Ouïghours: HRW accuse la Chine de « crime contre l'humanité »

Un réfugié ouïghour lors d’une manifestation à Bruxelles en 2018, arborant le drapeau du « Turkestan oriental », la province que les Chinois appellent Xinjiang, peuplée majoritairement de musulmans turcophones. (Photo, AFP Archives)
Un réfugié ouïghour lors d’une manifestation à Bruxelles en 2018, arborant le drapeau du « Turkestan oriental », la province que les Chinois appellent Xinjiang, peuplée majoritairement de musulmans turcophones. (Photo, AFP Archives)
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Publié le Mardi 20 avril 2021

Ouïghours: HRW accuse la Chine de « crime contre l'humanité »

  • L’ONG accuse Pékin d’emprisonnement illégal, de torture, de meurtres, et de politiques de travail forcé et de violence sexuelles à l'égard de cette minorité
  • Par nationalisme et islamophobie, le gouvernement chinois veut « siniser » les minorités musulmanes par la force, estime le rapport

WASHINGTON : La Chine est coupable de « crimes contre l'humanité » dans son traitement des Ouïghours et des autres minorités musulmanes dans la région du Xinjiang, conclut l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport détaillé publié lundi.

Pékin détient plus d'un million de Ouïghours dans des camps disséminés dans cette région du nord-ouest du pays et maintient sous surveillance renforcée des millions d'autres musulmans, indique ce rapport de 53 pages rédigé en coopération avec l'université de Stanford.

« Le gouvernement chinois a commis - et continue de commettre - des crimes contre l'humanité contre la population musulmane turcophone », ajoute le rapport en référence aux ethnies majoritaires cette région, Ouïghours mais aussi Kazakhs, Kirghiz ou Tadjiks.

Pékin viole ainsi le Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui qualifie de crime contre l'humanité une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile, selon le rapport qui accuse les autorités chinoises d’emprisonnement illégal, de torture, de meurtres, et de politiques de travail forcé et de violence sexuelles à l'égard de ces minorités.

L'ONG affirme que cela fait plus de 20 ans que Pékin persécute les Ouïghours, mais que les mauvais traitements à leur égard se sont intensifiés depuis 2013, sous l'impulsion du président Xi Jinping.

Par nationalisme et islamophobie, le gouvernement chinois veut « siniser » les minorités musulmanes, concluent les chercheurs de HRW et Stanford, sans aller jusqu'à accuser Pékin de « génocide » au Xinjiang comme l'ont fait l'administration de Joe Biden, et les parlements de Belgique, du Canada et des Pays-Bas, ainsi que d'autres ONG.

HRW indique ne pas avoir trouvé de preuve « d'intention génocidaire » de la part de Pékin, mais souligne que pourrait se produire.

« Si de telles preuves devaient émerger, les actes commis contre les musulmans turcophones au Xinjiang -un groupe protégé par la convention de l'ONU - pourraient permettre de conclure au génocide ».

HRW a appelé la communauté internationale à faire pression sur la Chine pour qu'elle  change de politique et qu'elle identifie les coupables. L'ONG appelle également l'ONU à créer une commission d'enquête.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.