La manifestation pro palestinienne de samedi entre interdiction, recours et débat politique

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin / AFP
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin / AFP
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

La manifestation pro palestinienne de samedi entre interdiction, recours et débat politique

  • Les avocats de l'Association des Palestiniens en Ile-de-France ont déposé un recours en référé-liberté auprès du tribunal administratif
  • Gérald Darmanin avait demandé au préfet d'interdire cette marche prévue du métro Barbès à la place de la Bastille

PARIS : Les organisateurs de la manifestation en soutien au peuple palestinien prévue samedi à Paris espèrent vendredi obtenir de la justice l'annulation de son interdiction, requise par le gouvernement et qui suscite un vif débat politique.

Pour contester l'arrêté d'interdiction "injuste et abusif" pris jeudi soir par le préfet de police de Paris, les avocats de l'Association des Palestiniens en Ile-de-France ont déposé un recours en référé-liberté auprès du tribunal administratif, ont-ils indiqué.

Celui-ci devrait l'examiner dans l'après-midi, ont précisé Me Sefen Guez Guez, Me Dominique Cochain et Me Ouadie Elhamamouchi, qui espèrent une décision dans la journée.

"La France est la seule démocratie à interdire une telle manifestation!", souligne Me Guez Guez, en dénonçant une atteinte à la liberté d'expression" totalement "disproportionnée". Il déplore également le caractère "politique" de cette décision "prise à la demande du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin".

Pour motiver son arrêté d'interdiction, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a pointé "un risque sérieux" de "troubles graves à l'ordre public", ainsi que d'"exactions contre des synagogues et intérêts israéliens". Et mis en avant, comme M. Darmanin, le précédent de 2014, lorsqu'une manifestation pro palestinienne à Paris avait dégénéré en heurts.

"Depuis 2014, il y a eu plein de manifestations de défense de la cause palestinienne qui se sont déroulées sans aucun problème", répond Me Guez Guez. 

L'Allemagne ne « tolèrera pas les manifestations antisémites »

L'Allemagne "ne tolèrera pas les manifestations antisémites" sur son sol, a prévenu vendredi le porte-parole du gouvernement d'Angela Merkel, après des débordements lors de rassemblements liés au conflit israélo-palestinien.

"Quiconque attaque une synagogue, quiconque endommage des symboles juifs montre qu'il ne s'agit pas de la critique d'un Etat, de la politique d'un gouvernement, mais d'une agression et de haine contre une religion et ceux qui y appartiennent", a déclaré lors d'une conférence de presse Steffen Seibert.

L'Association des Palestiniens en Ile-de-France avait "condamné cette interdiction" jeudi soir par la voix de l'un de ses responsables, Walid Atallah, qui a dénoncé la "complicité de la France avec l'Etat d'Israël".

"La France garantit les libertés d'expression et de manifester, et la Palestine ne doit pas être une exception", a-t-il souligné. "Un peuple reçoit des bombes sur la tête, des dizaines de civils sont tués, et on n'aurait pas le droit de dire qu'on n'est pas d'accord?"

« Provocation »

La manifestation était au départ prévue pour commémorer la Nakba, l'exode de centaines de milliers de Palestiniens à la création d'Israël en 1948. Avant que la flambée de violence en Israël et dans la bande de Gaza de ces derniers jours ne vienne dessiner la perspective d'un rassemblement important.

Les organisateurs comptaient notamment y dénoncer la position de la France, jugée trop favorable à Israël, et lui demander de "condamner plus fermement les bombardements qui tuent des civils à Gaza", selon M. Atallah.

Gérald Darmanin a demandé jeudi aux préfets de suivre de près les rassemblements prévus dans d'autres villes de France, de ne pas hésiter à les interdire si nécessaire, et d'assurer la protection des lieux fréquentés par la communauté juive.

L'affaire suscite un vif débat dans la classe politique entre soutiens de la demande du gouvernement - dans la majorité, à droite et à l'extrême droite - et ceux qui dénoncent une interdiction "inacceptable", menés par La France insoumise (LFI).

L'ancien Premier ministre, Manuel Valls, qui a apporté cette semaine son soutien à Israël, a approuvé une "décision grave mais justifiée", estimant qu'"une partie de la gauche ou l'extrême gauche prend prétexte de ce conflit pour justifier l'antisémitisme".

Le député LREM de Paris Sylvain Maillard a estimé l'interdiction "dure", "grave", "mais nécessaire pour préserver l'ordre public".

Manifestation pro-palestinienne interdite: « décision sage » pour Hidalgo

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a estimé vendredi que l'interdiction par le gouvernement de la manifestation pro-palestinienne de samedi était une "décision sage".

"Nous avons connu en 2014 une manifestions extrêmement violente, très difficile. La situation est de très très grande tension. Et je pense que cette décision est une décision sage", a affirmé Mme Hidalgo sur radio J.

