Gustavo Dudamel, prodige vénézuélien devenu chef d'orchestre superstar

Né à Barquisimeto, dans l'ouest du Venezuela le 26 janvier 1981, Gustavo Dudamel est le fils d'un tromboniste et d'une professeure de chant. Il raconte comment, enfant, il dirigeait un orchestre composé de ses jouets, avant de choisir le violon comme instrument. (AFP).
Né à Barquisimeto, dans l'ouest du Venezuela le 26 janvier 1981, Gustavo Dudamel est le fils d'un tromboniste et d'une professeure de chant. Il raconte comment, enfant, il dirigeait un orchestre composé de ses jouets, avant de choisir le violon comme instrument. (AFP).
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Publié le Vendredi 16 avril 2021

Gustavo Dudamel, prodige vénézuélien devenu chef d'orchestre superstar

  • Considéré depuis tout jeune comme un prodige, celui qui continuera de diriger en même temps l'Orchestre philharmonique de Los Angeles est acclamé dans les plus grandes salles et est l'un des chefs les mieux payés au monde
  • Le maestro est reconnaissable à ses cheveux frisés qui suivent le mouvement à chaque coup de baguette

CARACAS: Le Vénézuélien Gustavo Dudamel était adolescent lorsqu'il s'est emparé d'une baguette de chef d'orchestre. A tout juste 40 ans, le maestro star obtient le prestigieux poste de directeur musical de l'Opéra de Paris. 


Considéré depuis tout jeune comme un prodige, celui qui continuera de diriger en même temps l'Orchestre philharmonique de Los Angeles est acclamé dans les plus grandes salles et est l'un des chefs les mieux payés au monde (trois millions de dollars à l'année selon la presse américaine).


Le maestro, reconnaissable à ses cheveux frisés qui suivent le mouvement à chaque coup de baguette, fait aussi l'objet de critiques de la part de nombreux de ses compatriotes qui l'accusent d'avoir fermé les yeux pendant des années sur ses dérives autoritaires du pouvoir socialiste de Caracas.


Il avait expliqué que son silence visait à éviter de politiser "El Sistema", le Système national d'orchestres pour la jeunesse du Venezuela, célèbre projet d'éducation populaire à la musique classique fondé en 1975, dont il est un pur produit et un des plus illustres représentants.


C'est grâce à ce programme social --soutenu par l'Etat, avant d'être récupéré par le pouvoir chaviste--, qui a donné accès à la musique à des centaines de milliers d'enfants des quartiers pauvres, que le jeune Dudamel a été catapulté à la tête des plus grands orchestres. 


Son fondateur, José Antonio Abreu (1939-2018), dont le projet a été dupliqué dans de nombreux pays, le nomme à 18 ans directeur de l'Orchestre Simon Bolivar des jeunes du Venezuela, issu de Sistema.


En 2004, le Vénézuélien remporte le concours international de direction Gustav Mahler organisé en Allemagne. Il dirige ensuite l'Orchestre symphonique de Göteborg (Suède). En 2009, à 28 ans à peine, le "Wunderkind" arrive au pupitre du prestigieux Orchestre philharmonique de Los Angeles.


Né à Barquisimeto, dans l'ouest du Venezuela le 26 janvier 1981, il est le fils d'un tromboniste et d'une professeure de chant. Il raconte comment, enfant, il dirigeait un orchestre composé de ses jouets, avant de choisir le violon comme instrument. 

Le directeur de l'Opéra de Paris Alexander Neef salue «un chef aussi accompli et emblématique»

Le directeur de l'Opéra de Paris Alexander Neef a salué "un chef aussi accompli et emblématique" et l'a qualifié de l'un des "plus talentueux et prestigieux chefs au monde", lors d'une conférence de presse transmise via Zoom depuis le Palais Garnier. 


Gustavo Dudamel s'est dit "très touché et reconnaissant" par cette nomination au sein de "cette maison magnifique", affirmant n'avoir pas "hésité un instant à dire oui".


"Après une année difficile, je ressens une profonde responsabilité envers notre forme d'art", a-t-il précisé, en référence à la crise sanitaire.


Le maestro souhaite que l'Opéra devienne "une plateforme pour l'avenir" pour que "tout le monde se sente représenté" par cette maison. "L'accès à la musique va faire partie intégrante" de son projet, a-t-il assuré.


Il a également dit vouloir collaborer de près avec le Ballet de l'Opéra, annonçant d'ores et déjà une création de danse sur une musique du compositeur Thomas Adès.

« Bout de bois » 

Sa compatriote Mayerlin Carrero, qui joue du trombone dans l'Orchestre symphonique de Miami, se souvient d'un concert lors d'un séminaire musical en 1994. "C'était un jeune qui faisait plein de blagues, extraverti, toujours joyeux et en même temps très concentré", raconte-t-elle à l'AFP.


A 13 ans, Gustavo Dudamel abandonne le violon pour la direction d'orchestre. 


"Qui aurait pu imaginer qu'un enfant issu de la classe populaire de la ville de Barquisimeto, au Venezuela, et dont l'unique talent remarquable était d'agiter un bout de bois, pourrait un jour se retrouver ici ?", déclarait le chef d'orchestre en janvier 2019 lorsqu'une étoile à son nom avait été apposée sur Hollywood Boulevard. 


Le directeur s'est fait connaître notamment par sa fougue décoiffante et sa gestuelle expressive face à l'orchestre: il dirige avec des mouvements amples, ferme les yeux. 


"Sa façon de diriger a toujours été excentrique, différente", raconte à l'AFP Linda Briceño, trompettiste vénézuélienne également formée par El Sistema. 


"Un homme talentueux et très aimé des orchestres en raison de sa personnalité", renchérit Robert Fink, doyen associé de l'Ecole de musique de l'Université de Californie de Los Angeles (UCLA). Mais "il n'est pas novateur", souligne le professeur de musicologie, "son modèle reste l'école européenne". 


Ce maestro plus connu pour le symphonique que pour le lyrique a dirigé pour la première fois l'orchestre de l'Opéra de Paris pour La Bohème de Puccini en 2017.


Marié à l'actrice espagnole Maria Valverde et père d'un enfant d'un précédent mariage, Gustavo Dudamel a tenté de se tenir éloigné de la politique vénézuélienne dans un pays en pleine déliquescence économique et fortement divisé politiquement.

Après avoir été traité quasiment comme un héros national, parcourant le monde avec l'Orchestre Simon Bolivar --qu'il a également dirigé aux funérailles d'Hugo Chavéz-- et participant à des cérémonies organisées par le pouvoir, il prend ouvertement position contre le président Nicolas Maduro en 2017. 


Il dénonce alors la répression contre les manifestations massives anti-gouvernementales qui font 200 morts. Par la suite, sa tournée avec l'orchestre national de la Jeunesse, un programme phare du gouvernement, est annulée.


Le revirement a toutefois suscité le scepticisme de certains. 


"Après avoir profité du régime, je considère que ses paroles sont du vent", a déclaré la pianiste et compositrice vénézuélienne Gabriela Montero, toujours très critique à l'égard du maestro.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.