La Grèce mise sur ses îles "Covid-free" pour redémarrer le tourisme

Le docteur Anargyros Mariolis (R) vaccine contre le Covid-19 une femme âgée qui ne peut pas se rendre au centre de santé d'Elafonissos, sur l'île d'Elafonissos, le 23 avril 2021. (ARIS MESSINIS / AFP)
Le docteur Anargyros Mariolis (R) vaccine contre le Covid-19 une femme âgée qui ne peut pas se rendre au centre de santé d'Elafonissos, sur l'île d'Elafonissos, le 23 avril 2021. (ARIS MESSINIS / AFP)
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Publié le Dimanche 25 avril 2021

La Grèce mise sur ses îles "Covid-free" pour redémarrer le tourisme

  • La maire d'Elafonisos, Efi Liarou assure que "70% de la population de l'île sera vaccinée d'ici la mi-mai, ce qui constitue une sorte de bouclier pour les habitants"
  • Elafonisos accueille tous les ans 200.000 touristes mais l'année dernière le nombre de visiteurs était très réduit, l’industrie du tourisme étant frappée de plein fouet par la pandémie

ELAFONISOS : Assis sur une chaise devant le dispensaire d'Elafonisos, le septuagénaire Panagiotis Aronis, habitant de cette petite île touristique située à l'extrémité de la péninsule de Péloponnèse dans le sud de la Grèce, attend stoïquement son tour pour recevoir la deuxième dose du vaccin.

La Grèce a mis les bouchées doubles pour achever en priorité la vaccination des dizaines de petites îles en mer Egée (est) et Ionienne (ouest) avant la vaccination de plus grandes, accueillant chaque année des millions de touristes, en vue de l'ouverture officielle de la saison touristique à la mi-mai. 

"Le ciel est clair, la procédure (de vaccination) se poursuit bien et avec un peu de chance nous allons tous survivre", se réjouit Panagiotis Aronis en levant ses yeux au ciel bleu d'Elafonisos, connue pour ses plages de sable blanc en mer Egée, bordées de dunes.

Une fourgonnette médicale transportant des centaines de flacons du vaccin dans des boîtes spéciales est garée devant le dispensaire. 

Escorté du médecin Anargyros Mariolis responsable de la vaccination sur l'île, ce véhicule est arrivé sur l'île vendredi matin à bord du bac "Elafonisos" reliant l'île au port proche de Pounta en Grèce continentale.

Baptisé par les autorités "Opération Liberté", le programme de vaccination à travers la Grèce "se poursuit d'une façon exemplaire sur les îles", se félicite Anargyros Mariolis.

"Notre but est de créer un mur d'immunité pour retourner le plus tôt possible à la normalité", affirme-t-il à l'AFP.

A la fin de la journée, après avoir terminé la vaccination au dispensaire, il s'est rendu chez les personnes âgées, incapables de se déplacer, pour poursuivre sa tâche. 

Le vaccin "bouclier" 

La maire d'Elafonisos, Efi Liarou assure que "70% de la population de l'île sera vaccinée d'ici la mi-mai, ce qui constitue une sorte de bouclier pour les habitants". 

"C'est une étape très importante qui garantit l'ouverture de la saison touristique et envoie un message d'optimisme", souligne-t-elle en se félicitant de "l'identité Covid-free" de son île d'une superficie de 18km2.

Elafonisos accueille tous les ans 200.000 touristes mais l'année dernière le nombre de visiteurs était très réduit, l’industrie du tourisme étant frappée de plein fouet par la pandémie.

"Le rythme de la vaccination sur les îles est rapide" car le transport de vaccins est compliqué et l'opération doit se faire en très peu de temps, a expliqué jeudi Marios Themistokleous, secrétaire général à l'assurance maladie, depuis l'île cycladique d'Iraklia en Egée où il s'était rendu avec le ministre de la Santé Vassilis Kikilias pour inspecter la procédure.  

"Nous allons bientôt achever la vaccination sur les îles de moins de mille habitants avant d'accélérer l'opération sur les plus grandes îles", a-t-il assuré.

