Soutien pour une définition de l'antisémitisme qui permet la critique d'Israël

Des militants brandissent des pancartes qui protestent contre la définition de l'antisémitisme établie par l'IHRA, lors d’une réunion du Comité exécutif national du Parti travailliste à Londres, le 4 septembre 2018.  (Photo, Getty Images)
Des militants brandissent des pancartes qui protestent contre la définition de l'antisémitisme établie par l'IHRA, lors d’une réunion du Comité exécutif national du Parti travailliste à Londres, le 4 septembre 2018.  (Photo, Getty Images)
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Publié le Vendredi 23 avril 2021

Soutien pour une définition de l'antisémitisme qui permet la critique d'Israël

  • La Déclaration juive sur l’antisémitisme remet en question la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste
  • «Comme tous les autres États, Israël doit faire l’objet de critiques», affirme un professeur juif à Arab News

ATLANTA: Plus de 200 chercheurs en études judaïques et universitaires juifs ont approuvé une définition de l'antisémitisme qui accepte la critique d'Israël.

La Déclaration juive sur l'antisémitisme (JDA) conteste la définition proposée par l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA) et adoptée par le gouvernement américain.

La définition de l’IHRA traite les critiques d’Israël, y compris les appels à boycotter le pays ou ses produits, comme antisémites.

La JDA, cependant, considère que la critique valable d'Israël et du sionisme est une forme légitime d’expression protégée, et ne considère pas le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre le pays comme antisémite.

Les militants des droits de l’homme pro-palestiniens disent qu'assimiler la critique d'Israël à de l'antisémitisme est une tentative de museler le débat sur la souffrance des Palestiniens.

Le professeur Barry Trachtenberg, spécialiste des études juives et de l'antisémitisme à l'Université Wake Forest en Caroline du Nord, déclare à Arab News avoir signé la JDA parce qu'il estime qu’adopter une loi pour protéger les juifs renforce spécifiquement la perception de l'exception juive.

«Le camp pro-israélien veut empêcher toute critique d'Israël comme étant antisémite. De toute évidence, ceci n’est pas équitable parce qu’Israël est une entité politique et, comme tout autre État, il doit faire l’objet de critiques», a-t-il affirmé.

«Israël ne représente pas tout le peuple juif, mais même si c’est le cas, comme il forme une entité politique, il devrait être soumis à des critiques légitimes».

Joshua Cooper, professeur de mathématiques à l'Université de Caroline du Sud et membre du groupe Jewish Voice for Peace (la Voix Juive pour la Paix) basé aux Etats-Unis, affirme à Arab News que la JDA est «principalement un développement positif pour contrer la définition néfaste de l'IHRA».

Cependant, il se dit préoccupé par l’article 10 «vague» de la JDA, et qui s’oppose au «refus du droit des Juifs dans l’État d’Israël d’exister et de prospérer, collectivement et individuellement, en tant que Juifs, conformément au principe de l’égalité».

Cooper estime que «si quelqu'un croit que les colons juifs radicaux qui vivent dans des maisons volées et terrorisent les Arabes… devraient partir, est-ce une position antisémite? Certainement pas».

Iymen Chehadé, professeur d’histoire et militant des droits humains, pro-palestinien à Chicago, a déclaré à Arab News que la définition de la JDA est un pas en avant par rapport à celle de l’IHRA.

Cependant, il explique que la JDA «renforce l'idée fausse et trompeuse qu'Israël et les Palestiniens vivaient conformément à une même base morale».

«Il est paradoxal de constater que si les signataires cherchent à juste titre à protéger un groupe, ils ignorent les droits ainsi que les souffrances des Palestiniens dans le processus», ajoute-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.