La manifestation en soutien au peuple palestinien prévue samedi à Paris a été interdite jeudi à la demande du gouvernement en raison de "risques de troubles à l'ordre public". Il n'y aura "pas de manifestation antisémite", a affirmé Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur.

Il faisait référence à une manifestation en 2014, où des "mort aux juifs" avaient été proférés.

LFI a considéré que cette interdiction était une "provocation" et une "atteinte à la démocratie".

De leur côté, les organisateurs de la manifestation espéraient vendredi obtenir de la justice l'annulation de son interdiction.

Les affrontements entre le Hamas et Israël avaient fait vendredi matin plus de 100 morts à Gaza, et neuf côté israélien, où se sont abattues environ 2.000 roquettes depuis le début du conflit.

L'interdiction a également été approuvée du côté des Républicains et du Rassemblement national. "Il est hors de question d'importer sur notre sol" le conflit israélo-palestinien, a abondé vendredi sur BFMTV le numéro deux de LR, Guillaume Peltier. "Il vaut mieux qu'il n'y ait pas de manifestations", notamment pour éviter des "provocations antisémites", a abondé sur CNews le porte-parole du RN, Sébastien Chenu.

"Monsieur Darmanin suscite des risques de violences, c'est une provocation de sa part", a estimé de son côté sur France 2 le député LFI de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, ajoutant: "C'est un conflit géopolitique, le problème, c'est un peuple colonisé qui a sa capitale occupée contre toutes les résolutions de l'ONU".

Les affrontements entre le Hamas et Israël avaient fait vendredi matin plus de 100 morts à Gaza, enclave palestinienne sous blocus israélien contrôlée par le Hamas, et huit côté israélien, et ne montrait aucun signe d'apaisement.

L'Autriche hisse le drapeau israélien par « solidarité »

L'Autriche a hissé vendredi sur des bâtiments officiels le drapeau israélien en signe de "solidarité" face aux "attaques" dirigées "depuis la bande de Gaza" par "le Hamas et d'autres groupes terroristes".


"Je condamne avec la plus grande fermeté les attaques contre Israël depuis la bande de Gaza", écrit le chancelier conservateur Sebastian Kurz dans une déclaration transmise à l'AFP. 


"Israël a le droit de se défendre contre ces attaques. Pour témoigner de notre entière solidarité (...), nous avons hissé le drapeau israélien" sur les locaux de la chancellerie et du ministère des Affaires étrangères, a-t-il ajouté. 


"Rien ne justifie les plus de mille roquettes tirées jusqu'à présent sur Israël depuis Gaza par le Hamas et d'autres groupes terroristes et nous soutenons fermement la sécurité d'Israël", a précisé le ministre des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg.


Le parquet autrichien a par ailleurs ouvert une enquête après la tenue de propos antisémites, lors d'une manifestation de soutien aux Palestiniens mercredi à Vienne. 


En 2000, Israël avait rappelé son ambassadeur en Autriche pour protester contre l'entrée au gouvernement du FPÖ. Ce parti d'extrême droite, fondé par d'anciens nazis, est régulièrement éclaboussé par des scandales liés à l'antisémitisme.


Les relations diplomatiques entre les deux pays n'avaient été normalisées que trois ans plus tard. 


Lors de son arrivée à la tête d'un nouveau gouvernement de coalition avec le FPÖ en décembre 2017, Sebastian Kurz avait fait de l'approfondissement des liens avec Israël l'une des priorités de sa politique étrangère. 


Mais Israël avait refusé tout contact avec les ministres nommés par l'extrême droite et retournés depuis dans l'opposition, en mai 2019. 


L'Autriche, un pays neutre membre de l'Union européenne, est désormais dirigée par une alliance entre les conservateurs et les Verts. En mars dernier, le président israélien Reuven Rivlin avait effectué une visite officielle à Vienne.


La capitale autrichienne abrite l'un des sièges des Nations Unies et accueille actuellement les négociations internationales pour ressusciter l'accord sur le nucléaire iranien. 


France: jugement pour Lafarge, accusé de financement du terrorisme en Syrie

Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, quitte la salle d'audience pour une pause lors de la première journée du procès du groupe cimentier français Lafarge et de huit personnes, dont d'anciens dirigeants, accusés de financement du terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. (AFP)
Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, quitte la salle d'audience pour une pause lors de la première journée du procès du groupe cimentier français Lafarge et de huit personnes, dont d'anciens dirigeants, accusés de financement du terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. (AFP)
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  • L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés
  • Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières

PARIS: La justice française rend lundi son jugement à l'encontre du cimentier Lafarge et huit anciens responsables du groupe accusés de financement du terrorisme pour avoir payé des groupes jihadistes afin qu'ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie

Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée.

"C'est l'histoire d'un dérapage, d'un dévoiement qui fait que la société Lafarge, fleuron de l'industrie française, en est venue à financer des organisations terroristes, dans une seule visée: mercantile", avait fustigé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans ses réquisitions en décembre dernier.

