Le syndicat des journalistes yéménites exige la libération de dix journalistes détenus par la milice houthie

Cette photo montre un journaliste assis devant la tombe du reporter de télévision Adib al-Janani, mort dans une offensive contre l'aéroport d'Aden, après la procession funéraire, à Ta’izz, la troisième plus grande ville du Yémen, le 2 janvier 2021 (Photo, AFP).
Cette photo montre un journaliste assis devant la tombe du reporter de télévision Adib al-Janani, mort dans une offensive contre l'aéroport d'Aden, après la procession funéraire, à Ta’izz, la troisième plus grande ville du Yémen, le 2 janvier 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 03 mai 2021

Le syndicat des journalistes yéménites exige la libération de dix journalistes détenus par la milice houthie

  • Selon le syndicat, parmi les dix journalistes détenus, quatre sont condamnés à une «peine de mort injuste»
  • La déclaration est publiée ce lundi à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse

LONDRES: Le syndicat des journalistes yéménites a exigé dimanche la libération des dix journalistes détenus à Sanaa par la milice houthie.

Dans une déclaration publiée ce lundi à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le syndicat a appelé à cesser la «guerre contre les journalistes».

Selon lui, parmi les dix journalistes détenus, quatre sont condamnés à une «peine de mort injuste»: Abdelkhalek Omran, Akram al-Walidi, Tawfik al-Mansouri et Harith Hamid. Un autre journaliste est détenu depuis 2015 dans le Hadramaout, dans des «circonstances mystérieuses», par des militants affiliés à Al-Qaïda.

Le syndicat dit exiger la libération de toutes les personnes enlevées, notamment en raison de l’épidémie de Covid-19 qui sévit dans ce pays ravagé par la guerre. Dans sa déclaration, il reproche à la milice houthie de faire preuve «d'intransigeance et de persistance» en refusant de libérer les journalistes et de les échanger contre des prisonniers de guerre.

Par ailleurs, le syndicat fait état du sort «tragique» des «journalistes yéménites qui ont perdu leur emploi ou dont le salaire a été réduit».

«Les belligérants traitent les journalistes comme des ennemis et mènent contre eux une série de campagnes d'incitation», dénonce le syndicat dans son communiqué. En effet, au moins trente-neuf journalistes ont été assassinés et des centaines d’autres ont été arrêtés ou kidnappés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La dépouille d'un soldat saoudien mort dans une prison irakienne enfin rapatriée

Cette guerre de 42 jours a surtout fait des victimes dans les rangs des troupes irakiennes. On estime à 35 000 le nombre de morts parmi ces troupes. (Photo Getty)
Cette guerre de 42 jours a surtout fait des victimes dans les rangs des troupes irakiennes. On estime à 35 000 le nombre de morts parmi ces troupes. (Photo Getty)
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  • Les circonstances précises qui ont conduit à la détention du capitaine Al-Qarni restent inconnues
  • Il était détenu dans une prison irakienne où il serait décédé dans les dix années qui ont suivi, sans plus de précisions

LA MECQUE : Cette semaine, le capitaine Abdallah Al-Qarn a été rapatrié en Arabie saoudite, après 30 ans d’absence. Capturé par les forces irakiennes durant l'opération « Desert Storm » (Tempête du désert), il est décédé dans une prison irakienne.

Le 21 octobre, sa dépouille est arrivée à l'aéroport du roi Abdelaziz avant d'être transportée à La Mecque pour les prières funéraires. Elle a été inhumée au cimetière des martyrs de la ville.

C'est le 2 août 1990 que les événements qui ont conduit à sa mort ont commencé. Ce jour-là, les forces irakiennes envahissent le Koweït et s’emparent de sa capitale en quelques heures. Cette attaque inattendue a été le point de départ d'une occupation qui va durer 7 mois. En réponse, plus de 40 pays de l'Alliance, dirigés par les États-Unis, mobilisent troupes, chars, artillerie, navires et avions et les rassemblent dans la Province orientale et à Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite. Ils lancent conjointement l'opération Tempête du désert, dont l'objectif est de chasser les envahisseurs du Koweit.

Le 17 janvier 1991 est une autre date importante. Les alliés rassemblent plus de 600 000 soldats des armées de terre et de l’air ainsi que des forces navales et procèdent à des raids aériens et navals. Une semaine plus tard, une offensive terrestre est lancée. Le capitaine Al-Qarni est parmi les soldats engagés dans cette opération.

