MSC Cruises souhaite avoir 50% de passagers saoudiens sur les croisières de la mer Rouge

Outre les nouvelles croisières en mer Rouge au départ de Djeddah avec MSC Magnifica, le tout nouveau bateau de la société, le MSC Virtuosa, se rendra à Dammam au cours de sa première saison dans le Golfe, depuis son port d’attache de Dubaï (Photo, AN)
Outre les nouvelles croisières en mer Rouge au départ de Djeddah avec MSC Magnifica, le tout nouveau bateau de la société, le MSC Virtuosa, se rendra à Dammam au cours de sa première saison dans le Golfe, depuis son port d’attache de Dubaï (Photo, AN)
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Publié le Mardi 25 mai 2021

MSC Cruises souhaite avoir 50% de passagers saoudiens sur les croisières de la mer Rouge

  • Le coût de la croisière de sept jours sur la mer Rouge au départ de Djeddah, pour les passagers du Royaume-Uni, se situe à partir de 929 £ (1 315 $)
  • L'île grecque de Corfou a accueilli mardi son premier bateau de croisières de la nouvelle saison avec 600 passagers à bord

RIYAD: MSC Cruises s'attend à ce que la moitié des passagers sur ses nouvelles croisières, ayant pour base Djeddah,  viennent d'Arabie saoudite, et les autres du monde entier, alors que la compagnie s’apprête à devenir le premier opérateur dans le port de Djeddah. 

Alors que les prix pour les Saoudiens n'ont pas encore été annoncés, le coût de la croisière de sept jours sur la mer Rouge au départ de Djeddah, pour les passagers du Royaume-Uni, se situe à partir de 929 £ (1 315 $), a déclaré à Arab News Achille Staiano, vice-président des ventes mondiales pour MSC Cruises. 

La croisière de sept nuits à bord du MSC Magnifica passera par les ports saoudiens d'Al-Wajh et Yanbu, ainsi qu'à Aqaba pour visiter Petra en Jordanie, et à Safaga pour visiter Louxor en Égypte. Red Sea Spirit, l’opérateur de croisières affilié au Fonds d’investissement public saoudien (PIF), propose actuellement des services internes vers Ras Al-Abyad et l’île de Sindalah à NEOM. 

Outre les nouvelles croisières en mer Rouge au départ de Djeddah avec MSC Magnifica, le tout nouveau bateau de la société, le MSC Virtuosa, se rendra à Dammam au cours de sa première saison dans le Golfe, depuis son port d’attache de Dubaï. Le MSC Opera aura également sa base à Dubaï au cours de l'hiver 2021/22 pour des croisières vers Oman. 

Le PIF a lancé Cruise Saudi en janvier de cette année pour développer une industrie de croisières dans le Royaume et aider à créer plus de 50 000 emplois dans l'industrie du tourisme d’ici 2035. Il développera des ports et des terminaux dans plusieurs villes saoudiennes pour donner accès à la culture et au patrimoine saoudiens, notamment trois des cinq sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, proches de la côte. 

«Ayant été le témoin privilégié de la richesse du patrimoine local, je suis impressionné par la capacité de l’Arabie saoudite à préserver ses traditions et sa culture, et à les rendre accessibles au monde entier», a affirmé le président exécutif de MSC Cruises, Pierfrancesco Vago, à Arab News. «Je suis ravi que MSC Cruises soit en mesure de contribuer à l’ouverture du Royaume aux visiteurs internationaux, devenant ainsi une destination de croisières de premier ordre.» 

MSC espère également attirer des passagers intéressés par le premier Grand Prix d'Arabie saoudite, à Djeddah, le 5 décembre. 

L'industrie mondiale des croisières a été durement touchée par les restrictions de voyage en raison de la pandémie du coronavirus, la plupart des services continuant d'être suspendus. 

Avant de faire ses débuts dans le Golfe au cours de cette année, le MSC Virtuosa est devenu la semaine dernière le premier bateau de croisières à prendre son départ d’un port britannique depuis plus d'un an, au moment où il quittait Southampton jeudi. 

La croisière de quatre nuits comprenait un seul arrêt, sur l'île de Portland, dans le sud-ouest de l'Angleterre. 

L'île grecque de Corfou a accueilli mardi son premier bateau de croisières de la nouvelle saison avec 600 passagers à bord. 

MSC a déclaré qu'elle était prête pour le retour des touristes du monde entier avec des protocoles sanitaires et sécuritaires adaptés à la situation actuelle. Cependant, elle ne fait actuellement pas du vaccin une condition obligatoire pour le voyage, selon Staiano. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le pétrole accentue sa flambée après de nouvelles frappes en Iran

L'armée américaine a mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran lundi, tandis que le président américain Donald Trump a rétabli un blocus du transport maritime iranien et proposé d'imposer une redevance de 20 % pour assurer la protection du détroit d'Ormuz. (Shutterstock)
L'armée américaine a mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran lundi, tandis que le président américain Donald Trump a rétabli un blocus du transport maritime iranien et proposé d'imposer une redevance de 20 % pour assurer la protection du détroit d'Ormuz. (Shutterstock)
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  • Le pétrole bondit après de nouvelles frappes en Iran et l'annonce du retour du blocus des ports iraniens
  • Les tensions autour d'Ormuz renforcent les craintes pour l'approvisionnement mondial

LONDRES: Les cours du pétrole accélèrent mardi leur ascension, après de nouvelles frappes en Iran, à quelques heures du rétablissement du blocus naval des ports iraniens annoncé par Donald Trump, qui a aussi dit vouloir de mettre en place un péage sur le détroit d'Ormuz.

En pleine escalade militaire entre Téhéran et Washington, les autorités locales ont rapporté de nouveaux bombardements américains sur la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d'Iran, et au sud-ouest du pays, dans une zone pétrolifère proche de l'Irak et du Koweït.

Peu après avoir brièvement pris plus de 5%, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, montait de 4,93% à 87,41 dollars vers 10H55 GMT (12H55 à Paris). Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 3,75% à 81,07 dollars.

Les deux références du brut ont atteint mardi des prix inédits depuis mi-juin, après s'être envolées jusqu'à plus de 10% la veille.

Le président américain a annoncé lundi sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz, avec la mise en place d'un nouveau blocus des ports iraniens, qui doit entrer en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

"La perte de pétrole brut iranien, qui a représenté en moyenne 2% de la demande mondiale depuis la signature du protocole d'accord" entre Washington et Téhéran le 17 juin - qui s'était traduit par la levée du précédent blocus - "se fera sentir sur les marchés mondiaux", note Vivek Dhar, de CBA.

L'analyste estime qu'environ 40 à 50% du pétrole ayant quitté le détroit d'Ormuz depuis le 18 juin est attribuable à l'Iran, contre une part de 10 à 15% avant la guerre.

"La véritable inconnue est la réaction de l'offre non iranienne" selon lui, car la République islamique "est désormais fortement incitée à rétablir son propre blocus".

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, Donald Trump a aussi dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Pour l'association d'armateurs Bimco, "le surcoût qui en résulterait constituerait un frein supplémentaire au transit" via Ormuz.

"Un tournant extraordinaire des événements est en train de se jouer au Moyen-Orient", résume John Evans, de PVM Energy, qui constate que "cette dégradation de la diplomatie et cette accélération des échanges de tirs ont pris le marché quelque peu de court".

Mais Donald Trump tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible", les consultations avec les médiateurs se poursuivant selon la diplomatie iranienne.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.