Quelle crise de courant? Au Liban, une première voiture «100%» électrique!

Un mannequin s'appuie sur le capot de la "Quds Rise", la première voiture électrique jamais produite au Liban, lors d'une cérémonie de dévoilement à Khaldeh, au sud de la capitale Beyrouth, le 24 avril 2021. La calandre dorée à l'avant représente la mosquée Al-Aqsa. Dôme du Rocher à Jérusalem. (AFP)
Un mannequin s'appuie sur le capot de la "Quds Rise", la première voiture électrique jamais produite au Liban, lors d'une cérémonie de dévoilement à Khaldeh, au sud de la capitale Beyrouth, le 24 avril 2021. La calandre dorée à l'avant représente la mosquée Al-Aqsa. Dôme du Rocher à Jérusalem. (AFP)
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Publié le Samedi 24 avril 2021

Quelle crise de courant? Au Liban, une première voiture «100%» électrique!

  • Baptisée «Quds rise» en référence à la ville de Jérusalem, la voiture au design futuriste et arborant le «Dôme du rocher», une mosquée sur l'esplanade des Mosquées dans la Ville sainte, a été conçue de "bout en bout" au Liban, a ajouté M. Mohammad, 50 ans
  • Le lancement du premier prototype au Liban fait suite à celui en juin 2020 de «Quds Capital» en Europe. La production de masse devrait débuter cet été

BEYROUTH : Dans un pays plongé dans un marasme économique inédit et où le réseau électrique est l'un des pires au monde, une première voiture produite au Liban et ... 100% électrique, a été dévoilée samedi.

Il s'agit de la "première production automobile locale", s'est félicité l'instigateur du projet Jihad Mohammad, un homme d'affaires palestinien né à Beyrouth, à la cérémonie de lancement dans la région de Khaldé, au sud de Beyrouth.

Baptisée "Quds rise" en référence à la ville de Jérusalem, la voiture au design futuriste et arborant le "Dôme du rocher", une mosquée sur l'esplanade des Mosquées dans la Ville sainte, a été conçue de "bout en bout" au Liban, a ajouté M. Mohammad, 50 ans.   

Le lancement du premier prototype au Liban fait suite à celui en juin 2020 de "Quds Capital" en Europe. La production de masse devrait débuter cet été, a-t-il indiqué.

Après avoir fait fortune dans le secteur des télécommunications au Canada et de la construction dans les pays du Golfe et en Irak, l'homme d'affaires a décidé de se lancer dans l'automobile.

"C'est le premier business de ma vie au Liban", affirme le PDG d'E.V. Electra, une startup fondée il y a quatre ans.

Dans un pays au réseau électrique agonisant, abonné aux coupures d'électricité quotidiennes depuis la fin de la guerre civile en 1990, les habitants sont contraints à recourir à des générateurs privés pendant les pannes pouvant atteindre plus de 12 heures par jour.

Et M. Mohammad devra faire de même pour faire face à ce défi de taille. La centaine de stations de recharge qu'il compte installer à travers le territoire, seront raccordées à des générateurs privés et peuvent être alimentées à terme aux énergies solaire et éolienne.

Le coût de la voiture: 30.000 dollars, c'est-à-dire 360 millions de livres libanaises au taux du marché noir, après l'effondrement de la monnaie nationale qui a perdu en 18 mois plus de 85% de sa valeur face au billet vert. 

Mais à cause de la crise économique et de la baisse vertigineuse du pouvoir d'achat des Libanais, EV Electra, pour tenter d'écouler son produit, propose l'échelonnement de 50% du montant sur cinq ans "sans intérêt", selon M. Mohammad. 

Et il ambitionne de vendre au Liban quelque 10 000 exemplaires de "Quds Rise" d'ici un an.  

Même si le marché automobile a été durement frappé par la crise économique: seules 62 voitures neuves importées ont été vendues en janvier et février 2021, une chute de 97% sur un an, selon les chiffres de l'association des importateurs automobiles.


Un événement international sur les technologies de boisement se tiendra à Riyad

L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
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  • Des experts discuteront des questions d'environnement, de climat, de durabilité et d'investissement

RIYAD : L'Exposition et le forum internationaux sur les technologies de boisement débutent dimanche à Riyad sous le patronage du prince héritier Mohammed ben Salmane.

L’évènement, organisé par le Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification se tient au Centre international de conventions et d'expositions de Riyad, en coordination avec le ministère de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture.

Le ministre saoudien de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abdul Rahman Al-Fadhli, a déclaré que la Stratégie nationale pour l'environnement était une feuille de route permettant de réaliser les aspirations de la Vision saoudienne 2030 en matière de protection et de développement de l'environnement.

Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.
Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.

Il a souligné les efforts du prince héritier pour promouvoir la couverture végétale au niveau local, régional et international par le biais de plans ambitieux, notamment l'Initiative verte saoudienne, l'Initiative verte du Moyen-Orient, l'Initiative mondiale sur la réduction de la dégradation des terres et l'Initiative internationale pour les récifs coralliens.


