Haute fonction publique: lettre à Macron d'inspecteurs sortant anonymement de leur réserve

Vue du hall principal de l'Ecole nationale d'administration à Strasbourg. (Photo, AFP)
Vue du hall principal de l'Ecole nationale d'administration à Strasbourg. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 08 mai 2021

Haute fonction publique: lettre à Macron d'inspecteurs sortant anonymement de leur réserve

  • Cette lettre, en date de mardi, n'est pas signée nominativement, droit de réserve des fonctionnaires oblige
  • Dans leur courrier, les auteurs se disent « animés par la volonté » de faire progresser les corps d'inspection « dans un sens qui serve au mieux l'intérêt de la République et du citoyen »

PARIS : Une quarantaine d'inspectrices et inspecteurs des inspections générales de l'administration (IGA), des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), sont sortis anonymement de leur réserve pour exprimer leurs craintes quant à la réforme de la Haute fonction publique, dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, dont l'AFP a obtenu copie.

Cette lettre, en date de mardi, adressée également au Premier Ministre ainsi qu'à sept autres ministres dont dépendent leurs inspections et révélée par Le Monde et Acteurs publics, n'est pas signée nominativement, droit de réserve des fonctionnaires oblige.

Elle se conclut par « 44 inspectrices et inspecteurs ayant intégré ces dernières années l'IGA, l'Igas et l'IGF par diverses voies d'entrée après des expériences professionnelles allant de 1 à 19 ans », mentionnant comme « contact » une adresse e-mail générique.

Dans leur courrier, les auteurs se disent « animés par la volonté » de faire progresser les corps d'inspection « dans un sens qui serve au mieux l'intérêt de la République et du citoyen », alors qu'une réforme des grands corps, en phase d'être finalisée, prévoit notamment un passage initial au sein d'un corps d'administrateurs d'Etat indifférenciés, une expérience de terrain obligatoire et la suppression de carrières à vie dans des inspections ou fonctions juridictionnelles, selon des sources gouvernementales.

Les auteurs s'inquiètent pour « l'indépendance » de leurs services, « gage de qualité et d’efficacité des inspections » et « impératif démocratique vis-à-vis des Français », qui « ne peut être garantie que par l'existence d'un statut spécifique ». 

Selon des sources gouvernementales, la réforme, qui vise à dynamiser les carrières et à les rendre plus opérationnelles en puisant dans un plus large vivier de candidats, tend à passer « d'une logique de statut à celle d'emploi », ce qui fait craindre une « mutualisation » des compétences des inspecteurs pourtant très spécifiques (inspections générales, magistrats, préfets, diplomates...).

« Nos trois corps, au-delà de leur vocation interministérielle, sont spécialisés sur des champs de politiques publiques et nous sommes persuadés que cette expertise est tout à fait précieuse pour le gouvernement, et qu'elle perdra nécessairement en force et en efficacité si le passage des inspecteurs dans ces corps y est systématiquement limité dans la durée », écrivent les auteurs.

Ils rappellent « la grande diversité de (leurs) profils, bien éloignée de l'image du jeune "rentier à vie" qui ne cesse d'être évoquée dans les débats publics ». 

« Le double reproche qui nous est fait d'être éloignés du terrain et de venir inspecter les services publics sans aucune expérience préalable ne correspond donc pas à la réalité de ce que nous vivons », soulignent-ils.

Les inspecteurs alertent enfin le président de la République « sur le fait que le climat accusateur entretenu depuis plusieurs jours dans les médias devient pesant pour (eux) toutes et tous, en ce qu'il remet en cause la sincérité de (leur) engagement professionnel et la valeur de (leurs) travaux ».

 


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.