L'entreprise saoudienne KBW Ventures investit avec une start-up française dans l'alimentation du futur

Le groupe Furahaa, basé à Paris, a été fondé en 2015 par l'entrepreneur Arthur Devillers. L'entreprise détient un certain nombre de filiales dans le secteur de l'alimentation et de l'hôtellerie. (Photo fournie)
Le groupe Furahaa, basé à Paris, a été fondé en 2015 par l'entrepreneur Arthur Devillers. L'entreprise détient un certain nombre de filiales dans le secteur de l'alimentation et de l'hôtellerie. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

L'entreprise saoudienne KBW Ventures investit avec une start-up française dans l'alimentation du futur

  • Le groupe Furahaa a pour objectif d'utiliser ce nouvel investissement pour ouvrir des points de vente dans toute la France et pour franchiser sous d'autres cieux le modèle de la restauration rapide à base de plantes
  • «Nous voulons être partout où se trouve la restauration rapide traditionnelle, mais en proposant des alternatives à base de plantes, délicieuses et éthiques»

DUBAÏ : KBW Ventures, la société fondée par le prince saoudien Khaled ben Alwaleed ben Talal al-Saoud, a investi dans la start-up française de technologie alimentaire Furahaa Group, premier investissement de la société dans le pays européen.

Le groupe Furahaa, basé à Paris, a été fondé en 2015 par l'entrepreneur Arthur Devillers, et détient un certain nombre de filiales dans le secteur de l'alimentation et de l'hôtellerie. Plant B2B est une société de distribution alimentaire, ViVeg est une plate-forme d'abonnement alimentaire végétalien, et Furahaa est sa chaîne de restauration rapide végétalienne.

Le prince Khaled a déclaré: «C'est mon premier investissement sur le marché français. Le groupe Furahaa, motivé par la vision d'Arthur Devillers pour un lieu de travail inclusif et diversifié, tout en donnant aux consommateurs et aux vendeurs un moyen de choisir des options à base de plantes, a immédiatement soulevé mon intérêt pour l'entreprise.»

«Le secteur de la distribution est solide, et pendant la pandémie de Covid-19, j'ai vu un pivot rapide et organisé – quelque chose que tout investisseur trouverait très attrayant dans une société de portefeuille.»

La valeur financière de l'investissement n'a pas été révélée.

M. Devillers a déclaré: «Le groupe Furahaa recherchait initialement des investisseurs partageant les mêmes idées pour assurer la stabilité de nos actions. Nous voulions mieux répondre aux pénuries de denrées alimentaires d'origine végétale, car, en France, les protéines alternatives – viandes et produits laitiers – ne sont pas encore largement disponibles à des prix compétitifs.»

«Trouver des ingrédients de qualité à la parité des prix était un défi, c'est pourquoi Furahaa Group a développé sa propre chaîne d'approvisionnement et ses propres flux de distribution.»

Le groupe Furahaa a pour objectif d'utiliser ce nouvel investissement pour ouvrir des points de vente dans toute la France et pour franchiser sous d'autres cieux le modèle de la restauration rapide à base de plantes.

«Nous voulons être partout où se trouve la restauration rapide traditionnelle, mais en proposant des alternatives à base de plantes, délicieuses et éthiques», a ajouté Devillers.

KBW Ventures investit dans des entreprises dotées de technologies et de modèles commerciaux transformateurs. Ses autres investissements comprennent la société d'aliments pour animaux Bond Pet Foods basée au Colorado, la société hawaïenne de produits végétaliens séchés Moku Foods, la société américaine de fruits de mer issus de l'agriculture cellulaire BlueNalu et la société californienne de technologie alimentaire Upside Foods.

En mars dernier, le prince Khaled a annoncé qu'il était devenu membre du conseil consultatif du concours «XPRIZE Feed the Next Billion» de 15 millions de dollars, qui vise à trouver des alternatives aux méthodes agricoles et culinaires traditionnelles.

«XPRIZE est connu pour avoir catalysé les innovateurs afin qu'ils solutionnent des défis mondiaux urgents, et la compétition Feed the Next Billion aborde en fait plusieurs problèmes à la fois: la crise climatique, l'utilisation responsable des ressources naturelles, rendant les aliments sains riches en protéines largement disponibles – en métrique d'accessibilité, et plus encore», a déclaré le prince à Arab News.

Lancé en décembre, XPRIZE Feed the Next Billion cherche à répondre à la demande mondiale croissante de produits protéinés en développant des alternatives nutritives aux produits traditionnels comme le poulet ou encore le poisson.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.