Plus de 45 000 candidats pour tuer 12 bisons dans un parc naturel US

Il ne s'agit pas d'une chasse, selon le NPS, car l'opération est contrôlée par les autorités du parc, et n'est pas menée à des fins récréatives ou privées. (Photo, AFP)
Il ne s'agit pas d'une chasse, selon le NPS, car l'opération est contrôlée par les autorités du parc, et n'est pas menée à des fins récréatives ou privées. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 08 mai 2021

Plus de 45 000 candidats pour tuer 12 bisons dans un parc naturel US

  • Les bisons, s'ils sont trop nombreux, peuvent nuire «aux ressources en eau du parc, à la végétation, aux sols» et menacer des sites archéologiques
  • Les finalistes seront autorisés à tuer un bison, qu'ils devront ensuite être capables de «porter hors de la zone à pied, sans l'aide d'un véhicule motorisé»

LOS ANGELES: Plus de 45 000 personnes se sont portées volontaires pour tuer douze bisons dans le parc national américain du Grand Canyon, dans le cadre d'un programme inédit visant à réguler la population grandissante de cet animal, a annoncé vendredi le National Park Service (NPS).

Les bisons, s'ils sont trop nombreux, peuvent nuire «aux ressources en eau du parc, à la végétation, aux sols» et menacer des sites archéologiques, a expliqué Kaitlyn Thomas, porte-parole du NPS, ajoutant que la «réduction de la taille du cheptel» permettait de «protéger l'écosystème».

C'est pour répondre à ce problème que les autorités du parc du Grand Canyon, en Arizona, ont lancé, début mai, un appel à candidatures pour trouver douze volontaires prêts à participer à l'opération.

Parmi les 45 000 candidatures reçues en seulement deux jours, 25 finalistes seront tirés au sort, et douze seront finalement choisis d'ici le 17 mai.

Chacun d'entre eux sera autorisé à tuer un bison, qu'il devra ensuite être capable de «porter hors de la zone à pied, sans l'aide d'un véhicule motorisé», dont l'usage n'est pas autorisé dans cette zone, indique le National Park Service, l'organisme fédéral chargé de la gestion des grands espaces naturels des Etats-Unis.

Pour avoir le droit de participer, les volontaires doivent être des citoyens américains majeurs, «en très bonne condition physique», disposer de leur propre fusil, suivre une formation et «avoir de solides compétences de communication verbale», poursuit le NPS.

Les carcasses des animaux seront réparties entres les participants, dans la limite «d'un bison par groupe de volontaires», précise Mme Thomas. 

L'initiative a connu un succès retentissant, mais pas surprenant pour Kaitlyn Thomas, qui se doutait qu'elle «susciterait beaucoup d'intérêt». «Lorsque le programme a été lancé, le parc a reçu des centaines d'emails et d'appels de personnes demandant plus d'informations sur la façon de s'inscrire», dit-elle.

Il ne s'agit pas d'une chasse, selon le NPS, car l'opération est contrôlée par les autorités du parc, et n'est pas menée à des fins récréatives ou privées.

Depuis 2019, le parc capture aussi des bisons pour les déplacer vers d'autres zones. 

400 à 600 bisons vivraient actuellement dans la partie nord du parc du Grand Canyon. D'ici dix ans, les spécialistes estiment que leur population pourrait tripler, pour atteindre près de 1.500 animaux.

Un tel programme est inédit dans le Grand Canyon mais, selon Mme Thomas, des actions similaires ont été menées dans d'autres parcs nationaux pour lutter contre «la surpopulation d'élans ou de chèvres».


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.