Cette guerre de 42 jours a surtout fait des victimes dans les rangs des troupes irakiennes. On estime à 35 000 le nombre de morts parmi ces troupes. Des dizaines de soldats alliés ont également péri. Du côté des forces saoudiennes, 18 soldats ont été tués et 32 autres ont été blessés. 11 prisonniers de guerre saoudiens ont été ramenés sains et saufs au Royaume.

Les circonstances précises qui ont conduit à la détention du capitaine Al-Qarni restent inconnues. Mais une chose est sûre : il était détenu dans une prison irakienne où il serait décédé dans les dix années qui ont suivi, sans plus de précisions. Les autorités saoudiennes se sont employées pendant des années à remettre sa dépouille à sa famille. Ces efforts ont été couronnés de succès cette semaine.

« Il est mort noblement et a défendu sa nation jusqu'au dernier jour de sa vie ». C'est ce qu'ont confié à Arab News le frère du martyr, Saleem Al-Qarni, vétéran de la marine saoudienne à la retraite, et son cousin, Saleh Salman Al-Qarni.

Ils racontent qu'avant d'aller à la guerre, il avait fait ses adieux à ses 3 filles et à sa femme. Il a quitté leur village natal d'Ash-e Shaaf, situé dans la province d'Asir et a rejoint Riyad où il a suivi une formation militaire.

 

« En 1990, quelques mois avant la guerre du Golfe, on a choisi mon frère pour s'entraîner avec d'autres à Al-Muzahimiyah (à l'ouest de Riyad) », raconte Saleem. « Un mois plus tard, le Koweït a été brutalement attaqué et mon frère a reçu l'ordre de s'y rendre pour effectuer des opérations militaires avec les autres soldats engagés dans cette mission».

 

Selon lui, son frère s'est engagé dans les combats sans hésiter, mais il a été capturé et emmené en Irak au bout de 5 jours. Sa famille a été prévenue et le gouvernement saoudien a continué à suivre la condition des détenus. « En 2002, lorsque les forces dirigées par les États-Unis ont envahi l’Irak, on savait que mon frère était détenu dans le pays », affirme Saleem.

 

Après la mort de l'ancien président irakien Saddam Hussein et la chute de son régime, on n'a trouvé aucune trace d'Al-Qarni ou de ses compagnons dans les prisons. Sa dépouille a été identifiée par la suite et la famille s'est lancée dans une nouvelle bataille pour la récupérer sans jamais baisser les bras et a poursuivi sa quête avec le concours du gouvernement saoudien.

 

« Le gouvernement a suivi de près les démarches entreprises, ce qui a permis d'identifier sa dépouille et de la rapatrier en Arabie saoudite », affirme M. Saleem.

 

« Mon frère a sacrifié sa vie pour défendre courageusement notre pays. Dieu lui a accordé l'honneur de mourir en martyr pendant qu'il défendait la région avec ses compagnons. Eux aussi étaient conscients des sacrifices qu'ils consentaient. Ils sont restés loyaux, intrépides et ont défendu leur pays jusqu'au dernier souffle ».

 

En 2004, la famille obtient un certificat de décès ; l'année suivante, Saleem épouse la veuve de son frère pour prendre soin d'elle et de ses 3 nièces. En effet, Abdallah était parti à la guerre un jour seulement après la naissance de sa 3e  fille. Saleem a eu 2 autres filles avec la veuve de son frère ; ils sont restés ensemble jusqu'à la mort de celle-ci en 2019.

 

Saleem évoque les souffrances endurées par ses parents à la suite de la disparition de son frère : « On ignorait où il se trouvait avant que sa mort ne soit confirmée, mais ils ont gardé l'espoir de le revoir ». Son père est mort en 2000 et sa mère en 2015.

 

Pour Saleh, la mort de son cousin en défendant son pays est une véritable source de fierté, de dignité et d'honneur. Son cousin était un homme croyant et dévoué à sa patrie et à son roi ; il a accompli son devoir sans hésiter pour défendre son pays et la région, affirme-t-il.

