Fêtes d'Al Aïd: Les Saoudiens fuient les achats en ligne pour les centres commerciaux

Les commandes en ligne présentent des avantages et des inconvénients. (Fourni)
Les commandes en ligne présentent des avantages et des inconvénients. (Fourni)
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Publié le Samedi 08 mai 2021

Fêtes d'Al Aïd: Les Saoudiens fuient les achats en ligne pour les centres commerciaux

  • Nombreux sont ceux qui préfèrent se rendre dans les centres commerciaux plutôt que de faire des achats en ligne, en dépit des inquiétudes liées à la propagation du coronavirus
  • Un enseignant, Fawaz Abdelwahab, confie à Arab News que, même si les achats en ligne sont plus simples, il préfère se rendre dans les magasins pour vérifier la qualité des produits

RIYAD : Bon nombre de Saoudiens se sont précipités dans les magasins à la veille des fêtes de l'Aïd Al-Fitr. Ils ont ainsi fait fi des avertissements du gouvernement leur demandant d'éviter les lieux publics bondés.

Nombreux sont ceux qui préfèrent se rendre dans les centres commerciaux plutôt que de faire des achats en ligne, en dépit des inquiétudes liées à la propagation du coronavirus (Covid-19).

Un enseignant, Fawaz Abdelwahab, confie à Arab News que, même si les achats en ligne sont plus simples, il préfère, ainsi que sa femme, se rendre dans les magasins pour vérifier la qualité et la taille des produits, notamment pour les chaussures et les vêtements, avant de les acheter.

Il raconte que « des amis à moi ont acheté des produits en ligne et ont rencontré un tas de problèmes tels que des livraisons tardives, des tailles inadaptées et des produits totalement différents de ceux qu'ils avaient commandés ».

« Je ne crains pas la Covid-19 quand je fais mes courses dans des endroits très fréquentés, puisque j'ai déjà reçu une première dose du vaccin. De plus, j'ai déjà contracté le virus ».

« Je ne crains pas la Covid -19 quand je fais mes courses dans des endroits très fréquentés, puisque j'ai déjà reçu une première dose du vaccin et j'ai déjà contracté le virus ».

Fawaz Abdelwahab

« De nombreuses personnes ont été vaccinées et sont donc protégées. Par ailleurs, aucune personne ne peut accéder à un centre commercial sans montrer son statut sur l'application Tawakkalna et sans faire vérifier sa température », ajoute-t-il.

"Si les achats en ligne présentent des avantages, les achats classiques sont plus amusants" (Shutterstock)
"Si les achats en ligne présentent des avantages, les achats classiques sont plus amusants" (Shutterstock)

 

FAITS MARQUANTS

- Fawaz Abdelwahab, un enseignant, précise que même si les achats en ligne sont plus simples, il préfère, ainsi que sa femme, se rendre dans les magasins pour vérifier la qualité et la taille des produits, notamment pour les chaussures et les vêtements, avant de les acheter.

- Haifa Dayed, femme saoudienne au foyer, explique qu'elle aime donner un coup de neuf à sa maison avant l'Aïd Al-Fitr et acheter de nouvelles bougies et de nouveaux meubles au marché local. Si elle ne trouve pas ce qu'elle souhaite en boutique, elle passe alors une commande en ligne.

Haifa Dayed, femme saoudienne au foyer, explique qu'elle aime donner un coup de neuf à sa maison avant l'Aïd Al-Fitr et acheter de nouvelles bougies et de nouveaux meubles au marché local. Si elle ne trouve pas ce qu'elle souhaite en boutique, elle passe alors une commande en ligne.

Cependant, le couvre-feu et le confinement imposés par le virus l'année dernière l'ont contrainte à tout commander en ligne.

« Les commandes en ligne présentent des avantages et des inconvénients. Elles vous  épargnent le risque de contracter la Covid-19 mais, en contrepartie, elles peuvent occasionner des délais de livraison et envoyer des tailles incorrectes. Je recours aux achats en ligne lorsque je ne trouve pas ma taille au centre commercial », ajoute-t-elle.

Bien qu'elle craigne initialement de contracter le virus au début de la pandémie de Covid 19, Mme Dayed affirme qu'elle n'est plus inquiète aujourd'hui. « Les gens semblent être nettement plus conscients de la gravité de la situation ; ils portent des masques tout le temps et utilisent des désinfectants lorsqu'ils sont dans les centres commerciaux ».

L'homme d'affaires saoudien Mohammed Al-Qahtani estime que si les achats en ligne présentent des avantages, les achats classiques sont plus amusants.

« Quand on commande en ligne, le prix est déterminé, et il est impossible de négocier avec le vendeur. Au moment où la pandémie de Covid-19 a éclaté, il était risqué de fréquenter les centres commerciaux. Aujourd'hui, alors que des millions de personnes sont vaccinées et que des mesures de précaution sont mises en place, je pense que de nombreuses personnes préfèrent se rendre dans les centres commerciaux plutôt que de passer des commandes en ligne », ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.