Haaretz donne un visage aux enfants palestiniens tués par les frappes à Gaza

Beaucoup ont félicité Haaretz pour son intégrité journalistique et sa critique de l'État israélien, alors que d’aucuns en rejetait le contenu et son «insensibilité». (Photo, Capture d'écran)
Beaucoup ont félicité Haaretz pour son intégrité journalistique et sa critique de l'État israélien, alors que d’aucuns en rejetait le contenu et son «insensibilité». (Photo, Capture d'écran)
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Publié le Vendredi 28 mai 2021

Haaretz donne un visage aux enfants palestiniens tués par les frappes à Gaza

  • Haaretz a reçu des éloges pour sa décision audacieuse de mettre en lumière les victimes innocentes du récent bombardement de Gaza
  • L'éditeur du journal, Amos Schocken, critiqué pour l’absence de photos des enfants israéliens tués lors des mêmes combats, aurait présenté ses excuses

LONDRES: Le quotidien israélien Haaretz a publié jeudi les photos des 67 enfants palestiniens tués dans les bombardements israéliens de Gaza. «Le prix de la guerre», rappelle le titre.

Les photos sont accompagnées d’un lien vers un article du New York Times, republié par Haaretz le jour même, qui aborde le sujet les enfants palestiniens et israéliens tués lors des derniers combats.

Publier les photos d'enfants palestiniens tués par la violence israélienne dénote un fort sentiment d'objectivité journalistique. Même si le journal est israélien, il a choisi de souligner les atrocités commises par le front et le centre de la classe politique israélienne.

L’article a suscité des émotions contradictoires de la part de l’opinion publique. Beaucoup ont félicité Haaretz pour son intégrité journalistique et sa critique de l'État israélien, alors que d’aucuns en rejetaient le contenu et son «insensibilité», en particulier compte tenu du titre.

«J'ai toujours été impressionné par @haaretz, mais ça reste incroyable, même pour eux. Il faut beaucoup de courage pour publier de (pareils articles). Ils n’ont vraiment pas eu assez de crédit», affirme un lecteur.

Pendant ce temps-là, l'éditeur de Haaretz, Amos Schocken, critiqué pour l’absence de photos des enfants israéliens tués lors des mêmes combats, aurait présenté ses excuses. En réalité, ils sont aussi mentionnés dans l'article.

Schocken a imputé la «grave erreur» à un journaliste non identifié «qui a expliqué que le quotidien avait déjà rapporté leurs cas de manière exhaustive, et en temps réel».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.