Burkina: nouvelles vagues de déplacés après une série d'attaques

"Dans la région Nord, la violence a poussé 10 200 personnes à fuir vers Ouahigouya - une zone qui avait déjà été le théâtre d'arrivées plus tôt cette année. Dans la région du Sahel, plus de 3 200 personnes ont été récemment déplacées". (AFP)
"Dans la région Nord, la violence a poussé 10 200 personnes à fuir vers Ouahigouya - une zone qui avait déjà été le théâtre d'arrivées plus tôt cette année. Dans la région du Sahel, plus de 3 200 personnes ont été récemment déplacées". (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 07 mai 2021

Burkina: nouvelles vagues de déplacés après une série d'attaques

  • «Le HCR est vivement préoccupé par les conséquences humanitaires des récentes violences au Burkina Faso qui ont causé la mort de 45 personnes et en ont forcé plus de 17 500 autres à fuir leurs foyers au cours des 10 derniers jours»
  • «Dans la région de l'Est, plus de 4 400 personnes ont fui vers les villes de Foutouri et Tankoualou, après une attaque (lundi) contre le village de Kodyel», ayant fait 25 morts

OUAGADOUGOU: Quelque 17 500 personnes ont fui leur foyer au Burkina Faso au cours des dix derniers jours après une série d'attaques ayant fait au moins 45 morts, a indiqué vendredi le  Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

"Le HCR est vivement préoccupé par les conséquences humanitaires des récentes violences au Burkina Faso qui ont causé la mort de 45 personnes et en ont forcé plus de 17 500 autres à fuir leurs foyers au cours des 10 derniers jours", a indiqué son porte-parole Boris Cheshirkov, dans un communiqué. 

"Dans la région de l'Est, plus de 4 400 personnes ont fui vers les villes de Foutouri et Tankoualou, après une attaque (lundi) contre le village de Kodyel", ayant fait 25 morts, a-t-il indiqué.

"Dans la région Nord, la violence a poussé 10 200 personnes à fuir vers Ouahigouya - une zone qui avait déjà été le théâtre d'arrivées plus tôt cette année. Dans la région du Sahel, plus de 3 200 personnes ont été récemment déplacées", a-t-il ajouté, notant "une tendance à la hausse du nombre de personnes qui fuient leurs foyers et qui rejoignent de vastes centres urbains plus sécurisés".

Ces déplacés ont "d'urgence besoin de nourriture, d'abris, d'eau potable et de soins", selon le HCR, dont l'action dans certaines zones est limitée par l'insécurité. 

"Des ressources supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires croissants", selon le texte. Le HCR indique que seulement 22% des 91,6 millions de dollars nécessaires ont été mobilisés. 

En proie depuis 2015 à des violences jihadistes entremêlées à des conflits intercommunautaires, le Burkina Faso enregistre plus de 1 147 699 de personnes déplacées, soit une hausse de 2,29% depuis février, selon le Conseil national de secours d'urgence et de réhabilitation (Conasur). 

Le pays accueille également plus de 20 000 réfugiés et demandeurs d'asile, principalement originaires du Mali voisin. 


Une tornade fait un mort près de Montréal

Des travaux de sauvetage d'animaux sont entrepris au milieu des inondations dans une banlieue de  Montréal, Québec(photo d'archives)(AFP)
Des travaux de sauvetage d'animaux sont entrepris au milieu des inondations dans une banlieue de Montréal, Québec(photo d'archives)(AFP)
Short Url
  • La tornade aurait également fait plusieurs blessés et touché plusieurs dizaines de bâtiments, selon les médias locaux
  • Le passage de la tornade, survenue en fin de journée, a été immortalisé par plusieurs vidéos, qui ont circulé sur les réseaux sociaux

MONTREAL : Une tornade a fait un mort à Mascouche, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Montréal, a annoncé lundi soir la vice-Première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec.

"Phénomène météo extrême à Mascouche. On nous confirme malheureusement le décès d'un homme. Nos pensées accompagnent sa famille et ses proches", a annoncé sur Twitter Geneviève Guilbault.

