Liban: les prix des denrées alimentaires s'envolent, les salaires s’écroulent

Les gens échangeant des livres libanaises et des billets en dollars américains sur le marché noir de Beyrouth, le 18 juin 2020. (PHOTO JOSEPH EID/AFP)
Les gens échangeant des livres libanaises et des billets en dollars américains sur le marché noir de Beyrouth, le 18 juin 2020. (PHOTO JOSEPH EID/AFP)
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Publié le Mardi 07 juillet 2020

Liban: les prix des denrées alimentaires s'envolent, les salaires s’écroulent

  • Sur le marché noir, le dollar se vendait à 5 200 livres, un nouveau record minimum

BEYROUTH: La livre libanaise a plongé jusqu’à atteindre mercredi un nouveau record minimum par rapport au dollar américain, les changeurs du marché noir défiant les tentatives officielles de soutenir la monnaie.

Le gouvernement et les bureaux de change légaux ont lancé, la semaine dernière, un système de tarification avec un taux progressivement réduit annoncé chaque jour, dans le but d'atteindre 3 200 livres pour un dollar.

Sous ce schéma, les bureaux de change ont fixé mercredi un prix d'achat de 3 890 livres pour un dollar, et un prix de vente de 3 940 livres. Les dollars à ce taux n'étaient toutefois pas disponibles et certains vendeurs sur le marché noir chiffraient jusqu'à 5 200 livres pour un dollar.

« Nous avons donné des instructions claires et fermes aux agences de sécurité, pour qu'elles soient plus sévères dans la lutte contre le chaos des prix », a déclaré le Premier ministre, Hassan Diab.

Les prix des denrées alimentaires s'envolent pour leur part et les fournisseurs ont indiqué qu'il était de plus en plus difficile de trouver suffisamment de dollars pour satisfaire les commandes. « Dans les semaines à venir, nous pourrions ne pas être en mesure d'honorer nos engagements envers nos fournisseurs », a affirmé Hani Bohsali, directeur général de Bohsali Foods, un important importateur de produits alimentaires.

Le chef du syndicat de change libanais, Mahmoud Murad, brièvement arrêté la semaine dernière pour manipulation de devises et finalement libéré sans inculpation, a déclaré à Arab News : « Ce qui se passe est surprenant et incompréhensible. Nous ne connaissons pas la raison de ce chaos. »

L'approvisionnement du Liban en dollars a également subi les conséquences d’une crise monétaire en Syrie, où les gens achètent des dollars pour se protéger contre l'inflation et se prémunir contre les effets des sanctions américaines imminentes.

Selon M. Murad, les taux de change du Liban et de la Syrie sont étroitement liés. « Ces taux sont jumeaux, a-t-il expliqué. Ce qui affecte la livre libanaise affecte la livre syrienne, et vice versa. Le taux de change du dollar en Syrie a soudainement grimpé à 3 500 livres avant de chuter de façon inattendue entre 2 600 et 2 700 livres. Nous ne savons pas pourquoi ». Et de s’interroger : « Quelqu'un a-t-il injecté des dollars américains sur le marché syrien pour provoquer cette baisse ? D'où viennent ces dollars ? C'est étrange. »

M. Murad a appelé à une répression des agents de change sur le marché noir. « Nous nous référons uniquement au taux de change quotidien du syndicat, et nous souhaitons que le marché noir soit combattu de la même manière que les émeutes de rue, ou nous fermerons nos commerces », a-t-il menacé.

La chute de la livre a provoqué des manifestations populaires, car la valeur du salaire mensuel minimum au Liban est passée de 450 à environ 100 dollars. Selon la Confédération générale des travailleurs libanais, « le système qui contrôle le pays commet un crime majeur en permettant un tel chaos dans le taux de change du dollar. Le chaos dans les prix des denrées alimentaires constitue quant à lui un autre crime. »

Dans ce contexte de crise, des dizaines de personnes ont manifesté dans le centre de Beyrouth mercredi, et des militants ont bloqué des routes à Tripoli et dans la Békaa.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.