Liban: le prix du pain augmente encore sur fond de précarité et de crise économique

Un boulanger trie du pain à Beyrouth,  le 1er juillet 2020 (Photo, AFP)
Un boulanger trie du pain à Beyrouth, le 1er juillet 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 19 avril 2021

Liban: le prix du pain augmente encore sur fond de précarité et de crise économique

  • Le tarif du pain au kilo a plus que doublé depuis mai 2020
  • L'augmentation du prix du pain intervient au lendemain d'une réunion cruciale entre le président Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont annoncé mardi soir une nouvelle augmentation du prix du sac de pain, la troisième depuis juin, que le gouvernement justifie par la dépréciation de la monnaie dans un contexte d'effondrement économique du Liban.  

Le tarif du pain au kilo a plus que doublé depuis mai 2020.  

Selon les nouveaux prix annoncés mardi soir par le ministère de l'Economie, un sac de pain de 960 grammes coûtera désormais 3 000 livres libanaises --contre 2 500 livres auparavant, rapporte l'agence nationale d'information ANI.  

Le ministère a justifié cette hausse par le fait qu'un nouveau gouvernement n'a toujours pas été formé, « ce qui a mené à une forte chute de la livre libanaise face au dollar » provoquant une augmentation des prix des matières premières.  

Le prix d'un sac de pain était passé début février de 2 000 à 2 500 livres libanaises.  

Tous les indicateurs sont dans le rouge au Liban, où la crise économique s'est accompagnée d'une forte dépréciation de la livre. Au marché noir, la monnaie a frôlé la semaine dernière les 15 000 livres pour un dollar, avant de repasser aux alentours de 11 000 livres.  

Le taux officiel est toujours de 1 507 livres pour un dollar.  

L'érosion du pouvoir d'achat et la précarisation provoquent la colère de la population, avec des manifestations et des blocages de routes sporadiques.  

Plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU.  

L'augmentation du prix du pain intervient au lendemain d'une réunion cruciale entre le président Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri, qui n'ont toujours pas réussi à s'accorder sur la formation d'un nouveau gouvernement.  

Après plusieurs mois de blocage, et malgré l'urgence de la situation, les partis restent absorbés dans des marchandages interminables, se disputant comme souvent la répartition des portefeuilles ministériels.  

La détérioration des conditions économiques a été à l'automne 2019 l'un des éléments déclencheurs d'un soulèvement populaire inédit, dénonçant une classe politique inchangée depuis des décennies et accusée de corruption et d'incompétence.  

L'inflation annuelle a atteint 145,8% fin 2020, selon des statistiques officielles. Début mars, le prix de la viande avait augmenté de 110% sur un an et celui du poulet de 65% (Banque mondiale). 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.