La troisième vague de la pandémie du coronavirus a été particulièrement virulente en Grèce, où le confinement accompagné d'un couvre-feu est en vigueur depuis novembre dernier. 

Comptant 10,7 millions d'habitants, le pays déplore au total près de 10.000 morts depuis le début de la pandémie en mars 2020, dont la grande majorité ces derniers mois.

"On va y arriver" 

Pour préparer la saison touristique, dont dépend son économie, comme dans la majorité de pays du sud de l'Europe, la Grèce a commencé début avril à ouvrir progressivement les commerces non essentiels et les écoles avant l'ouverture prévue le 3 mai des terrasses de cafés et restaurants. 

L'aviation civile grecque a levé lundi dernier la quarantaine obligatoire de sept jours --en vigueur jusque-là-- pour les voyageurs résidents permanents des pays membres de l'Union européenne, de l'espace Schengen, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, d'Israël, de Serbie et des Emirats arabes unis.

Les visiteurs doivent disposer d'un certificat de vaccination ou d'un un test négatif de dépistage du coronavirus de moins de 72 heures.

"L'identité +Covid-free" est un privilège pour notre île, rassure les touristes après toute cette période de confinement", dit Chryssoula Kataga, 43 ans, propriétaire d'un restaurant sur le port d'Elafonissos.

Babis Aronis, qui est en train d'achever la rénovation de son hôtel sur les hauteurs du port, confie que "les appels téléphoniques pour des réservations ont déjà commencé". 

"A partir du 14 mai, tout ira mieux, on va y arriver cet été", assure-t-il.


Trump menace de cibler les champs gaziers iraniens après des attaques contre le Qatar

Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi. (AFP)
Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi. (AFP)
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  • Le président américain a confirmé qu'Israël était à l'origine de l'attaque mercredi contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe persique, dont l'autre partie est exploitée par le Qatar
  • Les Etats-Unis "ne savaient rien" de cette attaque, a assuré M. Trump

DOHA: Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi.

Si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Le président américain a confirmé qu'Israël était à l'origine de l'attaque mercredi contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe persique, dont l'autre partie est exploitée par le Qatar. Les Etats-Unis "ne savaient rien" de cette attaque, a assuré M. Trump.

En représailles, l'Iran s'en est pris mercredi au complexe gazier qatari de Ras Laffan, plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Cela a de nouveau été le cas jeudi.

La compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" causés à l'aube sur ce site.

Les incendies provoqués par l'attaque ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée.

Pétrole à plus de 112 dollars 

Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis et Ras Laffan son premier site de production de GNL.

Déjà mercredi, ce site avait subi des dommages "considérables" dans une attaque attribuée à l'Iran.

Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "ont franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales".

Ce nouvel épisode dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran a de nouveau fait grimper le prix pétrole, poussant le baril de Brent au-delà des 112 dollars.

Les craintes d'une régionalisation du conflit à tout le Moyen-Orient s'accentue, l'Arabie saoudite ayant souligné jeudi se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles.

Un couloir sécurisé pour Ormuz ? 

Le blocage par l'Iran du détroit stratégique d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux, reste au coeur de l'attention.

C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO. Un incendie s'est déclenché à bord du bateau. Un autre navire a été touché au large de Ras Laffan, selon l'UKMTO.

Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique.

L'organe onusien chargé de la sécurité en mer estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz.

Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie due à la guerre dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui redoute des conséquences sur l'inflation et la croissance.

Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi à un moratoire concernant "les infrastructures civiles", notamment énergétiques, après un échange avec Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

"Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l'escalade militaire", a-t-il souligné.

En presque trois semaines, la guerre a fait plus de 2.200 morts, selon les autorités, essentiellement en Iran et au Liban, deuxième principal front de guerre, où s'affrontent le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et Israël.

 


Trump s'en prend aux pays de l'Otan qui ont rejeté sa demande d'aide

Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis. (Reuters)
Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis. (Reuters)
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  • "Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé
  • "Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud

WASHINGTON: Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis.

