Mohammed ben Salmane: Les divergences avec les États-Unis sont minimes

Le prince s’est exprimé lors de l’émission «Liwan Al-Mudaifer », présentée par l'animateur saoudien Abdallah Al-Mudaifer, sur la chaîne Rotana Khalijiah. (Photo, AFP)
Le prince s’est exprimé lors de l’émission «Liwan Al-Mudaifer », présentée par l'animateur saoudien Abdallah Al-Mudaifer, sur la chaîne Rotana Khalijiah. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 avril 2021

Mohammed ben Salmane: Les divergences avec les États-Unis sont minimes

  • Le prince a réitéré son souhait de voir « les Houthis participer à des négociations pour parvenir à des solutions qui garantissent les droits pour tous »
  • Mohammed ben Salmane s'est exprimé lors d'une interview télévisée de 90 minutes pour marquer le cinquième anniversaire de Vision 2030

JEDDAH: Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a exposé mardi sa vision de la politique étrangère du Royaume, avec les États-Unis comme partenaire stratégique et travaillant avec les alliés pour trouver des solutions au «comportement négatif» de l’Iran.

Dans une interview télévisée de 90 minutes pour marquer le cinquième anniversaire de Vision 2030, l’ambitieux plan social et économique qui a pour but la diversification de l’économie afin de réduire la dépendance du Royaume vis-à-vis du pétrole, le prince héritier a consacré une grande partie de ses propos à la place de l’Arabie saoudite dans le monde.

Il a déclaré que le gouvernement saoudien était d'accord avec l'administration Biden sur la plupart des dossiers et qu'ils travaillaient ensemble pour trouver un terrain d'entente pour leurs désaccords.

«Comme dans toute famille, les frères ne sont pas toujours d'accord à 100% sur tous les sujets, il en va de même pour les gouvernements », a déclaré le prince héritier.

À mesure que les administrations américaines ont changé, «la marge de différence peut augmenter ou diminuer, mais nous sommes d'accord à 90% sur la politique du président Biden et nous espérons la renforcer d'une manière ou d'une autre.

«Concernant les sujets sur lesquels nous avons des différences, donc environ 10%, nous essayons de neutraliser le risque et parvenir à établir un consensus. Ce sont nos partenaires depuis plus de 80 ans. »

Le prince héritier qui a affirmé que Riyad « travaille avec ses partenaires pour trouver des solutions » aux problèmes avec Téhéran, a également déclaré que l'Iran est un pays voisin avec lequel  «l’Arabie saoudite espère entretenir de bonnes relations », tout en affirmant que « les problèmes avec l’Iran ont leur source dans les influences négatives, à savoir son programme nucléaire, celui des missiles balistiques, ainsi que son soutien à ses intermédiaires régionaux ».

Il s’agit de rappeler à cet effet que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen poursuit son combat pour restaurer le gouvernement légitime du pays, alors que la milice houthie, soutenue par l'Iran, a rejeté un plan de paix saoudien et continue à prendre pour cible l'infrastructure civile et énergétique dans le Royaume avec des drones armés et des missiles balistiques.

«Aucun pays au monde n'accepte la présence de milices à ses frontières», a déclaré Mohammed ben Salmane qui a fait part de son souhait de voir « les Houthis participer à des négociations pour parvenir à des solutions qui garantissent les droits pour tous ». Pour le prince héritier, « les Houthis ont sans doute une relation étroite avec le régime iranien, ils sont cependant des Arabes, et il est inévitable qu’ils  travaillent avec leurs frères arabes pour mettre fin au conflit ».

Le prince héritier s’est aussi exprimé sur l’extrémisme en rappelant que «l'Arabie saoudite a été la cible principale des projets extrémistes et d'actes terroristes», et selon lui, « à chaque fois qu’un extrémiste se demande par où commencer, il pense à cibler l'Arabie saoudite en premier.»

Mohammed ben Salmane a également rappelé  « qu’il n'y a aucune place pour l'extrémisme dans le Royaume », qualifiant l’extrémisme « d’incompatible avec la croissance économique et touristique ainsi que la création d’emplois».

Interrogé sur la définition de sa principale doctrine en politique étrangère, le prince héritier a répondu simplement: « Notre intérêt en matière de politique étrangère est celui de l'Arabie saoudite. »


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.