Le chef du Polisario entendu par la justice espagnole: ce que l'on sait

Brahim Ghali est depuis 2016 chef du Front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée en 1976). (Photo, AFP)
Brahim Ghali est depuis 2016 chef du Front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée en 1976). (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 30 mai 2021

Le chef du Polisario entendu par la justice espagnole: ce que l'on sait

  • «La véritable source de la crise, c'est l'accueil par Madrid sous une fausse identité du chef séparatiste des milices du Polisario»
  • Tandis que le processus de règlement politique piloté par l’ONU piétine, les hostilités entreRabat et le Polisario ont repris mi-novembre.

MADRID: Au centre d'une crise majeure entre le Maroc et l'Espagne, le leader des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, va être entendu mardi par la justice espagnole dans le cadre de deux enquêtes pour "tortures" et "génocide".

Son accueil en avril en Espagne pour y être soigné de la Covid-19 a provoqué l'ire de Rabat et l'arrivée mi-mai de près de 10 000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.

Voici ce que l'on sait.

Qui est Brahim Ghali, et qu'est-ce que le Polisario ?

Brahim Ghali est depuis 2016 chef du Front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée en 1976). Il est âgé de 71 ans selon le Polisario.

Son mouvement milite pour l'indépendance du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole contrôlée aux trois-quarts par le Maroc.

Territoire désertique de 266 000 km2 situé au nord de la Mauritanie, le Sahara occidental est considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU, en l'absence d'un règlement définitif.

Soutenu par l'Algérie, le Front Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU, mais constamment reporté depuis la signature en 1991 d'un cessez-le-feu entre Rabat et le Polisario après 16 années de conflit. Le Maroc propose une autonomie sous sa souveraineté.

Tandis que le processus de règlement politique piloté par l’ONU piétine, les hostilités entre les deux camps ont repris mi-novembre.

Pourquoi Brahim Ghali est-il en Espagne ?

L'hospitalisation de M. Ghali en Espagne, pour des complications liées à la Covid-19 selon son entourage, a été marquée par le sceau du secret.

Révélée par l'hebdomadaire français Jeune Afrique, elle a été confirmée par le Polisario puis par le gouvernement espagnol qui a mis en avant "les raisons strictement humanitaires" de son accueil et refusé de donner le moindre détail sur son état de santé.

Selon le quotidien espagnol El Pais, citant des sources diplomatiques, le septuagénaire est arrivé le 18 avril "en danger de mort" à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d'un "passeport diplomatique" avant d'être admis à l'hôpital de Logroño (nord) sous un faux nom "pour des raisons de sécurité".

Autorisée au "plus haut niveau", selon El Pais, cette faveur accordée à Alger, principal fournisseur de gaz de l'Espagne, a fait enrager Rabat qui a demandé une "enquête transparente" sur les conditions de l'arrivée de M. Ghali, accusée d'être venu en Espagne "avec des documents falsifiés et une identité usurpée".

Le juge devant auditionner Brahim Ghali mardi a envoyé des policiers à Logroño pour vérifier son identité et l'informer de sa convocation.

Qu'est-il reproché au chef du Polisario ?

Désormais "hors de danger" selon son entourage, Brahim Ghali sera interrogé mardi depuis l'hôpital en vidéoconférence par un juge dans le cadre de deux enquêtes.

L'une découle d'une plainte pour "tortures" déposée par Fadel Breika, dissident du Polisario naturalisé espagnol et commises, selon le plaignant, dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie. 

L'autre plainte a été déposée notamment contre M. Ghali pour "génocide", "assassinat", "terrorisme", "tortures" ou "disparitions" par l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (ASADEDH), basée en Espagne.

Estimant qu'il n'y avait "pas d'indices clairs de sa participation" aux délits décrits dans cette deuxième plainte, le juge n'a pas ordonné de mesures préventives à l'encontre de Brahim Ghali, comme la confiscation de ses papiers, selon un document judiciaire consulté par l'AFP.

Quel est le lien avec l'arrivée des migrants à Ceuta ?

En représailles à l'accueil de celui que Rabat considère comme un "criminel de guerre", les forces marocaines ont relâché les contrôles aux frontières à Ceuta. Ce qui a entraîné le passage d'une marée humaine de près de 10 000 migrants, selon la préfecture de l'enclave espagnole.

"La véritable source de la crise, c'est l'accueil par Madrid sous une fausse identité du chef séparatiste des milices du Polisario", a estimé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. 

Un "chantage" dénoncé par le gouvernement espagnol qui avait convoqué l'ambassadrice marocaine en Espagne, rappelée ensuite par le Maroc où elle reste "tant que dure la crise", selon M. Bourita.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.