Un adolescent palestinien tué en Cisjordanie par l'armée israélienne

Le Croissant rouge palestinien a confirmé avoir récupéré la dépouille du jeune homme et indiqué qu'un autre jeune, blessé par des tirs, avait été hospitalisé. (Photo, AFP)
Le Croissant rouge palestinien a confirmé avoir récupéré la dépouille du jeune homme et indiqué qu'un autre jeune, blessé par des tirs, avait été hospitalisé. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 06 mai 2021

Un adolescent palestinien tué en Cisjordanie par l'armée israélienne

  • Saïd Youssef Muhammad Oudeh, 16 ans, « a succombé à des blessures graves causées par des balles réelles » tirées par l'armée israélienne dans la localité d'Odla, près de Naplouse
  • L'armée israélienne a mené cette semaine une vaste chasse à l'homme dans le nord de la Cisjordanie à la recherche du Palestinien ayant tiré dimanche sur des Israéliens

RAMALLAH : Un adolescent palestinien a été tué mercredi dans le nord de la Cisjordanie occupée par des tirs à balles réelles de l'armée israélienne, a rapporté le ministère palestinien de la Santé.

Saïd Youssef Muhammad Oudeh, 16 ans, « a succombé à des blessures graves causées par des balles réelles » tirées par l'armée israélienne dans la localité d'Odla, près de Naplouse, a indiqué le ministère palestinien de la Santé.

Le Croissant rouge palestinien a confirmé avoir récupéré la dépouille du jeune homme et indiqué qu'un autre jeune, blessé par des tirs, avait été hospitalisé.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué que des cocktails Molotov avaient été lancés en direction de soldats « durant une opération de routine » au sud de Naplouse.

« Les soldats ont agi pour stopper les suspects en ouvrant le feu en leur direction », a indiqué l'armée à l'AFP, précisant qu'aucun militaire n'avait été blessé et que l'incident ferait l'objet d'une enquête.

L'armée israélienne a mené cette semaine une vaste chasse à l'homme dans le nord de la Cisjordanie à la recherche du Palestinien ayant tiré dimanche sur des Israéliens, dont un jeune de 19 ans ayant succombé mercredi à ses blessures, selon les médias israéliens.

L'assaillant palestinien avait pris la fuite après avoir ouvert le feu au niveau d'une station de bus au carrefour de Tapuah, au sud de Naplouse.

Identifié comme Montasser Shalabi, 44 ans, il a finalement été arrêté mercredi dans le village de Silwad près de Ramallah, ont indiqué les forces de sécurité israéliennes, précisant qu'il n'appartenait « pas à une organisation terroriste ».

D'après des sources palestiniennes locales, M. Shalabi détient également la citoyenneté américaine.

L'armée israélienne occupe la Cisjordanie, un territoire palestinien, depuis 1967.

Environ 2,8 millions Palestiniens vivent sur ce territoire, comme quelque 475 000 Israéliens habitant dans des colonies jugées illégales par le droit international.

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.