Cinq chancelleries occidentales appellent la Libye à respecter la date des élections

Le Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah s'entretient avec le ministre russe des Affaires étrangères lors de leur rencontre à Moscou, le 15 avril 2021. (YURI KOCHETKOV / POOL / AFP)
Le Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah s'entretient avec le ministre russe des Affaires étrangères lors de leur rencontre à Moscou, le 15 avril 2021. (YURI KOCHETKOV / POOL / AFP)
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

Cinq chancelleries occidentales appellent la Libye à respecter la date des élections

  • Dans une déclaration commune, ces chancelleries exhortent le gouvernement de transition à "faciliter les élections du 24 décembre et à approuver la Constitution et le cadre légal pour ces élections d'ici le 1er juillet"
  • La Libye tente de s'extraire d'une décennie de conflit depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, dans le sillage des "printemps arabes"

TRIPOLI : Les ambassades de France, d'Allemagne, d'Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis à Tripoli ont appelé jeudi la Libye à respecter la date des élections législatives et présidentielles du 24 décembre, censées permettre au pays de sortir d'une décennie de conflit.

Dans une déclaration commune, ces chancelleries exhortent le gouvernement de transition récemment installé ainsi que la Chambre des représentants à "faciliter les élections du 24 décembre et à approuver la Constitution et le cadre légal pour ces élections d'ici le 1er juillet".

"Outre les dispositions politiques et sécuritaires, les préparatifs techniques et logistiques sont essentiels", rappellent les cinq ambassades, alors que le gouvernement libyen n'a toujours pas entamé les préparatifs pour l'organisation de ce scrutin qui représente pourtant la raison même de sa désignation.

"Ce n'est pas le moment de procéder à des changements qui risqueraient de perturber les organes compétents et de retarder la tenue des élections selon le planning fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU", insistent les chancelleries. 

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de conflit depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, dans le sillage des "printemps arabes". Un chaos marqué par l'existence ces dernières années de deux pouvoirs rivaux, en Tripolitaine (Ouest) et Cyrénaïque (Est). 

Censé clore ce chapitre de divisions, un nouvel exécutif transitoire dirigé par l'homme d'affaires Abdelhamid Dbeibah a été mis sur orbite en février à Genève sous l'égide de l'ONU, avant un vote de confiance "historique" du Parlement en mars. 

Il est chargé d'unifier les institutions et d'assurer la transition d'ici des élections législatives et présidentielle programmées le 24 décembre, conformément au processus politique parrainé par les Nations Unies.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.