"Nos équipes gouvernementales sont mobilisées sur le terrain pour venir en aide aux sinistrés et soutenir les autorités municipales", a-t-elle ajouté.

La tornade aurait également fait plusieurs blessés et touché plusieurs dizaines de bâtiments, selon les médias locaux. Contacté dans la soirée par l'AFP, le service de police de Mascouche n'était pas joignable pour un bilan précis.

Le passage de la tornade, survenue en fin de journée, a été immortalisé par plusieurs vidéos, qui ont circulé sur les réseaux sociaux.

"La veille d'orages violents demeure en vigueur jusqu'à nouvel ordre alors nous vous invitons à la prudence et à éviter les déplacements", a prié le maire de cette ville de près de 50000 habitants, Guillaume Tremblay, sur Facebook.

Les prévisions météo avaient alerté sur cette "veille d'orages violents", selon un bulletin diffusé vers 17h par Environnement Canada.

"Les conditions sont propices à la formation d'orages violents pouvant produire des rafales fortes, de la grêle de grosse taille et de la pluie forte cet après-midi et ce soir", selon cette même source. "N'oubliez pas que les orages violents peuvent produire des tornades", ajoutait le message.


New York: scrutin incertain pour désigner le prochain maire, l'ex-policier Adams favori

Le candidat Eric Adams prend des photos avec un partisan lors d'un rassemblement le 21 juin 2021 (AFP)
Le candidat Eric Adams prend des photos avec un partisan lors d'un rassemblement le 21 juin 2021 (AFP)
Short Url
  • Né et élevé à New York, Adams est un self-made man, policier durant 22 ans qui a oeuvré contre les discriminations qui minaient la police de New York
  • Dans un pays historiquement dominé par deux partis, le vote préférentiel «ouvre le système politique d'une manière favorable à la démocratie»

NEW YORK: C'est un scrutin historiquement incertain qui s'annonce mardi lors de la primaire municipale démocrate à New York, d'où sortira le prochain maire, l'ancien policier Eric Adams tenant la corde dans une ville préoccupée par l'insécurité.

Avec 86% de démocrates parmi les New-Yorkais affiliés à un parti, le vainqueur de la primaire de mardi est quasiment assuré de l'emporter le 2 novembre, jour de l'élection générale, et succéder à Bill de Blasio, en poste depuis 2014 et extrêmement impopulaire.

Après 16 mois de pandémie qui ont fragilisé l'économie de la ville, il appartiendra au nouvel édile de relancer New York, qui s'interroge sur son avenir.

Incarnation d'un renouveau, l'entrepreneur Andrew Yang a longtemps fait la course en tête, avant d'être devancé par l'ancien policier Eric Adams, 60 ans, aujourd'hui président du quartier de Brooklyn et Afro-Américain.

"Les New-Yorkais sont préoccupés par la délinquance", relève Doug Muzzio, professeur à l'université Baruch, "et s'ils votent en fonction de leur perception, Adams est avantagé."

Même si les chiffres restent à des niveaux historiquement bas, les fusillades sont en hausse de 73% depuis le début de l'année, et une série d'incidents dans le métro a récemment fait monter la pression, avec l'appui des chaînes locales et des tabloïds.

Né et élevé à New York, Eric Adams est un self-made man, policier durant 22 ans qui a oeuvré, durant sa carrière de représentant de l'ordre, contre les discriminations qui minaient la police de New York.

Derrière le sexagénaire (28% des intentions de vote dans un sondage Ipsos publié lundi), Andrew Yang (20%) reste en embuscade, de même que l'ancienne responsable municipale de la propreté Kathryn Garcia (15%), qui fait figure de synthèse entre l'aile modérée et la branche progressiste du parti.

Une élection «unique»

Mais rien n'est joué, car New York a adopté cette année, pour ses primaires seulement, le vote dit préférentiel ("ranked-choice"), qui permet de faire figurer jusqu'à cinq noms sur un même bulletin, classés par ordre de préférence.

Lors du comptage, le candidat le moins bien classé sur le total des bulletins est éliminé et le deuxième choix des électeurs qui l'avaient placé en premier est désormais comptabilisé. La mécanique se répète ensuite jusqu'à ce qu'un candidat atteigne 50% des suffrages.

