Strasbourg en lutte pour se maintenir «au cœur de la démocratie européenne»

Emmanuel Macron, s'adresse à la fin de la journée après la cérémonie de la Journée de l'Europe et la conférence sur l'avenir de l'Europe au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 9 mai 2021. (Photo, AFP)
Emmanuel Macron, s'adresse à la fin de la journée après la cérémonie de la Journée de l'Europe et la conférence sur l'avenir de l'Europe au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 9 mai 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 10 mai 2021

Strasbourg en lutte pour se maintenir «au cœur de la démocratie européenne»

  • Outre le Conseil de l'Europe et son bras judiciaire, la CEDH, Strasbourg dispose d'un imposant bâtiment dédié au Parlement européen
  • L'édile voit «un symbole porteur d'espoir» pour un retour prochain des sessions parlementaires

STRASBOURG: La ville de Strasbourg compte sur la visite effectuée dimanche par Emmanuel Macron et les dirigeants de l'UE pour redorer son blason de «capitale européenne», terni par l'absence depuis plus d'un an des eurodéputés, pour cause de Covid-19.

«Le chef de l'Etat a décidé de prendre à bras le corps la question du statut européen de la ville de Strasbourg», s'est réjoui Jeanne Barseghian, la maire écologiste de Strasbourg, siège officiel du Parlement européen.

L'édile voit dans le lancement de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, organisé dimanche après-midi dans l'hémicycle du Parlement européen, «un symbole porteur d'espoir» pour un retour prochain des sessions parlementaires, réclamé à cor et à cri par les élus locaux de tous bords.

«C’est ici que bat le cœur de la démocratie européenne», a déclaré Emmanuel Macron qui a appelé à tenir à Strasbourg dès juin la prochaine plénière du Parlement européen, quand son président David Sassoli s'est contenté d'évoquer un retour «très bientôt».

Attendre au-delà de juin «ne serait pas normal», a considéré Jeanne Barseghian. «Maintenant tout cela doit se traduire en actes», a-t-elle souligné.

Outre le Conseil de l'Europe et son bras judiciaire, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), Strasbourg dispose d'un imposant bâtiment dédié au Parlement européen.

Mais les eurodéputés n'y siègent que trois jours et demi par mois pour les sessions plénières, le reste de l'activité parlementaire se passant à Bruxelles. Et depuis le début de la crise sanitaire, cette transhumance, source de polémiques depuis des décennies, a cessé.

Quelle que soit leur couleur politique, les maires successifs de Strasbourg ont toujours célébré la dimension européenne de la ville, symbole de la réconciliation franco-allemande. 

La municipalité actuelle, qui a créé une instance de concertation spécifique, table sur la Conférence sur l'avenir de l'Europe puis sur la présidence française de l'UE début 2022 pour accueillir d'autres événements européens.

Cette ambition européenne est nourrie depuis 1980 par des contrats triennaux noués avec l'Etat et les collectivités territoriales, la dernière mouture en date, 2021-2023, ayant été signée dimanche en présence d'Emmanuel Macron.

«Le président de la République a eu un discours volontaire et politique par rapport à Bruxelles», a considéré le président (LR) de la région Grand Est Jean Rottner. «Il faut que la position de Strasbourg soit clairement reconnue au niveau de l'Europe», a-t-il ajouté. 

Doté de 189 millions d'euros, ce contrat vise à améliorer l'accessibilité de Strasbourg pour les eurodéputés et fonctionnaires européens, créer un poste à Bruxelles pour défendre la place de Strasbourg auprès des institutions européennes ou encore financer des projets dans la recherche, la culture, la démocratie et les droits humains.

Parallèlement, les collectivités font le pari de la construction en face du Parlement européen d'un grand bâtiment proposé aux institutions européennes.

«L'urgence est que les sessions reprennent, mais il est clair que (...) l'objectif est d'accueillir de manière pérenne et permanente de nouvelles activités européennes», avait souligné vendredi Jeanne Barseghian.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.