Le prince Harry persiste et signe sur le manque d'empathie de sa famille

Le prince Harry, duc de Sussex, le 2 mai 202, lors de l'enregistrement du concert "Vax Live" au SoFi Stadium à Inglewood, en Californie. Dans une nouvelle série documentaire dont la sortie est prévue le 21 mai 2021, le prince Harry insiste une fois de plus sur le fait que sa famille a fermé les yeux sur les difficultés de sa femme Meghan Markle. (Valerie Macon/AFP)
Le prince Harry, duc de Sussex, le 2 mai 202, lors de l'enregistrement du concert "Vax Live" au SoFi Stadium à Inglewood, en Californie. Dans une nouvelle série documentaire dont la sortie est prévue le 21 mai 2021, le prince Harry insiste une fois de plus sur le fait que sa famille a fermé les yeux sur les difficultés de sa femme Meghan Markle. (Valerie Macon/AFP)
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Publié le Vendredi 21 mai 2021

Le prince Harry persiste et signe sur le manque d'empathie de sa famille

  • "Je pensais que ma famille m'aiderait, mais toutes les demandes, les requêtes, les signaux ont rencontré un silence ou une indifférence totale", explique Harry dans le documentaire
  • Dans cette série intitulée "The Me You Can't See" ("Le moi que vous ne voyez pas"), qu'il a co-produite avec Oprah Winfrey, Harry dit s'être senti honteux de demander de l'aide à sa famille

NEW YORK : Le prince Harry met de nouveau en cause l'absence d'empathie de sa famille envers lui ou son épouse Meghan Markle, dans une nouvelle série documentaire consacrée à la santé mentale qui sort vendredi sur Apple TV+.

La mise en ligne de la série intervient au lendemain de la publication d'un rapport mettant en cause les méthodes "trompeuses" d'un journaliste de la BBC pour décrocher, en 1995, une interview avec la princesse Diana, mère de Harry. Le journaliste, Martin Bashir, a présenté ses excuses jeudi.

"Je pensais que ma famille m'aiderait, mais toutes les demandes, les requêtes, les signaux ont rencontré un silence ou une indifférence totale", explique Harry dans le documentaire, au sujet des difficultés que sa femme et lui ont rencontrées avant la naissance de leur fils, Archie.

Tous deux avaient déjà raconté avoir souffert de troubles psychologiques. Meghan avait même dit avoir songé mettre fin à ses jours en 2019.

Dans cette série intitulée "The Me You Can't See" ("Le moi que vous ne voyez pas"), qu'il a co-produite avec Oprah Winfrey, Harry dit s'être senti honteux de demander de l'aide à sa famille "parce que, comme beaucoup de gens de mon âge, je savais qu'elle ne m'apporterait pas ce dont j'avais besoin".

S'il ne fait aucune révélation fracassante, le fils cadet du prince Charles et de Diana porte un nouveau coup à la maison Windsor, déjà ébranlée par l'entretien que Meghan et lui avaient accordé à Oprah Winfrey pour la chaîne américaine CBS, début mars.

"Quand j'étais plus jeune, mon père nous disait, à William et moi: ça a été comme ça pour moi, donc ce sera la même chose pour vous", raconte Harry, 36 ans, au sujet de l'agressivité des tabloïds britanniques, friands de rumeurs et scandales sur la famille royale.

"Ça n'a aucun sens", s'emporte le duc de Sussex au sujet de son père, avec qui ses relations sont fraîches. "Ce n'est pas parce que vous avez souffert que vos enfants doivent souffrir aussi. Ça devrait même être le contraire. (...) Faites tout ce que vous pouvez pour transformer en quelque chose de positif les mauvaises expériences que vous avez vécues."

"Faire face"

Une majorité de l'opinion britannique a désormais un avis défavorable sur Harry et Meghan, selon un récent sondage de l'institut YouGov, tandis que la cote de Charles est au contraire remontée en flèche.

Une partie de la presse britannique accuse le couple de dénoncer le comportement des médias, tout en les utilisant pour faire passer ses messages et redorer son image.

Dans cette série, Harry détaille aussi comment sa thérapie, entamée il y a plus de quatre ans, lui a permis de "briser le cycle" et ne pas revivre ce qu'avaient subi son père et surtout sa mère.

"C'est (sa) rencontre, puis (sa) relation avec Meghan" qui l'a poussé à chercher une issue aux troubles psychologiques qui le tourmentaient depuis le décès de Diana, en 1997, lorsqu'il avait 12 ans. "Je savais que si je n'entamais pas une thérapie pour aller mieux, j'allais perdre cette femme avec qui je me voyais passer le reste de ma vie."

Le prince dit avoir ressenti, enfant, de l'"impuissance" à protéger sa mère, perpétuellement pourchassée par les photographes. "J'étais un garçon, mais trop jeune pour aider une femme, ma mère en l'occurrence."

"La thérapie m'a équipé pour faire face à tout", dit-il dans la série, qui évoque plusieurs exemples de personnes connaissant des troubles mentaux, notamment ceux du joueur professionnel de basket DeMar DeRozan ou de la chanteuse Lady Gaga.

Le duc et la duchesse de Sussex avaient annoncé, en janvier 2020, leur intention de se mettre en retrait de leurs fonctions royales, à la surprise générale.

Le couple a emménagé en juillet dernier en Californie, d'où est originaire Meghan Markle.

La rupture est devenue définitive en février 2021, quand la reine Elizabeth II a annoncé que le couple perdrait ses derniers titres.

"Mon plus grand regret", explique Harry dans la série, "est de ne pas avoir pris position, plus tôt dans ma relation avec ma femme, en dénonçant le racisme" contre l'ancienne comédienne, métisse, dans la presse britannique et sur les réseaux sociaux.

Pour lui, la pression des médias était telle qu'"ils (n'allaient) pas s'arrêter avant qu'elle ne meure". Harry craignait "de perdre une autre femme dans sa vie".

Le prince ne revient pas, dans ce chapitre, sur sa propre famille, dont un membre s'était, selon lui, inquiété de la couleur de peau de leur fils avant sa naissance.

L'accusation avait secoué Buckingham Palace, le prince William, frère de Harry, montant au créneau pour affirmer que les Windsor n'étaient "pas du tout une famille raciste".

 

 


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.