Coronavirus: Hanoï suspend l'arrivée de vols internationaux à partir de mardi

Le ministre vietnamien de la Santé Nguyen Thanh Long a annoncé samedi, lors d'une réunion nationale sur la pandémie, la découverte dans le pays d'un nouveau « variant hybride » combinant les variants indien et britannique du virus (Photo, AP)
Le ministre vietnamien de la Santé Nguyen Thanh Long a annoncé samedi, lors d'une réunion nationale sur la pandémie, la découverte dans le pays d'un nouveau « variant hybride » combinant les variants indien et britannique du virus (Photo, AP)
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Publié le Lundi 31 mai 2021

Coronavirus: Hanoï suspend l'arrivée de vols internationaux à partir de mardi

  • Une «suspension temporaire des vols internationaux à l'arrivée» entrera en vigueur du 1er juin à minuit jusqu'au 7 juin à l'aéroport international Noi Bai
  • Le responsable adjoint de la Santé de Ho Chi Minh-Ville, Nguyen Hoai Nam, a annoncé aux médias d'Etat que la population allait être testée dans plusieurs secteurs de la ville considérés à haut risque

HANOÏ: L'arrivée des vols internationaux à l'aéroport Noi Bai de Hanoi va être suspendue à partir de mardi, a annoncé lundi l'aviation civile au moment où le Vietnam affronte une nouvelle vague de cas de coronavirus.  

Une « suspension temporaire des vols internationaux à l'arrivée » entrera en vigueur du 1er juin à minuit jusqu'au 7 juin à l'aéroport international Noi Bai, a annoncé l'administration de l'aviation civile dans un communiqué.  

Les vols internationaux au départ de Hanoï se poursuivront, précise le communiqué. Les autorités n'ont pas précisé si les liaisons domestiques étaient concernées par la suspension.  

Parallèlement, la suspension des arrivées de vols internationaux déjà décidée la semaine dernière à l'aéroport international Tan Son Nath de Ho Chi Minh-ville sera prolongée jusqu'au 14 juin, selon l'administration de l'aviation civile. Elle devait initialement être levée le 4 juin.  

Depuis le début de la pandémie, le Vietnam a déjà imposé des restrictions d'entrée aux étrangers pour lutter contre la propagation du virus. Tout nouvel arrivant est soumis à une quarantaine obligatoire.  

Le ministre vietnamien de la Santé Nguyen Thanh Long a annoncé samedi, lors d'une réunion nationale sur la pandémie, la découverte dans le pays d'un nouveau « variant hybride » combinant les variants indien et britannique du virus.  

Cette nouvelle a été annoncée alors que le pays fait face à une nouvelle vague de contaminations sur plus de la moitié de son territoire, y compris les zones industrielles et les grandes villes, dont Hanoï (nord) et Ho Chi Minh Ville (sud).  

Lundi, le responsable adjoint de la Santé de Ho Chi Minh-Ville, Nguyen Hoai Nam, a annoncé aux médias d'Etat que la population allait être testée dans plusieurs secteurs de la ville considérés à haut risque.  

« Nous allons d'abord nous concentrer sur ces zones, puis sur d'autres également à haut risque », a dit le responsable au journal Tuoi Tre.  »Nous ne prendrons pas des échantillons de gens sur toute la ville », a-t-il précisé.  

Les zones identifiées comme étant « à haut risque » incluent Go Vap, où quelque 670 000 personnes sont confinées, le quartier historique de Tan Phu et toutes les zones industrielles de la ville.  

Au total, près d'un million de personnes devraient ainsi être testées, sur un total de 9 millions vivant à Ho Chi Minh-Ville.  

Le Vietnam avait été jusqu'à récemment très peu touché par le virus. La majorité des 6 700 cas et 47 morts déclarés ont été enregistrés depuis avril.  

Le pays communiste avait été applaudi l'an dernier pour sa réponse vigoureuse au virus, avec des quarantaines de masse et un système strict de traçage et d'isolement.  

Mais la vague d'infections inquiète la population, et les autorités ont réagi en limitant fortement les mouvements et l'activité.  

Le Vietnam, qui compte 97 millions d'habitants, a pour l'instant vacciné un peu plus d'un million de personnes, mais cherche à augmenter la cadence de la vaccination, et les autorités espèrent arriver à une immunité collective d'ici la fin de l'année. 


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.