L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés.

"On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l'usine si nous étions partis?", a soutenu en interrogatoire Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge. "On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire."

Décortiquant échanges de mails, comptes-rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal correctionnel de Paris s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra.

Pour le Pnat, les versements aux entités classées comme "terroristes" ont atteint un montant minimal de près de 4,7 millions d'euros.

"Ahurissant de cynisme" 

Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région.

Si les prévenus ont soutenu avoir été victimes de "racket", le terme a fait tiquer la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez, plusieurs messages internes à Lafarge faisant plutôt état de "négociations" ou d'"accords".

"Il y avait cette conviction que (la guerre) n'allait pas durer. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas certaines décisions qui ont été prises", a expliqué Bruno Pescheux, l'un des protagonistes du dossier en tant que directeur de la filiale syrienne de Lafarge de 2008 à l'été 2014.

"Cette crise était un tunnel. Tout le monde nous disait que cette crise serait courte, qu'on allait voir la lumière. Mais en fait, la lumière n'est jamais venue", a-t-il dit.

A l'audience, les deux procureures du Pnat ont souligné "l'absence totale d'adhésion à l'idéologie jihadiste" des prévenus, mais noté leur "absence de reconnaissance" et de "regrets" sur les faits.

Elles ont requis à l'encontre de la société Lafarge l'amende maximale de 1,125 million d'euros ainsi qu'une confiscation partielle du patrimoine à hauteur de 30 millions d'euros.

Contre l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui nie mordicus avoir été au courant des versements illicites, le parquet a demandé six ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt différé mais sans exécution provisoire.

Le Pnat estime que Bruno Lafont était bien informé et qu'il a "donné des directives claires" pour maintenir l'activité de l'usine, "un choix purement économique, ahurissant de cynisme".

Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes.

Particularité de ce dossier, des victimes des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et ses environs se sont constituées parties civiles, voyant dans cette affaire l'un des "rouages" des attaques qui ont ensanglanté la France les années suivantes.

 


Macron: Paris et Londres organiseront une «conférence» en vue d'une «mission multinationale pacifique» à Ormuz

La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron. (AFP)
La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron. (AFP)
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  • "Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X
  • Emmanuel Macron, qui s'était entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, ne commente pas la décision américaine d'un "blocus" naval dans ce passage maritime du Golfe, annoncée par Donald Trump après l'échec des négociations

PARIS: La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron.

"Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X. Autrement dit, cette mission n'a pas vocation à être intégrée directement dans les efforts des Etats-Unis dans le détroit.

Aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie.

Un règlement qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 13, 2026

Emmanuel Macron, qui s'était entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, ne commente pas la décision américaine d'un "blocus" naval dans ce passage maritime du Golfe, annoncée par Donald Trump après l'échec des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran et censé entrer en vigueur lundi.

Keir Starmer a lui dit ne pas soutenir ce blocus.

Dans son message sur X, le président français a appelé à ne ménager "aucun effort" pour "parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie", "qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité".

"Pour y parvenir, toutes les questions de fond doivent être traitées en leur apportant une réponse durable, aussi bien s’agissant des activités nucléaires et balistiques de l’Iran que de ses actions déstabilisatrices dans la région, mais aussi pour permettre la reprise, le plus rapidement possible, d’une navigation libre et sans entrave dans le détroit d’Ormuz et faire en sorte que le Liban retrouve le chemin de la paix dans le plein respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale", a-t-il insisté.

 


Grenoble: un homme tué par balles, le troisième en une semaine

Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police. (AFP)
Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police. (AFP)
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  • La victime est un homme de 27 ans atteint par balles "au thorax et au visage", qui n'a pas pu être ranimé par les secours, selon une autre source policière. L'auteur des tirs a pris la fuite à pied, a-t-on ajouté
  • Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est un homme de 38 ans, videur d'un établissement de nuit, qui est mort après avoir été visé par plusieurs tirs dans le centre-ville

LYON: Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police.

Les coups de feu ont été tirés vers 01H15 place André Malraux, dans le quartier Hoche, près d'un point de deal connu de la ville, a précisé cette source.

La victime est un homme de 27 ans atteint par balles "au thorax et au visage", qui n'a pas pu être ranimé par les secours, selon une autre source policière. L'auteur des tirs a pris la fuite à pied, a-t-on ajouté.

Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est un homme de 38 ans, videur d'un établissement de nuit, qui est mort après avoir été visé par plusieurs tirs dans le centre-ville. Une femme de 26 ans qui se trouvait à ses côtés a été légèrement touchée à un bras, "victime collatérale" des tirs, selon le parquet.

Le 8 avril, un homme de 27 ans avait été tué par balles sur un point de deal dans le quartier Villeneuve-Village-Olympique. Il avait été condamné à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants et des violences.

Grenoble et certaines de ses banlieues sont régulièrement marquées par des épisodes de violence par arme à feu liées au trafic de drogue.