Algérie: début de campagne électorale sur fond de répression du Hirak

Des Algériens scandent des slogans lors d'une manifestation anti-gouvernementale dans la capitale Alger, le 7 mai 2021 / AFP
Des Algériens scandent des slogans lors d'une manifestation anti-gouvernementale dans la capitale Alger, le 7 mai 2021 / AFP
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Publié le Jeudi 20 mai 2021

Algérie: début de campagne électorale sur fond de répression du Hirak

  • Ces élections anticipées, qui auraient dû avoir lieu en 2022, apparaissent comme une tentative du régime de reprendre la main face au retour du Hirak dans la rue depuis la fin février
  • La campagne électorale, qui prendra fin le 9 juin, débute trois mois après la dissolution de l'Assemblée populaire nationale (APN) par le président Abdelmadjid Tebboune

ALGER: La campagne pour les élections législatives du 12 juin en Algérie s'est ouverte jeudi dans un climat de répression à l'encontre du mouvement de protestation populaire du Hirak, a constaté l'AFP.

Ces élections anticipées, qui auraient dû avoir lieu en 2022, apparaissent comme une tentative du régime de reprendre la main face au retour du Hirak dans la rue depuis la fin février. 

La campagne électorale, qui prendra fin le 9 juin, débute trois mois après la dissolution de l'Assemblée populaire nationale (APN) par le président Abdelmadjid Tebboune. 

Dans de nombreux quartiers d'Alger, la majorité des panneaux électoraux étaient encore vides jeudi matin, selon un journaliste de l'AFP.

"Tous les candidats promettent le changement alors que la majorité d'entre eux est issue de l'ancien système. Ce scrutin ne fera qu'aggraver la crise politique", a expliqué à l'AFP un  professeur d'économie de l'université d'Alger qui n'a pas souhaité donner son nom.

Près de 1 500 listes, dont plus de la moitié s'affichent comme indépendantes, sont en lice, selon l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Environ 1 200 autres listes ont été rejetées en vertu d'une nouvelle loi électorale stipulant que le candidat ne doit pas être "connu de manière notoire pour avoir eu des liens avec l’argent douteux et les milieux de l’affairisme".

Cette loi fixe notamment les règles de financement et de contrôle des campagnes électorales. Ainsi, il est interdit pour tout candidat de recevoir des dons en espèces ou en nature d'un Etat étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère.

Depuis l'annonce de ce scrutin, la "feuille de route" électorale du régime a été rejetée par les principaux partis laïcs ainsi que par les manifestants du Hirak qui défilent chaque semaine à travers tout le pays. 

De leur côté, les autorités ont durci ces dernières semaines la répression afin de briser le mouvement de contestation avant l'échéance électorale, multipliant les arrestations et les poursuites judiciaires contre des opposants, des hirakistes et des journalistes.

Vendredi dernier, la police a ainsi dispersé sans ménagement la marche hebdomadaire du Hirak à Alger, et procédé à des centaines d'interpellations dans tout le pays.

Né en février 2019 du rejet massif d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné en avril de la même année, le Hirak réclame un changement radical du "système" politique en place depuis l'indépendance du pays en 1962.

Les dernières élections législatives de 2017 ont été remportées par le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) au sein d'une Alliance présidentielle ayant soutenu Abdelaziz Bouteflika. Ces deux partis sont aujourd'hui largement discrédités. 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com