En Libye, des milices occupent brièvement le siège du gouvernement de Tripoli

Des membres de la Force de protection de Tripoli, une alliance de milices de la capitale, patrouillent dans une zone au sud de la capitale libyenne. (Photo, AFP/Archives)
Des membres de la Force de protection de Tripoli, une alliance de milices de la capitale, patrouillent dans une zone au sud de la capitale libyenne. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Dimanche 09 mai 2021

En Libye, des milices occupent brièvement le siège du gouvernement de Tripoli

  • La prise de contrôle a mis en évidence le chemin difficile à parcourir pour le gouvernement intérimaire, qui a été chargé de diriger la Libye à travers les élections générales prévues à la fin de l'année
  • Cela est intervenu après que le conseil présidentiel de trois membres a nommé au début de la semaine un nouveau chef de l'agence de renseignement

LE CAIRE: Dans une démonstration de force, des miliciens armés ont brièvement repris un hôtel dans la capitale libyenne Tripoli qui sert de quartier général au gouvernement intérimaire, ont annoncé samedi des responsables.

L’événement de vendredi est intervenu après que le conseil présidentiel de trois membres a nommé au début de la semaine un nouveau chef de l'agence de renseignement, la version libyenne de la CIA. Les milices, qui contrôlent Tripoli, étaient apparemment mécontentes du choix de Hussein Khalifa comme nouveau chef des services de renseignements.

La porte-parole du Conseil présidentiel, Najwa Wheba, a déclaré que personne n'avait été blessé pendant la prise du contrôle de l'hôtel Corinthia, au cœur de Tripoli. L'hôtel était presque vide le vendredi, le week-end musulman.

Après un certain temps, les milices ont quitté l'hôtel, selon un responsable du ministère de l'Intérieur qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat en vertu de la réglementation. Khalifa et les chefs de milice n'étaient pas immédiatement disponibles pour fournir leurs commentaires sur l’incident, samedi.

La prise de contrôle a mis en évidence le chemin difficile à parcourir pour le gouvernement intérimaire, qui a été chargé de diriger la Libye à travers les élections générales prévues à la fin de l'année. Le gouvernement a eu du mal à unir avant le vote la nation ravagée par le conflit.

Wheba a affirmé que le conseil présidentiel n'a pas de siège permanent et que l'hôtel est l'un des endroits où le conseil se réunit parfois. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent clairement des miliciens à l'entrée de l'hôtel.

Lundi, Najla Al-Mangoush, la ministre des Affaires étrangères du gouvernement intérimaire libyen a appelé au départ de toutes les forces étrangères et mercenaires, notamment les troupes turques, du pays d’Afrique du Nord riche en pétrole. Cela a été considéré comme une réprimande à la Turquie et a provoqué la colère des factions pro-turques dans l'ouest de la Libye.

Les diplomates du Conseil de sécurité de l'ONU affirment qu'il y a plus de 20 000 combattants et mercenaires étrangers en Libye, surtout des Syriens, des Soudanais, des Tchadiens et des Russes.

La Libye a été plongée dans le chaos lorsqu'un soulèvement soutenu par l'OTAN en 2011 a renversé le président de longue date Mouammar Kadhafi, qui a ensuite été tué.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Par Dr. Jebril El-Abidi -

Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.