Les forces de défense saoudiennes détruisent des drones et des missiles houthis visant Najran

Plus tôt, la coalition a confirmé que deux drones houthis chargés d’explosifs ont visé les régions du sud du Royaume, dont un vers Khamis Mushait (Dossier/AFP)
Plus tôt, la coalition a confirmé que deux drones houthis chargés d’explosifs ont visé les régions du sud du Royaume, dont un vers Khamis Mushait (Dossier/AFP)
Short Url
Publié le Lundi 03 mai 2021

Les forces de défense saoudiennes détruisent des drones et des missiles houthis visant Najran

  • La coalition affirme que des mesures ont été prises pour protéger les civils
  • L'Organisation de la coopération islamique condamne l'attaque

DUBAÏ: Les forces de défense saoudiennes ont intercepté un missile balistique et deux drones houthis chargés d’explosifs, visant la ville méridionale de Najran, a annoncé dimanche la Coalition arabe. 

La coalition affirme que des mesures ont été prises pour protéger les civils, rapporte le quotidien du Moyen-Orient, Asharq al-Awsat

Le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Dr Yousef al-Othaimeen, condamne les tentatives infructueuses des Houthis de prendre pour cible l'Arabie saoudite. 

Il renouvelle le soutien de l’OCI au Royaume dans toutes les mesures qu’il prend pour protéger sa sécurité et sa stabilité, ainsi que la sécurité des citoyens et des résidents, rapporte l’agence de presse officielle SPA. 

Plus tôt, la coalition a confirmé que deux drones houthis chargés d’explosifs ont visé les régions du sud du Royaume, dont un vers Khamis Mushait, indique la chaîne Al-Arabiya. 

«La milice houthie commet de graves violations du droit international humanitaire», déclare la Coalition arabe. 

Le ministère saoudien de la Défense a également déclaré samedi avoir intercepté et détruit une «cible aérienne hostile» non spécifiée, visant Djeddah. 

La milice houthie soutenue par l'Iran et opérant au Yémen tire toujours plus de missiles balistiques et de drones équipés d’explosifs contre l'Arabie saoudite, visant d’importantes infrastructures pétrolières ainsi que des installations civiles. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Les leaders sunnites du Liban renouvellent leur soutien à Hariri

Au cours de la réunion, présidée par le Grand Mufti, Cheikh Abdel Latif Deriane, Saad Hariri a évoqué les obstacles à la formation du gouvernement. (Photo fournie)
Au cours de la réunion, présidée par le Grand Mufti, Cheikh Abdel Latif Deriane, Saad Hariri a évoqué les obstacles à la formation du gouvernement. (Photo fournie)
Short Url
  • La réunion du Conseil suprême de la charia islamique a mis en garde contre une «crise suffocante» à laquelle le pays est confronté
  • Il a été rapporté plus tôt que Hariri pourrait annoncer lors de la réunion qu'il se retirait de la tâche de former un nouveau gouvernement

BEYROUTH : Le Conseil suprême de la charia islamique, qui représente la communauté sunnite et ses leaders au Liban, a renouvelé son soutien à Saad Hariri, le Premier ministre désigné, au milieu d'un différend croissant sur l'échec de la formation d'un gouvernement dans le pays.

Après une longue réunion samedi, à laquelle Hariri a participé, le Conseil a averti que «toute recherche de nouvelles définitions concernant la Constitution ou l'accord de Taëf n'est acceptable sous aucun prétexte».

Il a été rapporté plus tôt que Hariri pourrait annoncer lors de la réunion qu'il se retirait de la tâche de former un nouveau gouvernement qui lui avait été confiée par le parlement en octobre dernier.

Ni l'initiative française ni la médiation du président du Parlement Nabih Berri n'ont jusqu'à présent pas permis de former un gouvernement en raison d'une intensification du différend entre Hariri et le président Michel Aoun, ainsi que son équipe politique représentée par son gendre Gebran Bassil, chef du Mouvement Patriotique Libre.

La réunion, qui s'est tenue à Dar Al-Fatwa et à laquelle ont participé d'anciens Premiers ministres, a signalé que la responsabilité du retard dans la formation du gouvernement incombe à ceux «qui essaient d'inventer des moyens et des méthodes qui annulent le contenu du document de l’accord national, qui bénéficie du consensus de tous les leaders libanais soucieux de l'indépendance, de l'unité, de la souveraineté et du panarabisme du Liban».

Au cours de la session, présidée par le grand mufti, Cheikh Abdel Latif Deriane, Hariri a discuté des obstacles à la formation du gouvernement et des mesures qu'il a prises pour les surmonter.

Les personnes présentes à la réunion ont exprimé leur crainte que «la crise suffocante à laquelle est confronté le Liban ne dégénère en un abîme sans fin au milieu de l'indifférence et de la confusion aléatoire qui caractérisent le comportement et les actions des leaders qui ont une influence sur les citoyens».

