Maroc: 17 détenus du mouvement de protestation Hirak graciés

Des forces anti-émeutes marocaines pourchassent des manifestants lors du mouvement marocain al-Hirak al-Shaabi le 28 octobre 2017 à Al Hoceima dans la région du nord du Rif. (Photo, AFP)
Des forces anti-émeutes marocaines pourchassent des manifestants lors du mouvement marocain al-Hirak al-Shaabi le 28 octobre 2017 à Al Hoceima dans la région du nord du Rif. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 13 mai 2021

Maroc: 17 détenus du mouvement de protestation Hirak graciés

  • La grâce royale des 17 militants du Hirak, dont les noms n'ont pas été dévoilés, survient «en considération de leurs circonstances familiales et humaines»
  • Les leaders du mouvement, Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik, condamnés à 20 ans de prison chacun, ne sont pas concernés par la grâce

RABAT: Dix-sept détenus du Hirak, mouvement de protestation ayant agité le nord du Maroc en 2016-2017, ont été graciés par le roi, à l'occasion de la fête religieuse de l'Aïd el Fitr, a annoncé mercredi le ministère de la Justice. 

La grâce royale des 17 militants du Hirak, dont les noms n'ont pas été dévoilés, survient «en considération de leurs circonstances familiales et humaines», a indiqué un communiqué du ministère de la Justice.

Les militants du mouvement social graciés purgeaient des peines allant de 4 à 20 ans de prison, a déclaré à l'AFP un membre de l'Association des familles, ajoutant que des leaders du mouvement, Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik, condamnés à 20 ans de prison chacun, ne sont pas concernés par la grâce.  

Dorénavant, seuls huit membres du Hirak demeurent incarcérés, selon la même source. 

La protestation dans le Rif avait été déclenchée, en octobre 2016, par la mort d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise par les autorités.

Au total, 810 détenus ont été graciés dont 12 condamnés dans des affaires liées «au terrorisme», qui ont bénéficié d'un programme de réhabilitation contre l'extrémisme religieux et ayant «officiellement annoncé leur rejet de toute forme d’extrémisme et de terrorisme». 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.