfred Kammer.

« Pour fin 2021 et 2022, nous suggérons un coup de collier supplémentaire (...) parce que, in fine, c'est ce qui va déterminer si nous parviendrons à limiter les pertes de PIB, si celles-ci seront plus importantes ou moins importantes que ce que nous projetons », a-t-il dit au cours d'un entretien avec l'AFP.

Un effort « concerté » sera « énormément bénéfique pour tout le monde », a-t-il argué, relevant que l'Europe disposait encore d'un espace budgétaire si elle était confrontée à de nouveaux chocs.

Le FMI table sur une croissance de 4,5% cette année en Europe. Mais la croissance du PIB européen ne reviendra pas à son niveau d'avant pandémie avant 2022 et à condition que les vaccins « soient largement disponibles à l'été 2021 et tout au long de 2022 », a souligné M. Kammer, mettant en avant la grande incertitude entourant ces prévisions.

Accélérer la production et la distribution des vaccins « est le défi le plus critique à ce stade" et "les décideurs politiques doivent continuer à fournir une aide d'urgence pour soutenir les ménages et les entreprises », estime ainsi l'institution de Washington.

« Ciblé et temporaire »

Pour autant, « il ne s'agit pas d'un appel à augmenter les dépenses de manière (...) permanente mais d'un coup de pouce bien ciblé et temporaire », a commenté Alfred Kammer.

Les pays doivent stimuler la reprise par des investissements « verts » pour générer une croissance durable et respectueuse de l'environnement.

« En ce qui concerne la restructuration de l'économie, nous ne savons pas combien de temps cela va prendre », a admis Alfred Kammer. « Ce que nous savons, c'est que le soutien budgétaire doit se poursuivre en 2021 et 2022 ».

Il a jugé le plan de relance de l'UE « suffisant à ce stade », à condition qu'il soit effectivement mis en œuvre.

« Le plus tôt sera le mieux », a-t-il dit. « De nouveaux retards dans sa mise en œuvre doivent être évités », a-t-il ajouté alors que ce plan pourrait apporter 1,5% de croissance supplémentaire d'ici 2023. 

Pour l'heure, les pays de l'UE n'ont pas encore tous ratifié ce fonds de relance de 750 milliards d'euros, financé par une dette commune inédite et laborieusement négociée l'été dernier. La justice allemande menace de bloquer cet instrument en raison de doutes sur sa légalité.

« Dose équitable d'opportunités »

Alfred Kammer a toutefois souligné qu'il était « important »" que les pays se donnent du temps pour élaborer de bons projets. 

Le FMI a calculé qu'un soutien supplémentaire, représentant 3% du PIB sur 2021−22, pourrait augmenter le PIB d'environ 2% d'ici la fin de 2022. A moyen terme, les effets de la crise seraient réduits « de plus de la moitié », a-t-il expliqué.

En d'autres termes, plus la reprise sera rapide, moins les effets de la crise seront durables.

Le Fonds est particulièrement inquiet de la possibilité que des personnes ayant perdu leur emploi au cours de la pandémie n'en retrouvent pas à l'avenir. 

« Il est important de travailler sur la cohésion sociale et le contrat social », a déclaré Alfred Kammer, rappelant que la crise avait exacerbé les inégalités et touché plus durement les jeunes, les femmes et les personnes peu qualifiées. S'agissant des jeunes, il est nécessaire « de leur administrer une dose équitable d'opportunités et de les préparer à ces opportunités ».

Si ces problématiques n'étaient pas adressées, les pays pourraient s'exposer à des troubles sociaux, estime le FMI.

 


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.