Le ministre saoudien de l'Énergie appelle à « travailler ensemble pour surmonter la crise mondiale »

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Publié le Mardi 07 juillet 2020

Le ministre saoudien de l'Énergie appelle à « travailler ensemble pour surmonter la crise mondiale »

  • « La situation empire au niveau mondial », a déclaré le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé

DUBAI: Des décideurs politiques, des responsables de la santé et des scientifiques se sont rencontrés via un webinaire depuis Riyad pour entendre un message fort: La pandémie de coronavirus (Covid-19) continuera à peser lourdement sur la santé et le bien-être économique du monde.

« Alors que la situation en Europe s'améliore, elle empire au niveau mondial », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'un forum web au Centre d'études et de recherche sur le pétrole du roi Abdullah (Kapsarc).

Le prince Abdel Aziz ben Salman, ministre saoudien de l'Énergie, a annoncé pour sa part à l'assemblée, que « sur le plan économique, l'impact de la pandémie est d'une ampleur et d'une intensité sans précédent ». Il a ajouté qu'au Moyen-Orient, la chute de la demande de pétrole a « affaibli la situation budgétaire des pays exportateurs de pétrole de la région ».

La réunion était organisée par le T20, le groupe de réflexion du sommet du G20, qui se tiendra sous la présidence de l'Arabie Saoudite plus tard dans l'année, et a coïncidé avec les inquiétudes croissantes des marchés financiers et énergétiques mondiaux, concernant les perspectives des économies mondiales ravagées par la pandémie.

À New York, les marchés ont ouverts sur des échanges volatils, après l'annonce de la récente apparition de nouveaux cas de virus en Chine. Le conseiller en prévention des risques, Ian Bremmer, a indiqué à Arab News que la chute des marchés est « la confirmation du fait que l’évolution du coronavirus est pire qu’on ne l’avait prévue ».

L'indice Vix, référence qui mesure le degré de volatilité des actions de Wall Street, connu sous le nom de « jauge de peur », a augmenté quant à lui de 5 % pour atteindre son plus haut niveau depuis des mois.

Les marchés mondiaux du pétrole ont également été sous pression, le brut Brent, la référence mondiale, ayant chuté de 3 % dans le commerce européen, pour passer sous la barre des 38 dollars le baril, alors que les espoirs d'une reprise de la demande énergétique dans la perspective d'une reprise économique rapide en « V », partaient en fumée. Le brut Brent a récupéré une partie de sa baisse plus tard.

Le prince Abdel Aziz a également déclaré au T20 : « L'importante contraction économique et les perspectives incertaines dues à la pandémie ont exacerbé les déséquilibres entre l'offre et la demande d'énergie, affectant directement le secteur du pétrole et du gaz. »

Ghebreyesus a expliqué de son côté que l'impact de la pandémie allait au-delà de la maladie elle-même, et que les Amériques et l'Asie du Sud connaissaient une recrudescence de nouveaux cas. « Il a fallu plus de deux mois au monde pour atteindre le niveau de 100 000 cas, mais depuis deux semaines, ce nombre de cas se déclare chaque jour. »

Le dirigeant de l'OMS a mis en garde contre la « complaisance » car des rassemblements de masse ont été autorisés par les autorités dans de nombreuses régions du monde. Il a appelé à « l'unité nationale et à la solidarité mondiale » dans la lutte contre la maladie.

Le prince Abdel Aziz a ouvert la réunion de trois jours du T20 en demandant « aux experts du monde entier de travailler ensemble, dans un effort de coopération, pour surmonter cette crise mondiale sans précédent ».

Il a salué le travail déployé par l'OPEP+ et autres pays producteurs de pétrole pour apporter de la stabilité aux marchés pétroliers.

« Garantir la stabilité du marché de l'énergie, ainsi qu’une énergie accessible et sûre, est essentiel pour la santé, le bien-être et la résilience de tous les pays », a-t-il affirmé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.