Ce système par élimination, ajouté aux délais déjà traditionnellement significatifs à New York pour le dépouillement des bulletins par correspondance, pourrait repousser à mi-juillet l'annonce du lauréat de la primaire.

Dans un pays historiquement dominé par deux partis, le vote préférentiel "ouvre le système politique d'une manière favorable à la démocratie", considère John Krinsky, professeur de sciences politiques au City College de New York.

L'incertitude sur le taux de participation, traditionnellement très faible (14% des démocrates avaient voté lors de la dernière primaire de 2017) complique encore davantage l'équation.

L'absence de candidat à plus de 30% dans les sondages et le lancement de cette nouvelle méthode de scrutin rendent cette primaire "unique" dans l"histoire de la ville", selon Doug Muzzio.

Encore loin dans les sondages il y a quelques semaines seulement, la candidate progressiste Maya Wiley, avocate noire soutenue par l'élue star au Congrès Alexandria Ocasio-Cortez, talonne désormais Kathryn Garcia (13% contre 15) et reste en course.

Après le virage à gauche des législatives locales de 2018 et les avancées de 2020, le courant plus radical, plus jeune et plus mélangé que représente "AOC" espère encore une victoire.

"Je ne pense pas que les progressistes ont l'approche adéquate pour des élections à l'échelle d'une ville ou d'un Etat", explique John Krinsky.

Ils ne peuvent pas compter, notamment, sur le soutien massif des syndicats, très influents à New York et qui se sont majoritairement ralliés à Eric Adams, dit-il, en partie pour miser sur le favori.

La préoccupation actuelle de nombre de New-Yorkais quant à l'insécurité supposée pourrait aussi jouer contre Maya Wiley, qui a proposé de couper une partie du budget de la police, comme l'ont réclamé nombre d'activistes du mouvement né après la mort de George Floyd.

 

 


Australie: des détenus évacués en raison d'une invasion de souris

Ces rongeurs sont apparus dès le mois d'octobre, à la faveur d'une récolte exceptionnelle, après la pire sécheresse jamais enregistrée. (Photo, AFP)
Ces rongeurs sont apparus dès le mois d'octobre, à la faveur d'une récolte exceptionnelle, après la pire sécheresse jamais enregistrée. (Photo, AFP)
Short Url
  • Les souris se sont attaquées aux plafonds et ont rongé les câbles du centre correctionnel de Wellington, situé dans une région rurale
  • Jusqu'à 420 détenus et 200 membres du personnel seront transférés dans d'autres établissements d'ici la fin du mois de juin

SYDNEY: Une invasion de souris dévastatrice a contraint mardi les autorités australiennes à commencer à déplacer des centaines de détenus d'une prison de Nouvelle-Galles du Sud, le temps de réparer les dégâts causés par ces minuscules rongeurs.

Les souris se sont notamment attaquées aux plafonds et ont rongé les câbles du centre correctionnel de Wellington, situé dans une région rurale.

"La santé, la sécurité et le bien-être du personnel et des détenus sont notre priorité absolue, il est donc important d'agir au plus vite afin de réaliser les travaux de remise en état", a affirmé dans un communiqué Peter Severin, le commissaire en charge des services correctionnels de Nouvelle-Galles du Sud.

Jusqu'à 420 détenus et 200 membres du personnel seront transférés dans d'autres établissements d'ici la fin du mois de juin. 

"Nous voulons réaliser ces travaux en une seule fois (...) afin de ne plus être victimes de ce fléau", a expliqué Kevin Corcoran,  commissaire adjoint au sein de l'administration pénitentiaire.

L'est de l'Australie est depuis quelques mois victime d'une invasion de souris qui s'attaquent aux habitations et dévorent les récoltes. 

Il s'agit de la dernière catastrophe à frapper les fermiers australiens, après plusieurs années de sécheresse, de mois de feux de forêt dévastateurs à la fin 2019 et des inondations qui ont suivi.

Ces rongeurs sont apparus dès le mois d'octobre, à la faveur d'une récolte exceptionnelle, après la pire sécheresse jamais enregistrée