Le différend sur la formation du gouvernement est un «débat inutile», ont-ils ajouté.

Hariri a ensuite qualifié la discussion de positive.

«Le Liban assiste chaque jour à une détérioration politique et économique», a-t-il déclaré. «Ce qui compte pour nous, c'est le pays en fin de compte».

L'un des participants à la réunion, qui a refusé d'être nommé, a déclaré à Arab News que «Hariri a présenté les options devant la réunion, notamment la démission, mais les participants ont rejeté cette option et l'ont fait pression pour qu'il adhère à ses pouvoirs constitutionnels et attende de voir à quoi pourrait aboutir la médiation de Berri».

La source a également révélé que «l'importance de la déclaration publiée par la réunion ne doit pas être sous-estimée car il s'agit d'une déclaration publiée par Dar Al-Fatwa et désapprouve le président et son gendre».

Fouad Siniora, ancien Premier ministre, a indiqué que le problème de la formation du gouvernement est purement interne et qu'Aoun doit respecter la constitution. « Chaque jour, Aoun viole la constitution et n'agit pas comme celui qui doit unir les Libanais», a-t-il expliqué.

Siniora a confié que «le Hezbollah se cache derrière le président ainsi que le député Gebran Bassil. Le Hezbollah veut que le sort de la formation du gouvernement reste entre ses mains pour qu'il l'utilise comme une carte de négociation. Le Hezbollah est un problème majeur et une source de douleur».

Moustapha Alloush, vice-président du Mouvement du Futur, a avisé qu'«il y a des pressions de la communauté sunnite sur Hariri pour qu'il ne démissionne pas de sa mission et qu'il ne confiera pas la formation du gouvernement à des personnes agissant comme intermédiaires».

Alloush a enfin ajouté : «La déclaration de Dar Al-Fatwa reflète un signe clair de soutien à Hariri, et le dialogue se poursuit entre Hariri et les anciens Premiers ministres».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nucléaire iranien: sans doute pas d'accord cette semaine, affirme Téhéran

«A titre personnel, je ne pense pas que nous puissions parvenir à une conclusion cette semaine», a déclaré le négociateur en chef de l'Iran, alors que les Iraniens élisent leur président le 18 juin. (Photo, AFP)
«A titre personnel, je ne pense pas que nous puissions parvenir à une conclusion cette semaine», a déclaré le négociateur en chef de l'Iran, alors que les Iraniens élisent leur président le 18 juin. (Photo, AFP)
Short Url
  • Pour plusieurs analystes, la perspective d'une entente permettant de relancer l'accord torpillé par Trump apparaissait peu probable avant la tenue de la présidentielle
  • Le gouvernement modéré-réformateur de Rohani a promis aux Iraniens la levée des sanctions avant la fin de son mandat

VIENNE : Le négociateur en chef de l'Iran a déclaré samedi soir "ne pas "penser que les négociations" sur le nucléaire "puissent parvenir à une conclusion cette semaine", alors que les Iraniens élisent leur président le 18 juin. 

"A titre personnel, je ne pense pas que nous puissions parvenir à une conclusion cette semaine", a déclaré Abbas Araghchi au diffuseur public iranien à la suite de la reprise du sixième round de négociations à Vienne.

À la sortie de la réunion dans la capitale autrichienne, le représentant russe Mikhaïl Oulianov a aussi estimé que les négociateurs avaient besoin "de quelques semaines supplémentaires pour toiletter le texte existant", selon une déclaration sur Twitter. 

Les Iraniens sont appelés aux urnes pour désigner le successeur du président Hassan Rohani, principal architecte, côté iranien, de cet accord conclu en juillet 2015 avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne.

Pour plusieurs analystes, la perspective d'une entente permettant de relancer ce pacte torpillé par Washington en 2018 apparaissait peu probable avant la tenue du scrutin.

Le "plan d'action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais) offre à l'Iran un allègement des sanctions en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Mais l'ancien président Donald Trump a rétabli les sanctions américaines que l'accord avait permis de lever et a lancé une campagne de "pression maximale" contre l'Iran à coups de sanctions supplémentaires.

En riposte, l'Iran a fait sauter depuis mai 2019 la plupart des limites qu'il avait consenties sur son programme nucléaire.

Joe Biden, qui a succédé à M. Trump en janvier, dit vouloir réintégrer les États-Unis à l'accord de Vienne.

Engageant l'Iran et les autres États encore parties au pacte, ainsi que, indirectement, les États-Unis, les négociations en cours à Vienne tendent vers ce but.

Le gouvernement modéré-réformateur de M. Rohani a promis aux Iraniens la levée des sanctions avant la fin de son mandat. Il espère un compromis à Vienne avant de passer la main, en août, au prochain président.


