Pakistan : blocage temporaire des réseaux sociaux

Des policiers anti-émeute jettent des pierres sur les partisans du parti Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP) lors d'une manifestation contre l'arrestation de leur chef alors qu'il réclamait l'expulsion de l'ambassadeur de France pour les représentations du prophète Muhammad, dans le quartier de Barakahu à Islamabad le 13 avril , 2021. (Aamir Qureshi/AFP)
Des policiers anti-émeute jettent des pierres sur les partisans du parti Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP) lors d'une manifestation contre l'arrestation de leur chef alors qu'il réclamait l'expulsion de l'ambassadeur de France pour les représentations du prophète Muhammad, dans le quartier de Barakahu à Islamabad le 13 avril , 2021. (Aamir Qureshi/AFP)
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Publié le Vendredi 16 avril 2021

Pakistan : blocage temporaire des réseaux sociaux

  • Dans une notification envoyée à l'Autorité des télécommunications pakistanaises (PTA), le ministère de l'Intérieur réclame qu'elle impose un "blocage complet" de Twitter, Facebook, WhatsApp, YouTube et Telegram jusqu'à 15h00 locales (11h00 GMT).
  • Cette mesure intervient au lendemain de la recommandation faite aux ressortissants et aux entreprises françaises, par l'ambassade de France au Pakistan, de quitter temporairement le pays

ISLAMABAD : Le gouvernement pakistanais a ordonné le blocage des réseaux sociaux et des applications de messagerie instantanée dans le pays pour quelques heures vendredi, jour de la prière hebdomadaire qui donne lieu à des rassemblements, après plusieurs jours de violentes manifestations anti-françaises.

Le ministère n'a donné aucune raison à cette interdiction. Mais elle intervient au lendemain de la recommandation faite aux ressortissants et aux entreprises françaises, par l'ambassade de France au Pakistan, de quitter temporairement le pays, en raison des "menaces sérieuses" qui y pèsent sur les intérêts français.

Dans une notification envoyée à l'Autorité des télécommunications pakistanaises (PTA), le ministère de l'Intérieur réclame qu'elle impose un "blocage complet" de Twitter, Facebook, WhatsApp, YouTube et Telegram jusqu'à 15h00 locales (11h00 GMT)

Cette annonce faisait suite à plusieurs jours de violentes manifestations à Lahore (est) et Karachi (sud), les deux plus grandes villes pakistanaises, ainsi que dans la capitale Islamabad (nord), à l'instigation d'un parti islamiste radical, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), pour réclamer l'expulsion de l'ambassadeur de France.

Les partis politiques utilisent fréquemment les réseaux sociaux pour mobiliser leurs militants. Les autorités pouvaient craindre que le TLP n'utilise la prière du vendredi, qui attire de larges foules dans les mosquées, pour attiser le mécontentement de ses partisans.

Les partisans du TLP ont réagi avec colère à l'arrestation lundi à Lahore de leur chef Saad Rizvi, quelques heures après qu'il eut appelé à une marche le 20 avril à Islamabad pour réclamer l'expulsion de l'ambassadeur français.

Le sentiment antifrançais est exacerbé au Pakistan depuis que le président Emmanuel Macron a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression, au cours de l'hommage rendu à un enseignant tué le 16 octobre après avoir montré des dessins satiriques à sa classe, dans la foulée de la republication de représentations du prophète Mahomet par l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

Le gouvernement du Premier ministre Imran Khan a tenté en vain pendant plusieurs années de contrôler le TLP, qui a à plusieurs reprises bloqué de larges parties du pays. Mais il a annoncé mercredi que ce parti extrémiste serait désormais interdit, le qualifiant de groupe terroriste.

La sécurité a été renforcée auprès de l'ambassade de France à Islamabad, avait constaté jeudi un journaliste de l'AFP. Des conteneurs maritimes ont été ajoutés le long du mur extérieur de l'enceinte pour en protéger l'accès et des Rangers, une force paramilitaire pakistanaise, ont été déployés à proximité.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.