« Nous faisons nos adieux à son corps et à son âme et accueillons fièrement sa dépouille », déclare Saleh. « Des émotions contradictoires nous animent: douleur, deuil et fierté. Ce qui nous console, c'est qu'il a accompli son devoir. Nous avons perdu cette âme pure et ce bel esprit dans les ténèbres des prisons irakiennes ».

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com.


L'Arabie saoudite veut devenir le premier producteur mondial d'hydrogène

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al-Saud lors du Youth Green Summit à Riyad, qui fait partie de la Saudi Green Initiative. (Capture d'écran)
Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al-Saud lors du Youth Green Summit à Riyad, qui fait partie de la Saudi Green Initiative. (Capture d'écran)
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  • Rappelant les chiffres évoqués hier lors du panel, le ministre a déclaré que le Royaume visait à produire 4 millions de tonnes d'hydrogène d'ici 2030
  • Le prince Abdulaziz a expliqué que l'hydrogène est produit grâce aux énergies renouvelables et à l'eau

RIYAD : Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al-Saud, a déclaré que le Royaume avait l'intention de devenir le plus grand producteur d'hydrogène au monde.

Cette annonce a été faite dimanche lors du Youth Green Summit à Riyad, qui fait partie de la Saudi Green Initiative.

Le ministre a déclaré que le Royaume était «le meilleur et le plus grand» exportateur de pétrole et qu'il progressait vers les productions chimiques.

« Nous avons orienté nos analystes sur les produits chimiques… Nous utiliserons notre gaz pour nous permettre de créer des produits chimiques et transformer notre pays en un grand centre de services », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que le Royaume produit l'énergie renouvelable la moins chère en matière d'énergie solaire et éolienne.

Rappelant les chiffres évoqués hier lors du panel, le ministre a déclaré que le Royaume visait à produire 4 millions de tonnes d'hydrogène d'ici 2030.

Le prince Abdulaziz a expliqué que l'hydrogène est produit grâce aux énergies renouvelables et à l'eau.

« Avec nos antécédents en matière d'énergie renouvelable, nous avons créé notre propre technologie de production d'eau à l'électricité au lieu de gaz », a-t-il déclaré.

«Nous avons une base gazière appelée Jafura qui sera dédiée à la production d'hydrogène bleu», a ajouté le prince Abdulaziz.

Le ministre de l'Énergie a déclaré que le Royaume approchait d'autres pays tels que le Japon et ceux de l'UE «pour nous faire part de leurs futures demandes en hydrogène, car nous aimerions être le plus grand fournisseur d'hydrogène», a-t-il déclaré.

«L'Arabie saoudite est déterminée à être le moteur du monde entier», a-t-il ajouté.


SGI: Le roi Salmane reçoit un appel du secrétaire général des Nations Unies

Le roi Salmane d'Arabie saoudite et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. (Fichier/SPA/AFP)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. (Fichier/SPA/AFP)
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  • M. Guterres a fait l'éloge des projets que le Prince héritier Mohammad ben Salmane a annoncés lors du forum consacré au lancement de la Saudi Green Initiative (Initiative verte saoudienne)
  • Le roi Salmane a insisté sur la grande importance que le Royaume accorde aux questions relatives à l'environnement, aux énergies propres et au changement climatique

RIYAD : Le roi Salmane d'Arabie saoudite a reçu, samedi 23 octobre, dans la foulée de l'ouverture à Riyad du Forum Saudi Green Initiative, un appel téléphonique du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

M. Guterres a salué la Saudi Green Initiative (Initiative verte saoudienne) et la Middle East Green Initiative (Initiative pour un Moyen-Orient vert). Il a par ailleurs fait l'éloge des projets que le Prince héritier Mohammad ben Salmane a annoncés lors du forum consacré au lancement de la Saudi Green Initiative (Initiative verte saoudienne), qui s'est tenu à Riyad.

M. Guterres a affirmé que ces initiatives constituaient pour lui un grand pas sur la voie de la protection de l'environnement et de la résolution des problèmes posés par le changement climatique.

De son côté, le roi a remercié le secrétaire général des Nations unies et a salué les efforts déployés par l'organisation dans la lutte contre le changement climatique, ainsi que ses actions visant à atténuer les effets de ce phénomène sur l'environnement comme sur l'économie.

En outre, le roi Salmane a insisté sur la grande importance que le Royaume accorde aux questions relatives à l'environnement, aux énergies propres et au changement climatique qui font partie de la Vision 2030.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.