Un rassemblement propalestinien devant Downing Street pour réclamer des sanctions contre Israël

Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
La manifestation intervient deux jours avant que le parlement britannique ne débatte d'une pétition visant à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
La manifestation intervient deux jours avant que le parlement britannique ne débatte d'une pétition visant à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Les organisateurs affirment que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation dans le centre de Londres, appelant le gouvernement britannique à imposer des sanctions contre Israël. (Photo, les amis d’Al-Aqsa (FOA))
Short Url
  • Des groupes affirment que 8 000 personnes ont participé aux manifestations, dont 185000 ont écrit aux députés avant le débat
  • «Israël a violé plus de 40 résolutions de l'ONU; la campagne pour imposer des sanctions se poursuivra jusqu'à ce qu'Israël soit tenu responsable de ce non-respect du droit international»

LONDRES : Des manifestants propalestiniens se sont rassemblés samedi devant Downing Street dans la capitale britannique, Londres, dans le but de demande au gouvernement britannique d’imposer des sanctions à Israël pour ses bombardements de la bande de Gaza le mois dernier.

La manifestation intervient deux jours avant que le Parlement ne débatte d'une pétition visant à imposer des sanctions contre Israël, après avoir reçu plus de 380000 signatures, au-dessus du seuil de 100 000 requis pour qu'elle soit prise en considération.

La manifestation, qui intervient également alors qu'une réunion du G7 des leaders mondiaux se tient en  Cornouailles, fait partie de la «Journée d'action (S’opposer au G7 pour la justice internationale)» organisée par une coalition de groupes propalestiniens appelant les pays du G7 à «mettre fin à toute coopération militaro-sécuritaire avec Israël et à imposer des sanctions ciblées jusqu'à ce qu'Israël se conforme au droit international», a déclaré la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC).

Les organisateurs ont signalé que plus de 8 000 personnes ont assisté à la manifestation et que 185 000 personnes ont directement contacté les députés britanniques dans le but de «faire pression sur le gouvernement britannique pour qu'il tienne Israël pour responsable des violations répétées du droit international, via l'imposition de sanctions».

Par ailleurs, 10 000 personnes ont demandé mercredi à rencontrer leurs députés pour leur demander d'assister au débat parlementaire du lundi et de se prononcer en faveur des sanctions contre Israël, dans le cadre d'un lobby national organisé par l'ONG britannique les amis d’Al-Asqa (FOA).

«En l'espace de 10 jours, 185 000 personnes ont envoyé une lettre que nous avons affiché sur notre site Web en s’appuyant sur les évènements de Cheikh Jarrah et sur ce qui se passent à la mosquée d’Al-Aqsa afin d’exiger des sanctions», a indiqué Shamiul Joarder de l’ONG les amis d’Al-Asqa (FOA), à Arab News.

L’opération militaire israélienne de 11 jours à Gaza a fait suite à des tensions accrues en Cisjordanie, après que les forces de sécurité israéliennes ont pris d'assaut la mosquée d’Al-Aqsa à plusieurs reprises pendant le mois sacré musulman du Ramadan et blessé des centaines de fidèles, tandis que dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, des dizaines de Palestiniens risquent d'être expulsés à tout moment de leur domicile.

«Israël a violé plus de 40 résolutions de l'ONU ; la campagne pour imposer des sanctions se poursuivra jusqu'à ce qu'Israël soit tenu responsable de ce non-respect du droit international», a insisté Joarder.

Il a aussi ajouté que ce qu'ils ont découvert au fil des ans, c'est que plus de gens deviennent politiquement conscients, astucieux et cultivés, et comprennent mieux la dynamique politique dans la région.

«Les médias sociaux ont vraiment aidé à voir ce qui se passe sur le terrain. De nos jours, vous pouvez voir sur votre téléphone l'apartheid qui se déroule en Palestine, et cela a réellement permis aux gens d'inciter à l'action et de comprendre que nous donner de l'argent n'est pas la solution ici, nous devons devenir politiquement actifs», a soutenu Joarder.

«Même si les bombes se sont arrêtées à Gaza, l'occupation reste encore, et c'est vraiment touchant et une bénédiction que tant de personnes soient toujours engagées, ce qui est un peu diffèrent par rapport à 2008 et 2014. J'ai l'impression que les gens comprennent exactement que juste parce qu'il y a un cessez-le-feu, cela ne signifie pas que l'occupation a cessé, cela ne signifie pas que l'apartheid est terminé, ou les colonies sont suspendues, ou le projet colonial est interrompu. Les gens comprennent à présent que l'occupation persiste et ils doivent continuer à faire pression encore et encore.

Les organismes propalestiniens «les amis d’Al-Aqsa (FOA) et la campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) ont organisé la manifestation avec la Coalition «Stop the War» (Arrêtez la guerre), le Forum palestinien en Grande-Bretagne ainsi que l'Association musulmane de Grande-Bretagne.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com