Bruxelles veut organiser le retour des touristes étrangers dans l'UE

La dune du Pilat située en bordure du massif forestier des Landes de Gascogne, sur la côte d'Argent à l'entrée du bassin d'Arcachon, le 3 avril 2021 (Photo, AFP)
La dune du Pilat située en bordure du massif forestier des Landes de Gascogne, sur la côte d'Argent à l'entrée du bassin d'Arcachon, le 3 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 03 mai 2021

Bruxelles veut organiser le retour des touristes étrangers dans l'UE

  • Bruxelles veut élargir la liste de pays tiers dont les voyageurs sont admis dans l'UE
  • Une première réunion des ambassadeurs des 27 doit avoir lieu dès ce mercredi

BRUXELLES: A l'approche de la saison estivale, la Commission européenne tente de coordonner la reprise du tourisme: elle a recommandé lundi d'ouvrir les frontières de l'UE aux voyageurs ayant reçu un vaccin anti-Covid autorisé au niveau européen. 

Elle a aussi proposé aux Etats membres d'élargir la liste des pays tiers dont les résidents --vaccinés ou non-- peuvent se rendre dans l'UE grâce à leur situation épidémiologique favorable. 

"Il est temps de relancer l'industrie touristique européenne et de raviver les amitiés transfrontalières, en toute sécurité", a tweeté la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. 

Si les frontières extérieures du bloc sont fermées depuis mars 2020 pour les voyages non-essentiels, certains pays européens, très dépendants du tourisme, prévoient de s'ouvrir ou ont déjà rouvert aux voyageurs de pays hors UE, sous conditions. 

La Commission s'efforce de mettre de l'ordre dans ces mesures, soucieuse des répercussions sur l'espace Schengen de libre circulation, déjà mis à mal par l'arrivée de la pandémie et son cortège de restrictions. 

Dans le cadre d'une recommandation --non contraignante-- elle a proposé lundi aux Etats membres "de permettre l'entrée dans l'UE pour des motifs non essentiels, non seulement aux personnes venant de pays dont la situation épidémiologique est bonne, mais aussi aux personnes qui ont reçu la dernière dose recommandée d'un vaccin autorisé dans l'UE". 

Quatre vaccins 

Ce qui ne concerne pour le moment que quatre vaccins: ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca --qui nécessitent deux doses-- ainsi que de Johnson&Johnson, pour lequel une seule injection suffit. 

Les voyageurs devraient avoir été vaccinés depuis au moins 14 jours. Les Etats membres pourraient étendre cette autorisation aux personnes vaccinées avec un sérum bénéficiant d'une homologation d'urgence par l'OMS. 

Ursula von der Leyen avait estimé il y a une semaine que les touristes américains vaccinés devaient pouvoir être autorisés à venir dans l'UE dans les prochains mois. 

Les Etats-Unis devront parvenir à une "convergence progressive" dans la délivrance des certificats de vaccination émis par les différents Etats américains, a souligné un responsable européen. 

L'autorisation à voyager dans l'UE ne signifie pas pour autant une entrée sans conditions: les touristes pourraient toujours se voir imposer par les Etats de destination un test, voire une quarantaine, a-t-on précisé de source européenne. 

L'UE prépare la mise en place d'un certificat sanitaire européen, qu'elle souhaite opérationnel avant la fin juin, pour faciliter la reprise de la libre circulation dans le bloc. Le dispositif prévoit la reconnaissance de certificats émis par des pays tiers, qui doivent répondre à certaines exigences, notamment pour en attester l'authenticité. 

En attendant ce dispositif commun, les Etats membres peuvent accepter des certificats émis par des pays extérieurs à l'UE en prenant en compte ces critères, estime la Commission. 

Bruxelles plaide aussi pour que les Vingt-Sept élargissent la liste de pays tiers dont les voyageurs, qu'ils soient vaccinés ou non, peuvent être admis dans l'UE. Révisée régulièrement, elle se résume depuis janvier à six pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Singapour, Corée du Sud, Thaïlande).  

La Chine y figure aussi, à condition d'autoriser de son côté les voyageurs de l'UE, ce qui n'est pas le cas actuellement. 

Touristes israéliens en vue 

La Commission recommande d'assouplir le critère du taux d'incidence sur 14 jours, en le relevant de 25 à 100 (pour 100 000 habitants), soit nettement sous la moyenne dans l'UE (de plus de 420). Ce qui devrait avoir pour effet de multiplier le nombre de pays sur la liste, sous réserve que leur situation reste favorable. 

Le nombre de tests pratiqués dans le pays et leur taux de positivité, ainsi que le taux de vaccination, seront aussi pris en compte. 

Israël fera "certainement" partie de cette liste, a estimé le responsable européen, tandis que le cas du Royaume-Uni est encore incertain, pour une question de réciprocité des mesures. 

Un mécanisme est par ailleurs prévu pour suspendre rapidement les arrivées en provenance de pays où la situation épidémiologique se détériore en raison de l'apparition d'un variant. 

La recommandation va être soumise au Conseil, institution représentant les Etats membres. La Commission espère son adoption d'ici fin mai pour une entrée en vigueur début juin --même si elle n'a pas de portée obligatoire, les Vingt-Sept étant souverains en la matière. 

Une première réunion des ambassadeurs doit avoir lieu dès ce mercredi. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.