L'ONU lance un appel de 95 millions de dollars pour aider les Palestiniens

Un garçon palestinien de la famille Zawaraa marchant près de leur tente de fortune, au milieu des décombres de leurs maisons détruites par les frappes aériennes israéliennes, lors des combats israélo-palestiniens à Gaza le 23 mai 2021. (Reuters)
Un garçon palestinien de la famille Zawaraa marchant près de leur tente de fortune, au milieu des décombres de leurs maisons détruites par les frappes aériennes israéliennes, lors des combats israélo-palestiniens à Gaza le 23 mai 2021. (Reuters)
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

L'ONU lance un appel de 95 millions de dollars pour aider les Palestiniens

  • Lynn Hastings, coordonnatrice humanitaire des Nations Unies pour les territoires palestiniens, a déclaré que l'ONU examinait actuellement les besoins d'aide immédiats, et évaluerait ensuite les dommages à plus long terme
  • Les responsables palestiniens évaluent les coûts de la reconstruction à Gaza à des dizaines de millions de dollars, alors que les responsables médicaux déclaraient que 248 personnes avaient été tuées au cours des 11 jours de combat

NEW YORK: Les Nations Unies ont lancé jeudi un appel de 95 millions de dollars pour aider les Palestiniens au cours des trois prochains mois à Gaza et en Cisjordanie, ainsi qu’à Jérusalem-Est, 11 jours après les pires combats entre les militants palestiniens et Israël depuis des années.

Lynn Hastings, coordonnatrice humanitaire des Nations Unies pour les territoires palestiniens, a déclaré que l'ONU examinait actuellement les besoins d'aide immédiats, et évaluerait ensuite les dommages à plus long terme, ainsi que le montant nécessaire à la reconstruction.

Elle a affirmé que l'appel lancé jeudi visait à répondre aux «besoins très immédiats», tels que la nourriture, la santé, les médicaments, l’équipement médical, les réparations rapides des infrastructures et l'assistance en espèces. Par ailleurs, l'ONU a également débloqué 22,5 millions de dollars d'autres fonds pour aider à répondre aux besoins existants.

Le Qatar, quant à lui, a déclaré qu'il consacrerait 500 millions de dollars pour aider à la reconstruction de Gaza, tandis que les États-Unis ont promis 75 millions de dollars supplémentaires en aide au développement économique aux Palestiniens en 2021, 5,5 millions de dollars en aide d’urgence à Gaza, et 32 ​​millions de dollars à l'Agence pour l'aide aux réfugiés palestiniens de l'ONU basée à Gaza.

Les responsables palestiniens évaluent les coûts de la reconstruction à Gaza à des dizaines de millions de dollars, alors que les responsables médicaux déclaraient que 248 personnes avaient été tuées au cours des 11 jours de combat. Les médecins ont affirmé que des tirs de roquettes et une attaque de missiles guidés avaient tué 13 personnes en Israël durant les hostilités.

Une trêve a débuté vendredi. Le groupe palestinien Hamas, qui dirige Gaza, est considéré par Washington comme organisation terroriste. Israël a établi un blocus sur Gaza depuis 2007, affirmant que cela empêchait le Hamas d’y faire entrer des armes.

«Le maintien d'un accès permanent pour les marchandises et les équipes de travail, afin d’entrer et sortir de Gaza, sera essentiel pour aller de l’avant», a déclaré Hastings aux journalistes jeudi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.