USA: le gendarme boursier a demandé des explications à Elon Musk sur sa montée au capital de Twitter

Sur cette photo d'archive prise le 02 mai 2022, Elon Musk arrive pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art de New York (Photo, AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 02 mai 2022, Elon Musk arrive pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art de New York (Photo, AFP).
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  • L'agence fédérale interroge aussi le patron de Tesla sur son choix initial du formulaire 13G
  • Elon Musk a passé un accord avec le conseil d'administration de la plateforme pour la racheter

SAN FRANCISCO: L'étau se resserre autour d'Elon Musk, accusé par des investisseurs et aussi désormais par le gendarme boursier américain, d'avoir révélé plus tard que prévu par la loi son investissement dans Twitter, qu'il est en train d'acheter.

L'autorité de régulation des marchés financiers américains, la SEC, a publié vendredi une lettre adressée au multimilliardaire le 4 avril, date à laquelle il avait annoncé avoir atteint plus de 9% du capital de Twitter.

La SEC se demande pourquoi il a attendu ce jour-là, alors qu'il avait dépassé les 5% le 14 mars. La loi impose aux investisseurs de rendre publiques leurs prises de participation au-delà de ce seuil dans les dix jours.

L'agence fédérale interroge aussi le patron de Tesla sur son choix initial du formulaire 13G, réservé aux investisseurs dits "passifs".

"Votre réponse doit mentionner, entre autres, vos déclarations publiques récentes", souligne la SEC, citant un tweet d'Elon Musk du 4 avril où il demandait à ses dizaines de millions d'abonnés s'ils pensaient que Twitter "applique rigoureusement les principes de la liberté d'expression".

Mercredi, des actionnaires de Twitter ont porté plainte contre le fantasque entrepreneur, qu'ils accusent d'avoir manipulé le marché pour faire des économies dans son opération de rachat du réseau social.

Eux aussi lui reprochent d'avoir retardé le moment où il a révélé être monté au capital de Twitter.

Ils estiment que l'homme le plus riche au monde a ainsi économisé quelque 156 millions de dollars, car s'il avait informé le marché dans les temps impartis, il aurait payé plus cher une partie des actions.

Elon Musk a passé un accord avec le conseil d'administration de la plateforme pour la racheter.

Et depuis début avril, la valeur du réseau social en Bourse fluctue au gré des tweets du multimilliardaire.

"Musk a fait des déclarations, envoyé des tweets et mené d'autres actions conçues pour semer le doute et faire baisser substantiellement l'action de Twitter pour se créer une marge de manœuvre qu'il espérait utiliser pour se retirer de la transaction ou renégocier le prix", affirme les actionnaires dans leur plainte.

Les avocats d'Elon Musk, Tesla et la SEC n'ont pas réagi à des sollicitations de l'AFP dans l'immédiat vendredi.

L'entrepreneur aux multiples casquettes (Tesla, SpaceX, Neuralink...) a déjà eu maille à partir avec le gendarme boursier américain à cause de sa propension à tweeter des informations qui font bouger les cours de ses sociétés cotées.

Suivi sur Twitter par plus de 95 millions de personnes, il a prévu de retirer la réseau social de la Bourse quand il en sera propriétaire.


Pétrole russe: pourquoi la Hongrie veut échapper à l'embargo

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait un geste en présentant les membres du nouveau gouvernement hongrois avant une cérémonie de prestation de serment au bâtiment du Parlement hongrois à Budapest le 24 mai 2022. (AFP)
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait un geste en présentant les membres du nouveau gouvernement hongrois avant une cérémonie de prestation de serment au bâtiment du Parlement hongrois à Budapest le 24 mai 2022. (AFP)
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  • Le dirigeant hongrois, qui entend «protéger les familles hongroises» d'une insécurité énergétique inédite, est le dernier à bloquer le projet d'embargo et réclame une exemption pure et simple pour son pays
  • Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine avant la guerre et critique du pouvoir ukrainien, joue régulièrement les trouble-fête. Au risque cette fois de briser pour la première fois l'unité affichée par les 27 depuis l'invasion de l'Ukraine

BUDAPEST: A l'approche du Conseil européen de lundi, Viktor Orban persiste dans son refus de sevrer la Hongrie d'un pétrole russe bon marché, pierre angulaire d'une série de mesures populistes garantes de son maintien au pouvoir.

Le dirigeant hongrois est le dernier à bloquer le projet d'embargo et réclame une exemption pure et simple pour son pays.

Il entend "protéger les familles hongroises" d'une insécurité énergétique inédite, entre pénuries, flambée des prix et possible récession à la clé.


Si les Slovaques et les Tchèques semblent se satisfaire d'une dérogation de deux années, lui parle de "bombe atomique" lancée sur son économie et exige au moins le double de temps ainsi que près de 800 millions d'euros en financements européens pour adapter les installations. 


Car il lui faut transformer son unique raffinerie dans les environs de Budapest et doper la capacité de l'oléduc Adria qui part de Croatie.


Une surenchère faisant dire au ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, qu'il serait moins coûteux pour l'UE de faire l'embargo sans la Hongrie.


Depuis son retour au pouvoir il y a douze ans, Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine avant la guerre et critique du pouvoir ukrainien, joue régulièrement les trouble-fête. 


Au risque cette fois de briser pour la première fois l'unité affichée par les 27 depuis l'invasion de l'Ukraine.