Pandémie: New York vise une «réouverture complète» au 1er juillet

Un homme sans masque traverse une rue de Manhattan, New York, le 27 avril 2021. Les Américains vaccinés contre la Covid-19 n'ont plus besoin de porter un masque à l'extérieur quand il n'y a pas de foule, a déclaré le président Joe Biden (Photo, AFP)
Un homme sans masque traverse une rue de Manhattan, New York, le 27 avril 2021. Les Américains vaccinés contre la Covid-19 n'ont plus besoin de porter un masque à l'extérieur quand il n'y a pas de foule, a déclaré le président Joe Biden (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 avril 2021

Pandémie: New York vise une «réouverture complète» au 1er juillet

  • Bill de Blasio, maire de la ville, a tweeté l'annonce tout en insistant sur la nécessité de «vacciner tout le monde»
  • Toutefois, cette levée des restrictions ne concerne pas les théâtres de Broadway

NEW YORK: Après des mois d'extrême prudence face à une deuxième vague de Covid-19, la ville de New York prévoit de « rouvrir complètement » au 1er juillet, a indiqué jeudi son maire Bill de Blasio.

« Nous nous sommes fixés pour but de rouvrir complètement New York au 1er juillet », a tweeté le maire. « Nous sommes prêts pour une réouverture des magasins, des entreprises, des bureaux, des théâtres », a-t-il précisé sur la chaîne MSNBC.

Le maire n'a pas précisé exactement ce que cette réouverture impliquait en termes de levée des restrictions. Il a souligné qu'il y avait encore « du travail à faire » pour tenir cet objectif.

« La clé est de faire vacciner tout le monde », a-t-il souligné. 

Quelque 6,4 millions de doses de vaccin ont déjà été injectées à New York, frappée de plein fouet par la première vague de pandémie au printemps 2020, avec quelque 32.000 morts du coronavirus au total. 

Quelque 2,4 millions de New Yorkais - sur quelque 8,5 millions - sont désormais complètement vaccinés, selon les chiffres de la ville. 

Le but est d'arriver à 5 millions d'ici la fin juin, a indiqué le maire.

« Nous devons créer des incitations à la vaccination, la rendre encore plus pratique pour les gens », a indiqué M. de Blasio. 

Comme dans d'autres villes américaines, le rythme de vaccination s'est ralenti ces dernières semaines, alors même que la vaccination est désormais ouverte à toutes les personnes de 16 ans et plus, sans rendez-vous préalable.

Les restrictions encore en vigueur relèvent essentiellement du gouverneur de l'Etat de New York Andrew Cuomo, aux relations particulièrement difficiles avec M. de Blasio. 

Affaibli politiquement par plusieurs scandales, M. Cuomo a assoupli beaucoup de restrictions ces dernières semaines, permettant la réouverture des restaurants, stades, cinémas et salles de spectacles, mais les capacités d'accueil restent limitées. 

Les théâtres de Broadway, l'une des principales attractions touristiques new-yorkaises, restent fermés. Le maire, qui a annoncé récemment une grande campagne pour relancer le tourisme à partir de juin, a reconnu jeudi qu'ils le resteraient jusqu'en septembre, excepté « certains théâtres plus intimistes ».

Malgré la campagne de vaccination et la baisse sensible du taux de positivité au Covid-19, une majorité d'employés de bureaux continuent à travailler de chez eux, et les grands quartiers d'affaires new-yorkais restent loin de leur animation pré-pandémie.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.