Libye: suspension des exportations de pétrole depuis un important terminal

La Libye, qui dispose des réserves les plus abondantes d'Afrique, tente de s'extirper d'une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, avec la récente installation d'un gouvernement unifié pour mener la transition jusqu'à des élections en décembre. (AFP)
La Libye, qui dispose des réserves les plus abondantes d'Afrique, tente de s'extirper d'une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, avec la récente installation d'un gouvernement unifié pour mener la transition jusqu'à des élections en décembre. (AFP)
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Publié le Mercredi 21 avril 2021

Libye: suspension des exportations de pétrole depuis un important terminal

  • L'état de force majeure permet une exonération de la responsabilité de la NOC en cas de non-respect des contrats de livraison
  • Selon l'entreprise, cette mesure est la «conséquence du refus, depuis de longs mois, de la Banque centrale de débloquer le budget du secteur pétrolier», vital pour l'économie à genoux du pays

TRIPOLI:  La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a décrété l'état de force majeure sur l'un des principaux terminaux pétroliers en Libye, interrompant ses exportations, en raison du non-transfert de son budget par la Banque centrale, malgré de récents progrès politiques dans le pays.

"L'état de force majeure est décrété à partir du 19 avril sur le terminal pétrolier d'al-Hariga (est)" en raison de "l'interruption de la production et de l'exportation de pétrole brut", a indiqué l'entreprise publique basée à Tripoli dans un communiqué.

L'état de force majeure permet une exonération de la responsabilité de la NOC en cas de non-respect des contrats de livraison.

Selon l'entreprise, cette mesure est la "conséquence du refus, depuis de longs mois, de la Banque centrale de débloquer le budget du secteur pétrolier", vital pour l'économie à genoux du pays.

Des tensions persistent entre le gouverneur de la Banque centrale

Cette situation a "exacerbé les difficultés et l'endettement de certaines entreprises", succursales ou filiales de la NOC, "incapables de respecter leurs engagements financiers et techniques", ajoute la compagnie.

"Les fonds reçus à ce jour représentent moins de 2% des besoins de la NOC et de ses succursales (...) pour 2021", regrette-t-elle.

Parmi les entreprises affectées figure l'Arabian Gulf (AGOCO), "contrainte de réduire sa production de brut d'environ 280 000 barils par jour".

La Libye, qui dispose des réserves les plus abondantes d'Afrique, tente de s'extirper d'une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, avec la récente installation d'un gouvernement unifié pour mener la transition jusqu'à des élections en décembre. 

Après la signature d'un cessez-le-feu en octobre et la levée, par la NOC, de l'état de force majeure sur toutes les installations pétrolières du pays, la production a rebondi, pour atteindre en décembre 1,2 million de barils par jour, soit dix fois plus

et le patron de la NOC. L'entreprise accuse régulièrement l'institution de "politiser" le secteur pétrolier "en contrôlant illégalement les fonds de l'État".qu'au trimestre précédent. 

Depuis, elle s'est stabilisée mais reste en deçà des niveaux d'avant-guerre (1,6 million de barils par jour).

Jeudi, la NOC avait annoncé une hausse record des revenus générés par la vente d'hydrocarbures, qui ont dépassé les 2 milliards de dollars en mars. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.