Enième fusillade aux Etats-Unis: huit morts à Indianapolis

Des policiers dirigent la circulation après une fusillade au Recreation Center at Northridge à Highlands Ranch à l'école STEM Highlands Ranch, Colorado, le 7 mai 2019.  (Chet Strange / AFP)
Des policiers dirigent la circulation après une fusillade au Recreation Center at Northridge à Highlands Ranch à l'école STEM Highlands Ranch, Colorado, le 7 mai 2019. (Chet Strange / AFP)
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Publié le Vendredi 16 avril 2021

Enième fusillade aux Etats-Unis: huit morts à Indianapolis

  • Des familles dénonçaient vendredi l'attente interminable pour avoir des nouvelles de leurs proches à cause d'une règle interdisant à certains employés de cet entrepôt FedEx d'utiliser leur téléphone portable
  • L'attaque, dans un entrepôt proche de l'aéroport de cette ville du Midwest, n'a duré qu'une poignée de minutes

INDIANAPOLIS : L'Amérique est meurtrie par une nouvelle fusillade à nombreuses victimes: au moins huit personnes ont perdu la vie lorsqu'un tireur a ouvert le feu jeudi dans un centre de tri postal de la ville d'Indianapolis.

Des familles dénonçaient vendredi l'attente interminable pour avoir des nouvelles de leurs proches à cause d'une règle interdisant à certains employés de cet entrepôt FedEx d'utiliser leur téléphone portable.

"On nous a donné un numéro à appeler mais qui n'avait pas la moindre information", a fustigé Tammy Campbell, la femme d'un d'entre eux, à la chaîne Fox 59. "Il faut qu'ils changent leur politique et que l'on puisse contacter un employé ou leur permettre d'avoir leur portable."

Une porte-parole de l'entreprise a confirmé à l'AFP qu'"en vertu de protocoles de sécurité et afin de minimiser les distractions (...), l'accès aux téléphones portables dans certaines zones des opérations de FedEx Ground est limité aux membres autorisés de l'équipe."

L'attaque, dans un entrepôt proche de l'aéroport de cette ville du Midwest, n'a duré qu'une poignée de minutes.

Vers 23H00 locales jeudi (03H00 GMT vendredi), le tireur présumé est sorti de sa voiture avec un fusil d'assaut et "a commencé à tirer au hasard, d'abord sur le parking", puis dans l'entrepôt, "avant de se donner la mort", a indiqué Craig McCartt, un responsable de la police d'Indianapolis, lors d'un point de presse.

Huit personnes ont été retrouvées mortes et cinq autres ont été hospitalisées.

La police fédérale, le FBI, a estimé qu'il était "prématuré de spéculer" sur les mobiles du tireur et FedEx n'a pas encore indiqué s'il était un employé du groupe.

Fléau récurrent 

Un homme travaillant sur le site a raconté à la télévision locale WISH-TV avoir vu une personne tirer à l'arme semi-automatique et entendu plus de dix tirs qu'il a d'abord pris pour des bruits provenant d'un moteur.

"J'ai vu un homme avec une sorte de pistolet-mitrailleur, une arme automatique, et il tirait en plein air", a dit Jeremiah Miller. "Je me suis baissé immédiatement, j'avais peur".

La violence par arme à feu "meurtrit" l'âme de la nation américaine, a déploré Joe Biden dans un communiqué, ordonnant la mise en berne des drapeaux dans les bâtiments publics fédéraux.

"Ce matin, c'est le chagrin qui nous habite", a déploré le maire d'Indianapolis, capitale de l'Indiana, Joe Hogsett. "Le chagrin pour les familles des personnes tuées, le chagrin pour les employés qui ont perdu leurs collègues, et le chagrin pour les nombreux Américains qui s'efforcent de comprendre comment des tragédies comme celle-ci continuent à se produire, encore et toujours".

La fusillade, dans cette ville connue pour son circuit automobile, fait suite à une série de drames similaires ces dernières semaines, à Atlanta, Boulder, Los Angeles...

Fléau récurrent aux Etats-Unis, les fusillades relancent régulièrement le débat sur la prolifération des armes à feu dans le pays, sans beaucoup d'avancées concrètes.

"La violence par arme à feu dans ce pays est une épidémie, c'est une honte internationale", avait fustigé le président Joe Biden début avril en dévoilant des mesures ciblées pour encadrer l'accès aux armes à feu aux Etats-Unis. 

Des mesures d'une portée réduite en raison de la difficulté à faire adopter au Congrès des mesures plus audacieuses, au regard de la très courte majorité parlementaire démocrate.

De nombreux Américains restent très attachés à leurs armes et se sont même précipités pour en acheter davantage depuis le début de la pandémie, et encore plus lors des grandes manifestations antiracistes du printemps 2020 et des tensions électorales de l'automne.

Depuis le 1er janvier, plus de 12 000 personnes ont déjà été tuées par une arme à feu selon le site Gun Violence Archive.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.