"Je pense que l'Otan fait une erreur vraiment stupide", a-t-il déclaré à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, peu après avoir affirmé sur son réseau Truth Social qu'il n'avait plus besoin de leur aide pour sécuriser ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

"J'ai longtemps dit que je me demandais si l'Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci est, ceci était un grand test, parce que nous n'avons pas besoin d'eux mais ils auraient dû être là", a-t-il insisté.

"L'autre chose, qui est, je pense, très importante, c'est que nous n'avions pas à être là pour l'Ukraine", a ajouté le président américain, qui recevait le Premier ministre irlandais Micheal Martin à l'occasion de la Saint-Patrick.

"Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Dans le Bureau ovale, il a toutefois déclaré que les Etats-Unis "aimeraient avoir un peu d'aide" pour détecter des mines dans le détroit d'Ormuz.

Interrogé sur ses intentions concernant l'alliance de défense transatlantique, dont les Etats-Unis sont le pilier, le républicain est resté vague.

"Je n'ai rien de précis en tête", a-t-il déclaré, tout en lançant, après avoir parlé des dépenses que les Etats-Unis font pour l'Otan: "C'est certainement quelque chose à quoi nous devrions réfléchir".

Il a jugé que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait fait une "grosse erreur" en rejetant sa demande d'aide, et a balayé l'opposition du président français Emmanuel Macron en déclarant que ce dernier quitterait bientôt ses fonctions.

 


Iran: l'armée israélienne dit avoir éliminé le général commandant la milice Bassidj

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  • "Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a annoncé par ailleurs le bureau du Premier ministre israélien, publiant une photo légendée de M. Netanyahu au téléphone
  • "Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce général de brigade du corps des Gardiens de la Révolution

JERUSALEM: L'armée israélienne a déclaré mardi matin avoir éliminé dans une frappe à Téhéran le général Gholamréza Soleimani, commandant du Bassidj, milice de volontaires islamistes chargés notamment du maintien de l'ordre en Iran.

Les médias israéliens affirment également qu'Ali Larijani, l'un des plus hauts dirigeants iraniens, a été la cible d'une tentative d'élimination dans une autre frappe au cours de la nuit.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a annoncé par ailleurs le bureau du Premier ministre israélien, publiant une photo légendée de M. Netanyahu au téléphone.

"Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce général de brigade du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, avait été tué dans "une frappe ciblée à Téhéran".

Selon Kan, la radio TV publique israélienne, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale, "a été la cible d'une tentative d'élimination". "Les résultats de la frappe sont encore en cours d'examen", a annoncé pour sa part la chaîne N12.

"Nous ciblons des éléments des Gardiens de la Révolution et de l'appareil répressif du régime", a déclaré l'armée, citant dans un communiqué son chef d'état-major.

"Des résultats préventifs significatifs ont été enregistrés cette nuit, susceptibles d'influencer l'issue des opérations et les objectifs de l'armée israélienne", a indiqué le lieutenant-général Eyal Zamir.

Depuis l'élimination du guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, au premier jour des frappes israélo-américaines en Iran le 28 février, M. Larijani est l'un des principaux visages du pouvoir iranien.

Avec les Gardiens de la Révolution, le Bassidj est depuis plusieurs jours la cible des frappes aériennes d'Israël. Cette milice recrute essentiellement dans la jeunesse, et agit comme une organisation idéologique insérée dans toutes les institutions et strates de la société.

Elle "fait partie de l'appareil armé du régime terroriste iranien" et a "mené les principales opérations de répression, recourant à une violence extrême, à des arrestations massives et à l'usage de la force contre des manifestants civils", a commenté l'armée israélienne.

"L'élimination de Soleimani s'ajoute à celle de dizaines de hauts commandants des forces armées du régime iranien qui ont été éliminés au cours de l'opération, et constitue un nouveau coup dur porté aux structures de commandement et de contrôle du régime en matière de sécurité", affirme l'armée.